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silence is a source of great strength. (shawn)

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arrivé(e) le : 31/12/2013
pseudo : FAUSHTINE. (Claude)
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MessageSujet: silence is a source of great strength. (shawn) Dim 3 Mai - 22:53

Shawn Craig Wildworth
paranoia, paranoia, everyone's coming to get me.
◮ surnom : Sa meilleure amie s'amuse à le surnommer affectueusement Princesse pour son plus grand déplaisir. Outre celui-ci, il n'en a aucun. Et ça ne peut pas le mettre plus en joie.
◮ âge : Trente-trois ans. Et une tonicité musculaire spectaculaire. Quoi de plus naturel pour un homme de sa profession ?
◮ date et lieu de naissance : Né un 28 juillet, à New York dans un hôpital miteux du Queens.
◮ origines : Américaines. Lorsque l'on voit sa gueule, lorsque l'on entend parler, plus aucun doute n'est permis.
◮ emploi : Officieusement, il est un agent du SHIELD. Toujours sur le terrain, rarement dans les bureaux. Désormais de niveau 5, il ne peut se permettre qu'une poignée de jours de repos. De toute façon, ça l'arrange : il ne parvint pas à se départir de sa tenue de kevlar plus d'une semaine. Officiellement, il est un agent de communication dans une société écran créée par le SHIELD.
◮ statut civil : Célibataire.
◮ orientation sexuelle : Homosexuel.
◮ lieu de résidence : Au lieu du confort de la résidence achetée par l'agence pour laquelle il travaille, Shawn a préféré s'en éloigner suffisamment pour ne pas supporter incessamment ses collègues. Il vit à Brooklyn, dans un immeuble jonché de civils.
◮ traits de caractère : Charmant, apprécié, serviable, souriant, d'après les gens. En réalité, il est froid, implacable, insensible, manipulateur et paranoïaque.
◮ compétences : Expert en close combat et en krav maga. Excellent manipulateur, il a l'habitude de faire croire tout ce qu'il veut à n'importe qui. Habitude si bien encrée dans son crâne qu'il en vient même à mentir à ceux qui lui sont proches.
◮ avatar : Chris Evans.
◮ groupe : Get your gun.
◮ crédits : DarkDreams (avatar), tumblr (gifs).
   
Shawn ne se sent pas intégré dans la société : en décalage, il a du mal à suivre les aléas de la vie de ses voisins, des citoyens lambas qui ne saisissent pas ce qu'il se passe réellement autour d'eux. ◮ Même si le SHIELD ne paye pas aussi bien qu'à son âge d'or, il offre la possibilité à ses agents de vivre dans des quartiers cloisonnés, au coeur d'immeubles respectables. Or, Shawn n'a pu se résoudre à s'entasser au milieu de ses collègues. L'angoisse serre ses tripes rien que d'y penser ; être avec ses collègues vingt-quatre heures sur vint-quatre, très peu pour lui. ◮ Au fil des ans, Shawn s'est forgé une carapace, trempée dans l'acier, corsetée d'une froideur écoeurante. Insensibilité aux horreurs dues à son métier, Shawn se force à les chasser de son crâne. Ou plutôt, à les dissimuler suffisamment profondément pour les oublier, ne serait-ce qu'une fraction de seconde. Mais elles reviennent. Toujours. Elles l'assaillent lorsque Shawn est le plus vulnérable : dans son sommeil. Souvent, il se réveille en tremblant, en sueur, les joues maculées de larmes... sans que ça ne l'étonne. Pourquoi s'en faire, alors que son crâne s'efforce d'enfouir d'ignobles souvenirs, alors que sa tête lui ordonne de faire comme si tout allait pour le mieux, dans le plus merveilleux des mondes ? ◮ Sa froideur, son insensibilité et son esprit anesthésié ne sont dues qu'à une chose : la violence. Shawn ne s'est pas rendu compte de son changement drastique de comportement pas plus que de la collision entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Dans sa tête, tout est normal. Tout est sain. Tout est serein. ◮ Shawn refuse de consulter un psychologue, même affrété par le SHIELD. Il clame qu'il se porte à merveille alors que son crâne croule sous les horreurs et baigne dans le sang. Il cloisonne ses souvenirs, espérant que le temps les efface. Au contraire, le temps préférera les faire exploser… ◮ À l'image de sa tête aseptique, son appartement l'est. Peut-être un peu trop. Mobilier spartiate, absence de décoration aux murs. Aucune babiole, aucune chaleur. La seule chose qui détonne, c'est un cadre, posé sur la commode du salon. Il continent une photo colorée où l'on voit Shawn offrir un sourire à sa meilleure amie. ◮ Sa meilleure amie n'est autre que Jameth Svensson, une rouquine qui crut, un instant, pouvoir échanger bien plus que des mots avec le blondinet. À cette époque, elle ignorait tout de ses penchant prononcés pour la chair masculine. Au lieu de l'abandonner, elle préféra s'y accrocher. Et encore aujourd'hui, Shawn traîne ce boulet intergalactique à son pied sans qu'il ne le dérange outre mesure. Au contraire. Il sait pertinemment que sa santé mentale ne pourrait se passer de lui – ou plutôt de Jameth – sans que toutes les digues qui le protègent de la folie ne cèdent. ◮ Pour ses missions, Shawn a l'obligation d'adopter le masque que l'on souhaite qu'il adopte ; habile manipulateur, il parvient aisément à se conformer à ce qui plaît à ses cibles. Inconsciemment, il a reprit ce type dans sa vie privée. Véritable caméléon social, Shawn n'est même plus capable d'être lui-même avec les gens qui gravitent autour de lui. ◮ Malgré son incapacité à ressentir, Shawn réussit tout de même à défendre les opprimés, les minorités, les discriminés… Quoi de plus logique, alors qu'il en a été un durant l'adolescence ? Brimé pour son homosexualité, il sait pertinemment ce que cela fait, que d'être rejeté. ◮ Malgré son envie d'être normal, une paranoïa aigüe s'est progressivement installée dans ses cellules grises. Une angoisse constante sature ses veines : celle d'être découvert, celle qu'on se rende compte qu'il n'est pas un agent de communication, mais un agent du SHIELD. ◮ Depuis Jon, il ne parvient plus à entretenir des relations amoureuses et encore moins sexuelles. Il n'est plus à l'aise en étant nu : il ne se sent pas en sécurité, étant désarmé, exposé. De plus, l'incapacité de se défendre en étant en proie au plaisir l'effraye désormais.

 
Que pensez-vous de la loi Abolition ?

Shawn, il ne comprend pas. À dire vrai, il n'a jamais compris le Registration Act et encore moins la Loi Abolition. Pour lui, ce n'est qu'une énième connerie, qu'une énième énormité qui ne fait que ce calquer sur d'autres, anciennes, similaires, paraissant tolérantes pour l'opinion publiques à ces prémices. La régime nazi n'a-t-il pas, à ces débuts, commencé par des lois visant à écarter progressivement la population juive des terres allemandes ? Ils ne les parquèrent pas immédiatement dans des camps de concentration. Le blondinet est intimement persuadé, que d'ici quelques années, le même schéma se répétera : la ségrégation, ça n'a jamais découlé à de bonnes choses. Au contraire. Les surhumains se révolteront si d'ici-là, une guerre n'a pas éclaté : grâce à son job officieux, il se rend compte des tensions évidentes qu'entretiennent certains pays du globe à cause de leurs avis divergents. C'est peut-être idyllique et utopique, mais Shawn rêve qu'un jour, les surhumains et les mutants marchent main dans la main et bâtissent ensemble un avenir commun.

 
Quels souvenirs avez-vous des super-héros d'antan ?

Pour être honnête, Shawn ne s'est intéressé aux super-héros d'autant que récemment. Durant son enfance – et la majeure partie de son enfance – ses parents l'empêchèrent de se perdre dans des comics et de contempler l'écran de la télévision pour autre chose que la nomination du nouveau Pape. Grâce au SHIELD – encore -, le blondinet s'est rendu compte qu'il y a cent ans, une myriade de super-héros, mutants et mutés parcouraient le monde. Parfois pour œuvrer pour le bien, parfois pour s'auto-proclamé Dictature de la Galaxie et l'Univers. Certains ne manquent pas de toupet, d'après l'agent. Et ceux-là, ils gangrènent encore la Terre, allant même jusqu'à se calquer sur les anciens super-vilains, ceux qui, comme leurs opposants, furent forcés de faire tomber le masque. D'après les quelques documents qu'à pu récupérer le SHIELD après la destruction quasi-totale de la première organisation, même les super-héros n'étaient pas blancs comme neige. Tony Stark buvait comme un trou – d'après lui pour échapper à ses problèmes, Hulk a détruit la majeure partie d'Harlem en une soirée et a fait des ravages dans une ville du Wakanda, sans se soucier des habitants du coin. Pourtant, ça n'empêche pas Shawn de se rendre compte de l'évidence : ils étaient avant tout des êtres humains. Avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs défauts mais surtout, leurs qualités. Les souvenirs de Shawn à leur l’égard sont florissants.

 
◮ prénom/pseudo : FAUSHTINE ou Claude. ◮ âge : Dix-sept ans. ◮ comment avez-vous découvert le forum ? : Quelle question.   ◮ qu'en pensez-vous ? : Tellement moche, j'en reviens pas d'avoir créer cette horreur.   ◮ pv, scénario ou inventé ? : Inventé. ◮ un dernier mot ? : Et si on en a pas, on dit quoi ?  


Dernière édition par Shawn Wildworth le Sam 9 Mai - 5:20, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: silence is a source of great strength. (shawn) Dim 3 Mai - 22:58

unbowed, unbent, unbroken
To see a little bit clearer The rottenness and evil in me.



FRAGMENT DE VIE "REPÉRÉ PAR LE SHIELD" - OCTOBRE 2092.
De toute sa vie – ou presque, Shawn n'avait jamais cavalé aussi vite. Il maudissait Jon et sa foutue manie de le retenir au lit plus longtemps que prévu. Il haïssait Jon de l'inciter à échanger bien plus que seulement leurs draps alors que son réveil beuglait de plus en plus fort. Mais il l'aimait. Aussi étrange que cela paraisse ; il l'aimait. Chose qui ne l'empêchait pas d'être foutrement en retard. Or, son professeur d'histoire de l'art exécrait les retardataires et il était notoire qu'il les expulse de son cours à la seconde où ils franchissaient le seuil de l'amphithéâtre, pensant être discrets.
Ni brillant, ni excellent, le blondinet pouvait, jusque là du moins, se darder de ne jamais se pointer en retard en cours. Depuis toujours, enfin… depuis son entrée dans le système scolaire, il s'efforçait de ne pas suivre l'exemple de son frère aîné. Qui lui, n'en branlait pas une. Qui lui, préférait glandouiller dès qu'il en avait l'occasion en compagnie d'une flopée d'abrutis. Un reniflement dédaigneux secoua les parois nasales de Shawn alors qu'il repensait, bien malgré lui, à Craig Wildworth. L'aîné d'une fratrie catholique, pieuse et indiscutablement contre toutes les bonnes choses qui rendaient certains êtres humains heureux. Quelle ironie pour eux que de découvrir que Shawn préférait se perdre entre deux paires de cuisses masculines plutôt qu'entre deux nichons. Une abomination, qu'ils disaient. Qu'est-ce que Dieu dirait, en face d'une monstruosité pareille ?, qu'ils rajoutaient. Ses poings se serrèrent. La voix fluette de sa mémoire résonnait bien trop fort dans son esprit pour qu'il parvienne à l'étouffer. Alors que les secondes s'effilochaient de plus en plus vite, Shawn n'avait rien de mieux à faire que de s'empêtrer dans de sombres pensées. À quoi bon ? Sa famille, il ne la côtoyait plus depuis plus de deux ans.

Alors qu'il arrivait face à l'immense porte qui ouvrait sur l'amphithéâtre réservé aux sciences du langage, un type large d'épaules, immensément grand – et ce n'était qu'un euphémisme – lui barra la route. Sans se soucier de son empressement évident, dépeint sur sa tronche sous la force d'une moue boudeuse. Un œil à sa montre suffit à confirmer ses doutes : les élèves écoutaient déjà le professeur toutes oreilles ouvertes, un stylo en main. Pour ceux qui préféraient la vieille méthode. Maintenant, de nombreux étudiants usaient de tablettes de toute dernière génération. Des ustensiles que Stark avait omis de faire disparaître, en détruisant la majeure partie de sa paperasse. Or, le blondinet n'avait guère les moyens de se payer de tels bijoux technologiques, pas plus que son petit ami. Les yeux vaguement écarquillés, il observait l'étranger. Il se demandait ce qu'un type avec un costard d'une si belle facture foutait en plein milieu de l'université de New York, réputée pour ne pas être aussi reluisante qu'elle paraît. Et surtout, dans un coin qui ne mérite pas un tel accoutrement. Les cravateux de ce genre, on les retrouvait dans le Droit ; parfois même dans la section économique. D'autant plus qu'il s'approchait de Shawn. Un peu trop lentement à son goût. À croire qu'il se voulait effrayant. D'un furtif coup d'oeil, l'étudiant nota la musculature avantageuse qui s'esquissait, imperceptible, sous cette couche noirâtre. « Shawn Wildworth, n'est-ce pas ? » Même sa voix transpirait la confiance en soi obscène. Teintée d'un certitude à en faire pâlir les gens les plus sûrs d'eux. Le silence enveloppait petit à petit le jeune homme, soutenue par un étonnement évident. À cette époque-là, il ne savait pas encore se maîtriser. Sa carapace ne s'était pas formée, laissant libre court à des émotions toutes plus humaines les unes que les autres. « C'est moi. » Articula-t-il avec quelques secondes de flottement. Dans les vapes, le petit. Tous un tas de questions se baladaient dans son crâne. Les unes après les autres. Parfois – souvent, les unes sur les autres. « Suivez-moi. » Répondit l'autre, sans même se formaliser du ton hésitant de son cadet. Un ordre, voilà ce que c'était. Shawn eut la soudaine envie de l'envoyer bouler. Qu'en avait-il à foutre, d'un type qui ne déclinait même pas sa propre identité ? Si ça se trouvait, il ne lui voulait guère du bien. C'en était même évident. Empêtré dans un passé tumultueux, jonché de coups portés pour son homosexualité – dans un sens, il comprenait les mutants : discriminé comme eux, haï avec la même force.
Sauf que quelque chose le poussa à le suivre. Inconsciemment, un peu stupidement, un peu follement. Ses pas claquèrent sur le pavé au même rythme que ceux de l'homme d'affaires. Si c'en était bien un. Après tout, quiconque avec suffisamment de fric pouvait s'offrir un costard d'excellente facture. Même un trafiquant de produits illicites. « Vous êtes qui ? » Se risqua le blondinet, persuadé de n'obtenir aucune réponse. Il tapa en plein dans le mille. Suffisait d'avoir deux neurones sachant rouler pour s'en rendre compte. Un, deux, trois, quatre… Un, deux, trois, quatre. Shawn comptait chaque foulée. Comme s'il craignait d'approcher la Mort, celle avec un grand M, celle dont vous ne ressortez pas vivant, même avec une bonne étoile. Peut-être finirait-il éparpillé aux quatre coins de New York dans des sacs en plastique. Un sourire s'étira sur ses lèvres à cette pensée. Foutrement con, le gamin. Mais il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer que quatre sacs, c'était parfait : un pour les bras, un pour les jambes, un pour la tête et l'ultime pour le tronc. La décharge de Fresh Kills conviendrait parfaitement pour sa boîte crânienne, d'ailleurs : personne ne se risquait à fouler les vestiges de World Trade Center de la Bataille de New York. Alors qu'ils arrivèrent devant une Berlin noire, flambant neuve – pas une rayure, luisante au soleil – l'homme se retourna. Avec une rapidité et une souplesse étonnante pour sa carrure de catcheur à la retraite. Les professeurs étaient tous dans les amphithéâtres, entourés d'une peuplade de mioches désireux d'apprendre les sciences et la littérature. Personne ne les dérangerait. La main de l'inconnu se faufila jusqu'à l'intérieur de sa veste pour en sortir… Quoi, d'ailleurs ? Ça avait l'allure d'un badge. Mais nullement celui de la police, encore moins des fédéraux ou du FBI. En un sens, ça soulagea le blondinet. Il n'avait commis aucun crime et il n'était nullement un mutant ; pourquoi s'inquiétait-il ? Le badge s'ouvrit. En même temps qu'un déclic retentit dans tous les pores de la peau de l'étudiant.
Sur le badge, six lettres capitales, jaunâtres : S.H.I.E.L.D. « Le boss vous veut dans l'organisation. Sachez que si vous refusez, je serai dans l'obligation de vous faire taire. Définitivement. » Lâcha d'une traite l'inconnu, désormais plus si secret que ça. Bien sûr. Ça avait été ficelé à l'avance : lui montrer son badge pour ne pas lui laisser le choix, pour l'obliger à plier l'échine et à obéir. Dans un sens, Shawn appréciait cette attention. Et ce fut sur cette pensée que l'un de ses derniers sourires s'esquissa sur ses lèvres, allant presque jusqu'à atteindre ses oreilles.
Si seulement il savait que ça n'avait rien d'une bénédiction...
 
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