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thief of my memories ›› ft. dante

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MessageSujet: thief of my memories ›› ft. dante Mar 2 Juin - 23:28



thief of my memories

Jamais elle n'a été d'aussi mauvais poil. En deux ans sur le territoire américain, jamais elle n'a adopté ce comportement détestable et détesté. Elle-même n'arrive plus à se contrôler. Un rien l'irrite et quand on lui demande ce qui l'agace, elle ne répond que par des bafouillements et des marmonnements incompréhensibles. Au États-Unis, peu d'individus connaissent les péripéties de sa vie antérieure sur le sol européen. C'est quelque chose qu'elle a enfoui, quelque chose dont on ne parle pas et qu'on ne mentionne jamais, ou presque. C'est un sujet tabou, qu'on évite absolument si on ne veut pas attiser le regard ténébreux de la jeune femme. On se tient en retrait, on ne pose pas de questions qui peuvent la rendre amère. Les clients le savent et respectent cette règle, car il faut avouer que le bar qu'elle entretient est leur endroit favoris. Et ils ne veulent pas être banni de l'établissement à cause d'une curiosité à satisfaire, préférant remplir leurs veines d'alcools, remplir leur esprit d'une bonne humeur qu'elle parvient à leur offrir. Soirées beuveries, des réductions qu'elle effectue quand elle en a le cœur, des compétitions spécialement pour les amateurs de billards (ou de tennis de table quand elle avait le courage de déplier la table d'elle-même). Elle ne manque pas d'idées afin d'attirer la clientèle, qu'elle soit inédite ou habituelle. Elle essaie toujours d'arborer un sourire bienveillant afin de mettre en confiance les individus qu'elle souhaite dépouiller mais parfois, elle n'y arrive pas. Elle a beau sourire, on remarque que quelque chose ne va pas. Artificielle, les propos qu'elle tient sont piquants, durs Elle enchaîne avec du sarcasme, des termes qu'elle choisit avec précaution pour rester un minimum subtil. Mais on ne la blâme pas pour cela. Non, on l'évite, encore une fois. Ils comprennent qu'elle ne peut malheureusement pas être de bonne humeur chaque jour, chaque soir, qu'elle peut avoir des coups de fatigue qu'elle n'a pas envie d'expliquer car cela ne les concerne en rien. Ils conçoivent la chose et s'adaptent ainsi. Tant qu'elle les sert... Ce soir-là, son employé n'est pas là. Elle lui a donné la permission de se reposer. Trop de boulot tue le boulot. Elle préfère se tuer à la tâche d'elle-même plutôt que d'imposer ça à un pauvre jeune paumé du nom d'Ezra. Ce dernier, sympathique, quelque peu retiré de la société quand on le regarde bien. Pas très sociable. Difficile de lui arracher des mots. Communication presque inexistante, pourtant, elle essaie de le faire parler.  

« Fais péter les chopes Charlie ! » Roulement des yeux qui finissent par observer le plafond. Soupir las, mais sourire amusé. Ces vieux ivrognes étaient toujours joyeux. Même quand ils étaient sobres. Elle ne se souvient pas les avoir vu avec une once de tristesse ou de désespoir dans les yeux. Elle ne se souvient pas les avoir vu vouloir tout abandonner, tout lâcher. Elle se demande comment ils font pour survivre. Ils ne sont assurément pas dans une situation financière des plus aisées, ne sont pas non plus à la rue. Mais beaucoup ont des problèmes au niveau de l'argent. Pourtant, ils ne s'en inquiètent pas. Elle arrête de frotter le comptoir avec le chiffon qu'elle a entre les doigts, le pose sur le bois et se retourne afin d'attraper trois chopes qu'elle remplit rapidement de bière avant de se diriger vers eux. Ils la fixent mais ne disent rien. Elle pose les verres sur la table et se retourne, prête à reprendre son semblant de nettoyage. « Qu'est-ce qu'il se passe, Charlie ? » Elle arrête le pas puis se retourne en observant le vieux qui vient de lui adresser la parole. L'envie de simplement lui dire qu'elle n'est pas d'humeur lui traverse l'esprit, mais elle respecte bien trop les personnes âgées pour faire ainsi. Ils la dévisagent, attendant une réponse car ils ne la laisseraient pas partir sans avoir eu le droit à une explication. « On m'a cambriolé. » lâche-t-elle en faisant la moue. Mine dégoûtée, les hommes prennent cet air compatissant en lui demandant si elle est allée au poste de police pour porter plainte. Signe de tête négatif, elle hausse les épaules en leur affirmant que rien d'important n'avait été volé.

Mensonge. Elle se réinstalle derrière le comptoir et reprend son activité. Laver. Elle a l'impression d'être la Cendrillon à devoir nettoyer chaque jour, à chaque instant. Maniaque du ménage, même si elle n'a pas le temps de le faire chez elle. La porte s'ouvre, elle tourne le faciès vers l'ouverture et observe la silhouette qui rentre dans son établissement. Pas inconnu, elle dessine un sourire à son intention et attend simplement qu'il vienne s’asseoir au bar. Elle essaie de ne pas paraître exécrable. Il ne lui a rien fait de mal, aucune raison de cracher son venin sur quelqu'un qu'elle apprécie un minimum. « J'te sers quoi cette fois-ci Dante ? » Elle baisse le regard afin de ranger le chiffon dans l'un des compartiment qui se trouve à côté d'elle, mais elle reste bloquée dans le mouvement. Elle manque un battement de cœur, ses sourcils se froncent. Elle finit par lâcher nonchalamment le tissu qui vient se poser sur le sol et sans donner plus de détails, elle prononce « Attends deux secondes, je reviens. »  Elle fixe quelques instants la main de Dante avant de partir s'enfermer dans son bureau où l'on peut accéder directement en ouvrant une simple porte à côté de la table de billard. Elle ne prend pas la peine de la refermer, elle reste entrouverte mais l'ouverture n'est pas assez grande pour que quelqu'un sache ce qu'elle fait. Elle tend le bras, attrape le cadre photo qui est accrochée à côté de l'entrée et observe minutieusement chaque détail. Elle n'a pas besoin de cette confirmation, elle reconnaît l'objet. Même après des années. Mais elle préfère en avoir le cœur net, car elle n'aime pas accuser qui que ce soit sans en être sûre. Même métal, même bague. Même forme. Tout. Bague qu'elle avait gardé en sécurité chez elle. En souvenir du défunt mari qu'elle avait chéri. Elle serre la mâchoire et sait ce qu'elle doit faire. Ou du moins, elle pense savoir. Elle ne réfléchit pas. Elle fait, et ensuite, elle se remet en question. Elle garde le cadre dans sa main, sort du bureau qui l'étouffe, laissant encore une fois la porte ouverte. Semblant de rage qui monte en elle. Elle se contrôle, le temps de gentiment faire sortir les clients. Discrètement. Elle jette des coups d'œil à Dante, s'assurant qu'il ne bouge pas. Qu'il ne décampe pas. Il n'a aucune raison de le faire. Pour l'instant. Les clients sortent en silence, elle leur a inventé une excuse bidon du genre « J'me sens pas bien, je vais fermer ». Toujours dans la discrétion, elle ferme la porte d'entrée. Verrouillée. Les seuls sons que l'on peut entendre sont les mélodies de la musique qui passe, et les bruits de pas de Charlie qui se dirigent derrière le comptoir. Elle se positionne face à l'individu, pose le cadre photo pas très loin d'elle et dans un geste brusque et presque virulent, elle lui attrape l'un des poignets. Ses phalanges se serrent, laissent certainement une marque sur l'épiderme. Les traits de son visage se durcissent, on y lit une colère, une indignation. Furieuse mais dans l'incompréhension. Elle le toise, lui, celui qui lui a volé ses souvenirs. Souvenirs d'un mort, mais qu'elle souhaite conserver. Souvenirs ancrés à jamais dans ce bijou. « Dis moi où est-ce que tu as trouvé ça. »  Intonation qui se veut menaçante. Elle serre d'autant plus ses doigts autour de l'os. Elle ne se contrôle pas, parce qu'elle n'en a pas envie. Et lui faire mal ? Elle s'en fiche. Dans un sens, il le mérite. On aurait pu lui voler sa télévision, son ordinateur, son téléphone portable... Tout son appartement. Elle n'aurait pas fait un scandale. Mais si le voleur se trouve être quelqu'un qu'elle connaît, et si en plus l'individu lui vole des choses qui ont une valeur sentimentale à ses yeux... Aucune tolérance. Pas de pitié.


Dernière édition par Charlie Vanderbilt le Mer 3 Juin - 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: thief of my memories ›› ft. dante Mer 3 Juin - 14:52

Thief of my memories
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bang bang, she shot me down. bang bang, i hit the ground. bang bang, that awful sound. bang bang, my baby shot me down ✻✻✻ Depuis son dernier cambriolage nocturne, le jeune tortionnaire est étrangement fasciné par un objet. Une bague, plus précisément. Elle paraît banale aux premiers abords mais arrive néanmoins à accaparer son attention chaque journée. C'est donc pour cette raison qu'il l'a glissé à son doigt sans craindre que quelqu'un la reconnaisse. Il y a beaucoup trop de bijoux identiques pour qu'un individu lambda en vienne à l'accuser alors qu'il se promène dans la rue. De plus, ce n'est pas ce qui saute toute suite aux yeux. Alors volée ou non, cette bague orne désormais son doigt en toutes circonstances. Ou presque. Il évite, comme ce soir, de la souiller de sang. La glissant plutôt au sein de sa poche le temps d'accomplir le sale job qu'on lui a refilé – qu'il apprécie maintenant sûrement trop. S'essuyant les mains une fois la besogne terminée. Ôtant les bandages présents qu'il ne compte pas remettre pour sa sortie de toute à l'heure. Puis la retrouvant enfin. La bague. Une fois celle-ci bien en place, il ne tarde pas à rentrer chez lui. Il pue encore. L'odeur est forte, un mélange de sang ainsi que de toutes les saloperies qui séjournent dans l'espace miteux où il torture. Ce n'est pas le grand luxe ni nettoyé chaque jour. Tout s'accumule. Tout reste gravé, imprimé. Et cette odeur, c'est quelque chose qui part difficilement autrement qu'en prenant une bonne douche. Délaissant ses vêtements sur le sol une fois dans son appartement, il s'y rend. Direction son jet d'eau habituel.

Quelques minutes plus tard, Dante respire la fraîcheur. Il est propre, prêt à ressortir avant que la nuit ne pointe définitivement le bout de son nez. Et il sait parfaitement où il compte se rendre – plutôt que rester chez lui à attendre. Il y a ce bar, dans le Queens, qu'il apprécie particulièrement. Ou peut-être est-ce la patronne qui a cet effet sur lui depuis le temps qu'il fréquente son entre en se délectant des alcools proposés. Après une torture, c'est reposant. Cela parvient à le détendre et le rend moins sur les nerfs qu'habituellement, ce qui n'est donc pas plus mal. Enfilant des vêtements propres, pas ceux puant encore la mort, il attrape quelques affaires dont ses clefs – sans oublier la bague accrochée à son doigt puis sort de sa demeure. Allant prendre les transports, direction le bar. Il s'écoule un petit moment. Puis il arrive enfin. Devant la porte, il n'hésite pas, il ouvre. Entre. Sans se soucier des quelques regards zieutant le nouvel arrivant, soit lui, Dan penche la tête vers Charlie qui lui adresse un sourire. Qu'il lui rend presque toute suite en venant s'installer au comptoir. J'te sers quoi cette fois-ci Dante ? Il ne lui faut pas longtemps afin de prendre ses aises. On sent l'habitude au sein de ses gestes, de son comportement. Sa main remonte afin de servir d'appui à son menton, rétorquant à la jeune femme. « Comme la dernière fois, un Whisky. » Ses yeux s'entre-ferment quelques secondes, loin de se douter du trouble de celle chargée de le servir. Restant plutôt calme, inspirant un bon coup. Ne s'alarmant pas aux paroles prononcées à son attention. Attends deux secondes, je reviens. Il ne se doute de rien. Il n'a pas remarqué la manière dont elle vient de fixer sa main avant de tourner les talons et bien que pressé d'avoir son Whisky, il ne rumine pas dans sa barbe. Il se contente de dévisager à son tour cette bague volée ornant son doigt. Un long moment, comme coupé de la réalité. Se perdant légèrement au sein de ses songes tandis que plus loin, Charlie fait sortir les autres clients. Sauf lui. Restant bien en place, presque sage. Jusqu'à ce que la jeune femme ne refasse surface derrière le comptoir, pile devant lui.

La suite est soudaine. Elle attrape le poignet de Dante et lui, sans comprendre la raison de cette violence soudaine, la laisse faire. Ne réplique pas. Heureusement, les explications ne tardent pas à venir. Dis-moi où est-ce que tu as trouvé ça. La surprise ne tarde pas à se lire sur son faciès. Non pas car il ignore de quoi elle parle mais plutôt car il réalise que c'est elle, la victime. La victime de son dernier cambriolage où il n'a pourtant dérobé que cette bague. A-t-elle vraiment tant d'importance à ses yeux ? Sur le moment, il reste sans voix. Sans réactions. Se demandant s'il regrette ou s'il aurait été voir ailleurs en sachant qu'il s'agissait de son appartement. Peut-être, étant donné qu'il l'apprécie pas mal depuis le temps. Mais là, il est en mauvaise posture. Loin d'être doué pour mentir, loin d'être dans ses habitudes, il se pince la lèvre inférieure. Plonge ses pupilles au sein des siennes pleines de colère. Et elle n'y va pas de main morte en appuyant de plus en plus sur les os de son poignet. Il sent la douleur. Il grimace sans pour autant se plaindre. Masochiste, au fond. « Cette bague, elle est à toi ? » Sa gorge se noue. Il fronce les sourcils, ne se détache pas, ne cherche pas à fuir. Dan affronte en face les foudres de la jeune femme sans pour autant vouloir lui avouer. Il ne veut pas griller sa couverture. Il ne sait pas mentir. Quel choix lui reste-il, alors ? Le plus impensable. Excepté pour lui qui est finalement un habitué. « Je ne peux rien te dire. » Un non clair, un non net. Serrant ses dents ainsi que son poing qu'elle tient en otage, il sait également qu'elle ne va pas se contenter de cette réponse. « Je peux pas mais si ça peut te soulager, frappe. Frappe-moi. » C'est tout ce qu'il est en mesure de lui proposer. Sa bonne humeur déjà rare s'étiole peu à peu. Même si au fond, il y a aussi comme une part de culpabilité, inutile de le nier. Un mauvais coup du destin.

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MessageSujet: Re: thief of my memories ›› ft. dante Jeu 4 Juin - 0:59



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Imaginez sa surprise quand elle découvrit son appartement dans le plus grand bazar jamais vu. Des tiroirs qui étaient restés grandement ouverts, des choses qui étaient sur le sol alors qu'elles ornaient auparavant les murs ou les meubles des différentes pièces de son espace vital. Elle a toujours pensé que ces événements n'arrivaient qu'aux autres et qu'elle n'allait jamais être dans le rôle de la victime. Mais personne n'est apparemment épargné des actions des vauriens qui pensent avoir le droit de prendre ce qui ne leur revient pas de droit. Ils volent, ils pillent, sans remords, sans regrets. Sans foi, ni loi, certains vivent de leur butin, d'autres font seulement cela pour le plaisir. Pour sentir l'adrénaline qui monte en eux, pour ce sentiment d'excitation qui les envahit. Le danger de se faire prendre la main dans le sac, de devoir affronter le faciès étonné de la victime qui ne sait tout bonnement pas quoi faire. Un sentiment de satisfaction lorsque la cagnotte est fructueuse. Lorsqu'elle était arrivée chez elle, elle s'empressa de diriger son attention vers les objets de valeurs et par conséquent, technologique. Télévision, ordinateur, tout ce qui pouvait se revendre à un prix assez élevé. A son grand étonnement, aucun de ces objets de haute technologie n'était porté disparu. Ce qui était, admettons-le, assez étrange étant donné que sa télévision par exemple, était un dernier modèle sorti provenant d'une marque reconnue. Ce n'est que quand elle mit un pied dans sa chambre qu'elle vit ce tiroir d'ouvert. Celui de sa commode, près de son lit. Le dernier tiroir en partant du haut était ouvert, quelqu'un y avait jeté un œil et peut-être ne s'était-il pas contenté de regarder les quelques boîtes à bijoux qui y traînaient. Malheureusement pour elle, la seule chose qui lui tenait à cœur ne reposait plus sur son petit coussin dans sa petite boîte. Disparu. Envolé.

Et voir l'anneau se trouver à l'un des doigts de Dante ne pouvait qu'attiser la colère qu'elle ressentait envers le cambrioleur. Il fallait que cela tombe sur un individu qu'elle connaissait, qu'elle pouvait voir dans son établissement durant quelques soirs de la semaine. Autant elle a essayé de se convaincre que la disparition du bijou ne pouvait lui être que bénéfique, que grâce à cela elle allait enfin se détacher du sombre passé qui était lié à elle... Autant en revoyant l'objet, elle n'arriva pas à enfouir cet attachement qu'elle avait envers la bague. Après avoir fait décamper tous les autres clients dans une discrétion sans nom, elle s'est remis en face de lui. Il est rare de la voir s'emporter, mais quand elle est dans cet état, il vaut mieux coopérer plutôt que de se croire plus malin qu'elle. Elle donne un ordre, ne passe pas par quatre chemins afin de savoir comment il a pu mettre la main dessus. Au début, elle ne souhaite pas croire qu'il ait pu pénétrer dans son appartement et qu'il ait pu voler. Non. Elle ne croit simplement pas que c'est un criminel. Elle le regarde, et elle n'y voit pas le profil – en même temps, ce n'est pas comme si elle fréquentait énormément de malfrats. Phalanges qui se serrent sans merci autour du poignet, le regard qui ne conte pas ciller. « Cette bague, elle est à toi ? »  Elle ne répond pas, se contentant de déglutir et d'attendre les détails. Elle ne relâche pas l'emprise qu'elle a sur lui, pas tant que les réponses qu'elle souhaite avoir ne sont pas énoncées. Sa demande est pourtant claire. Elle veut savoir où il a pu la trouver. Elle veut l'entendre dire de sa propre bouche, soit qu'il l'a volé, soit qu'il l'a acheté au coupable. Dans le second cas, elle s'excuserait de cette violence qu'elle exerce présentement sur lui et de la brutalité dont elle a fait preuve. Dans le premier cas, elle ressentirait un léger pincement au cœur si ce n'est plus. « Je ne peux rien te dire. »

Rictus qui se dessiner sur le faciès de la femme. Outrée. Ne pas pouvoir, ou ne pas vouloir ? Grande différence entre les deux. Elle se pince la lèvre inférieure, mais n'en reste pas moins déterminée à avoir des réponses. Qu'elles lui plaisent ou pas, Charlie a besoin de sincérité et ne peut pas vivre dans le flou. Elle n'a pas besoin qu'on lui cache des choses et elle accepte la vérité, aussi difficile soit elle à entendre. « Je peux pas mais si ça peut te soulager, frappe. Frappe-moi. » Elle arque un sourcil en secouant doucement la tête de gauche à droite, comme pour montrer son incompréhension. Le peu de confiance qu'elle avait en ce client s'envole, elle en vient presque à se détester. Parce qu'elle donne cette complicité rapidement aux gens avec qui elle s'entend bien, et qu'on se permet de la briser en quelques instants seulement. Elle relâche d'un seul coup le poignet de Dante, mais garde sa propre main au niveau de sa tête, fermant les yeux. Réfléchir. Elle resserre son poing qui se trouve près de son crâne, et le cogne contre le comptoir en lâchant un bruit de bouche, signe d'une irritation qu'elle ne peut masquer. Elle rouvre les yeux en expirant, retenant son calme qu'elle peine à trouver. « Oui c'est la mienne, sinon je te demanderai pas tu l'as trouvé.  » lâche-t-elle en accentuant sur certains des mots, d'une voix sèche et désagréable. C'est une bague d'homme, mais qu'importe. C'est tout de même la sienne, et elle n'a pas l'intention de lui raconter ses histoires passées avec son mari. Pas ses affaires. Et plus assez de confiance pour se confesser sur ses crimes passées. Il a l'air borné. Ça se lit sur son expression. Il ne va rien dire. En plus de ça, il reste passible. Neutre. Indifférent. Comme s'il s'en fiche. Elle se retient de hurler pour le réveiller, pour qu'il comprenne qu'elle veut une réponse qui peut l'éclairer. « Tu l'as volé ? Ou tu l'as... acheté ? » Elle le toise, sévèrement. Menaçante au plus haut point. Dégoûtée. « Tu t'es rendu dans mon appartement ? » Elle parle avec dédain. Et s'il jouait en fait les gentils garçons devant elle seulement pour récolter des informations, pour connaître ses horaires, savoir quand elle ne serait pas à la maison. Et si elle s'était fait avoir depuis le début ? Elle bouillonne. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre, elle enchaîne. « Cette fausse gentillesse c'était juste pour mieux me rouler, c'est ça ?! » Le ton qui monte et qu'elle ne contrôle pas. Elle accuse sans vraiment savoir, mais comme il ne veut rien lui dire, elle ne peut pas faire autrement. Elle attrape le cadre photo en tendant le bras et le ramène vers elle, le gardant dans l'une de ses mains. Croisant le regard pétrifié de son défunt mari sur la photo, regard presque jugeur, accusateur, qui lui dit Premièrement tu m'as tué, deuxièmement tu permets à un vaurien de voler le seul objet qui nous lie, elle grince des dents en reportant son attention sur Dante. « C'est comme ça que tu t'y prends pour voler les autres ?! Tu les approches, sans aucune honte, t'attends qu'ils te donnent leur confiance et tu... » Elle ravale sa salive, déglutit, pour mieux reprendre. La main serrée sur l'objet qu'elle a entre les doigts, tremblotante. « Et tu les poignardes dans le dos ? » Elle ne lui laisse aucun instant pour se défendre, pour dire quoique ce soit, pour broder une explication et pourtant... « Mais tu vas répondre oui ?! » Un bruit sourd. Elle claque le petit cadre qu'elle tient dans l'une de ses mains, sur un côté du visage de son interlocuteur. Sans mesurer sa force. Tant de violence. Elle ne sait même pas pourquoi elle s'emporte pour ce bibelot - qui valait un petit quelque chose quand même - qui appartient à un mort et qu'elle avait abandonné dans un tiroir. Trop de nostalgie ? Ou peut-être qu'elle se déteste parce qu'elle est encore attachée à ce foutu bijou.
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MessageSujet: Re: thief of my memories ›› ft. dante Jeu 4 Juin - 17:24

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bang bang, she shot me down. bang bang, i hit the ground. bang bang, that awful sound. bang bang, my baby shot me down ✻✻✻ La jeune femme en face de lui doit actuellement se poser de multiples questions, notamment sur son honnêteté envers elle. Il ne peut pas. Il ne veut pas non plus. Impossible pour lui de révéler son secret qui se retrouve bloqué au sein de sa gorge. Pire après avoir été pris de coup. Alors la solution, c'est lui proposer de le frapper. Le seul moyen qu'il a trouvé pour qu'elle se soulage un tant soit peu. Il se prépare déjà sans revenir sur ses paroles. Sans même ajouter quoi que ce soit. Contre toute attente, elle relâche son poignet. Probablement pour mieux frapper juste après. Et ça ne loupe pas. Sa tête se retrouve expulsée contre le comptoir, lui violentant principalement le nez ainsi que la mâchoire. Outch. Il n'y a pourtant pas l'ombre d'une grimace de douleur. Juste un léger gémissement de surprise. Redressant par la suite la tête en glissant ses doigts vers le sang qui commence à s'échapper de son nez. Il le mérite. Il ravale sa salive, loin d'être craintif en ce qui concerne la suite. Oui c'est la mienne, sinon je te demanderai pas où tu l'as trouvé. Sauf peut-être pour les paroles, en vérité... Il soupçonne aussi, évidemment, d'autres questions à venir. Un interrogatoire auquel il ne va pas être en mesure de répondre. Et même si la culpabilité devient trop forte la concernant, il gardera sa langue cloîtrée au fond de sa bouche. Muet. Refusant de coopérer oralement. Tu l'as volé ? Ou tu l'as... acheté ? Dante soutient le regard de Charlie sans sourciller. Sans le détourner non plus. Tu t'es rendu dans mon appartement ? Par son manque de réponse, peut-être qu'il semble s'en moquer. Que cela ne l'importe au final pas du tout. Sauf que les pupilles, elles, ne manquent jamais. Ce sont les yeux qui trahissent toujours les premiers. Quoi qu'on affiche comme expression, quoi qu'on clame, ils sont là pour confirmer ou prévenir du mensonge. Mais trop peu de personnes – surtout dans la colère y portent attention.

Cette fausse gentillesse c'était juste pour mieux me rouler, c'est ça ?! C'est un coup de couteau dans la poitrine. Fausse gentillesse. Non. C'était sincère, toujours. Il se pince la lèvre inférieure en se procurant alors tout seul, comme un grand, une faible douleur pour tenter d'oublier les mots. De toute façon, elle est trop rapide. Ne lui laissant pas vraiment le temps de répliquer quoi que ce soit. C'est comme ça que tu t'y prends pour voler les autres ?! Tu les approches, sans aucune honte, t'attends qu'ils te donnent leur confiance et tu... Toujours autant douloureux. Dan n'a jamais fonctionné de cette manière. Il ne s'en vente pas mais il est loin d'être aussi intelligent que son frangin Barto, par exemple. Il préfère suivre son instinct durant sa vie nocturne. Souvent, il ne se pose aucune question. Il s'en sort toujours. Sauf là, se retrouvant face à une victime insoupçonnée de ses vols. Et tu les poignardes dans le dos ? Il avale presque sa salive de travers. Restant sans voix. Pris au piège à l'instar d'un rat dans son trou, avec le prédateur patientant à l'entrée. Il se demande même si elle souhaite réellement une réponse vu qu'elle ne le laisse pas en placer une. Enfin... Si, apparemment. Mais tu vas répondre oui ?! Mais encore une fois sans qu'il n'ait le temps de rétorquer, elle lui envoie sur un des côté de son faciès le cadre qu'elle tenait en main. Dante ferme instinctivement les yeux en sentant la douleur envahir sa joue. A son tour de saigner, après son nez. Il sent également comme un verre coincé sur sa peau. Visage déformé, coup mérité. Ses doigts n'osent même pas glisser dessus pour constater les dégâts. Il ré-ouvre les yeux afin de la fixer, décidant de bouger.

Le bâtard ne va pas fuir, non. Loin de là cette idée. Il agit néanmoins en grimpant sur le comptoir. En évidence devant elle, ayant toute son attention, il faut qu'il se défende un peu à l'oral sur ce qui est sûr et certain. Il grince des dents. « Cazzo, t'y vas pas de main morte. » Soyons clair. En aucun cas il ne se plaint. « J'ai jamais menti avec toi. Là non plus. Je peux juste rien te dire. » Toujours la même rengaine, il ne peut rien dire. Il ne veut pas dévoiler ses activités nocturnes. Passant pour de bon de l'autre côté du comptoir, désormais à quelques centimètres d'elle, il grimace soudain. Sa joue. Alors il glisse enfin sa main dessus, ce qui est une mauvaise idée mais tant pis. Il parvient au moins à ôter un petit bout de verre qui s'était coincé. Et dans son élan, il continue d'ouvrir la bouche. « T'arrête pas en si bon chemin si t'en as encore besoin. » Une proposition presque masochiste. Ou non, clairement masochiste. De plus, à chaque fois qu'il parle, sa mâchoire bouge et la douleur se fait sentir. Nouveau silence. La main protégeant le doigt qui orne la bague appartenant à la jeune femme s'avance, doucement. Lentement. Elle se présente à cette dernière avec de grands efforts comme pour lui rendre ce qui lui appartient. Mais Dan n'arrive pas à le lui clamer directement. L'air de rien, il est toujours fasciné. Erreur ou non, c'est pour lui compliqué de rendre un objet volé. Parfois impossible. Toute sa main est tendue. Prête à se retirer d'un coup si on lui retire ce qui l'habille actuellement. Ah, c'est une épreuve pour un cleptomane doublé d'un radin. Est-ce pour prouver son honnêteté ou pour dégager à coup de pieds la culpabilité qui s'installe ? Difficile à dire.

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