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The world is just illusion always trying to change you. (dante)

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MessageSujet: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mar 2 Juin - 20:44


Il fallait bien que ça se propage à un moment ou un autre. N'importe quel fait de cette planète est écrit et enregistré. Vu et répété. C'est ce que l'on appelle la nature humaine et sa propension à ne pas savoir garder ses secrets, quitte à s'autodétruire. Les choses auraient pu se passer autrement si mes oreilles n'avaient pas eu vent de la dernière connerie de Dante. Bien sûr que j'aurai pu tirer un trait et jouer au sourd mais les choses se sont trop entassées dans ma tête pour continuer à les ignorer. Le monde est en train de se refermer tout autour de moi, je sens son étau contre mon cou, tentant vainement de m'étouffer de sa surpuissance. Un vent léger caresse mes cheveux lorsque j'entreprends ma courte marche jusqu'à son appartement. Le soleil est là, bien perché, touchant de ses rayons mes joues. J'ai la sensation de recevoir la douceur d'une mère essayant de me calmer mais rien n'y fait. Mon sang est déjà brûlé. Des caillots se sont formés et ils remontent lentement jusqu'à mon coeur. Ma haine est en train de me désagréger, elle n'en fait qu'à sa tête. Ma vue se froisse au détour d'une rue alors que l'entrée du coupable se dessine à quelques mètres. Quelques mètres que je parcoure si vite au point d'avoir l'impression de ne plus toucher sol. Je vais le briser. Non pas pour avoir agressé les mauvaises personnes mais pour tout ce qu'il peut incarner. Lui, le gamin autrefois sous mon aile, maintenant envolé et à moitié ivre dans son vol. Je n'essaie même pas d'être civilisé, j'ouvre seulement la porte, la laissant claquer contre le mur. Superbe entrée en matière, digne de grands films américains. Je ne suis que cliché. Le bruit de la télévision fait vibrer mes tympans eux aussi en alerte. Je n'ai que quelques pas à faire pour entrer dans le salon et l'attraper par le col en prenant bien soin à ne pas effleurer sa peau. Parce que je me connais, dans la colère, je risque de lui envoyer une dose si puissante de drogue que son corps ne le supportera pas. Mes yeux plongent dans les siens.
Cela fait des mois que je ne l'ai plus regardé comme ça. J'ai perdu mon petit frère, ça peut pas être lui. Il est où putain ?
La réalité ne fait qu'empirer les choses. Je vais finir par imploser.
Qu'est-ce que t'as foutu ?
Il doit bien savoir de quoi je parle. Mes doigts se referment un peu plus sur son t shirt que je déforme de ma force désespérée. Je vais pas le frapper, non, c'est interdit. On fout pas sur la gueule à son frère, encore moins à Dante. Mon esprit met tout en oeuvre pour m'imposer des barrières mentales et ne pas dépasser les limites.
QU'EST-CE QUE T'AS FOUTU PUTAIN ?
Ma voix se heurte contre son visage en même temps que quelques postillons. A ce stade, c'est facile de lire la colère qui se trouve au fond de mes pupilles. C'est facile de voir qu'un rien suffirait à détruire toutes les promesses que je me suis faite. Mais la vérité, c'est pas tellement que j'en veux à Dante pour ses conneries. Non, j'me déteste encore plus que je le déteste mais ça, se serait trop difficile de l'avouer. Alors, je cherche mes mots, je les manipule et lui balance.
T'as été fini à la pisse, comme notre père. C'est pas possible d'être aussi con.
Notre père. Parce que quand on était gamin j'étais certainement celui qui le détestait le plus. J'arrêtais pas de raconter à Dante ce que je lui ferais une fois flic, la joie que j'aurais de le mettre derrière les barreaux. L'idée de pouvoir le tuer dans un coin d'une cellule sans que personne ne s'en préoccupe réellement. Le rabaisser au rang de notre père c'est forcément la pire chose que je puisse lui faire. C'est ça d'être incapable de gérer ses émotions.
T'aurais mieux fait de rester dans ton trou à rats, Sal.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mar 2 Juin - 23:02

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Dante a frappé. Encore. Il a frappé sans se soucier des conséquences, de l'état des personnes visées, juste afin de décharger sa colère momentanée ainsi que tous ses ressentiments accumulés lors des derniers jours. Il paraît n'être plus qu'un ramassis de rancune, une boule de nerfs qui continue de détériorer ses relations avec ses frangins. Le manque de dialogue est évident mais lui, il ne veut pas discuter. Tout du moins pas en leur laissant avoir raison. Et eux non plus. Sûrement. Alors il grince des dents et continue ses conneries comme il en faisait souvent gamin. Même si à cet âge là, c'était plus pour attirer l'attention de son père loin d'être parfait. Tout paraissait si beau. L'époque où Salvo s'occupait de son rôle de grand frère avec lui. Dante l'avait choisi pour modèle pendant un temps, jusqu'à ce qu'il se rapproche de Bartolomeo puis le délaisse. Chose qu'il n'a pas supporté. Être abandonné une fois lui avait suffit mais non, il avait fallu que Salvo s'y mette à son tour. Depuis un froid s'est installé entre eux. Un vide. Des tensions. Rien de bien sain. Il l'évite et le croise désormais rarement. De toute façon, qu'est-ce que ça peut lui foutre à Sal, cracherait bien Dante à quiconque lui en demanderait les raisons.

Pourtant, l'autre jour, pleins de souvenirs sont remontés à la surface. Le jeune Capone pensait l'avoir jeté pour de bon. Ce collier, souvenir de chasse, que lui a offert son aîné il y a plusieurs années. Il n'a retrouvé au fond de son armoire sans savoir quoi en faire. Alors il l'a laissé là, balançant quelques épaisseurs de vêtements par dessus pour l'enterrer une nouvelle fois, le sortir de ses pensées. Mais sans parvenir à vraiment dégager Salvo de ses songes. Le modèle qui l'a abandonné. Le modèle qui doit toujours se foutre autant de lui. C'est ça qui l'énerve le plus, d'être ignoré. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il s'est promené dans le quartier de ses putes. Cherchant peut-être à le revoir ou à s'en rapprocher sans vouloir faire le premier pas mais sentant bien que si n'importe qui aggravait son humeur dans l'instant, il déverserait sa frustration. Et bien sûr, il y a eu ces types. L'une des catins de sexe féminin de Salvo accompagné d'un client. Idéal pour faire déborder la goutte d'eau du vase. Pour l'inciter à les frapper, se prendre également quelques coups, puis rentrer chez lui. Se contre-fichant que cela parvienne jusqu'aux oreilles de son aîné mais l'espérant malgré tout. Un peu. Si ça ne fait pas réagir son frangin, qu'est-ce qui en sera capable ?

Installé dans son canapé devant la télévision depuis quelques heures, il n'est pas décidé à se lever. Pas toute suite, zieutant aussi l'heure environ chaque demi-heure. Ce soir pas de torture, seulement son rôle de super-vilain. Plus tard, sûrement. Il n'est pas aussi motivé qu'il devrait l'être mais loin d'être affalé tel un mollusque, il remue frénétiquement sa jambe droite. Son pied droit. Et soudain, sans prévenir, la porte s'ouvre de manière aussi délicate qu'un volet qui claque après une violente rafale de vent. La minute d'après, Dante est attrapé par le col par... devinez qui. Salvo. Il fronce les sourcils, ne détourne pas les yeux. Les tensions qui résident au sein de leur échange visuel sont évidentes et l'ambiance déjà bien tendue le devient d'autant plus. Il n'y a aucun sentiment joyeux que laisse émaner le bâtard à l'encombre de son aîné. Au contraire. Qu'est-ce que t'as foutu ? Aucune réponse de sa part. Il claque juste sa langue contre son palet, sachant pourquoi Salvo lui demande ça. Mais il trouve aussi stupide venant de lui, s'il sait déjà – et il doit savoir, de le questionner à ce sujet. Évidemment, sans réponse, son vis-à-vis recommence. Plus fort. QU'EST-CE QUE T'AS FOUTU PUTAIN ? Dante se fiche d'ailleurs bien que son haut se retrouve déformée de par la prise insistante de ce dernier mais apprécie beaucoup moins que ses oreilles soient usées. « C'est pas en gueulant que t'auras une réponse. » Lâche-il finalement d'un ton sec alors qu'il n'est des fois pas mieux. Loin de là. En vérité le pire, c'est sûrement lui. Dante remonte ses mains sur les poignets de Sal protégés par une épaisseur, un dégoût évident resurgissant soudain. T'as été fini à la pisse, comme notre père. C'est pas possible d'être aussi con. Un dégoût qui après de telles paroles, ne fait qu'augmenter. Bim. En pleine face. Dan ne s'attendait pas à être comparé à leur paternel et encore moins par Salvo. Ce n'est pas lui qui n'arrêtait pas de casser du sucre dans son dos ? Ils partageaient la même complicité. Ils avaient qu'ils ne l'aimaient pas, ce père. Sauf que le plus jeune continuait d'attirer son attention par besoin. Ce n'est pas pour autant qu'il l'appréciait plus que ça. Et là, il se retrouve comparé à lui. L'espace d'un instant, Dante laisse glisser ses mains contre son corps. Ne s'occupant plus de retenir les poignets qui agrippent. Même au sein de ses pupilles, il y a un trouble évident. Bien vite remplacé par de la rage pour faute d'avoir été piqué au vif par celui qu'il estimait le plus. « Car c'est peut-être plus intelligent pour toi de fuir comme un lâche ? » L'amertume toujours présente, ce mauvais goût stagnant sur son palais, il sait qu'il n'est pas doué pour tout ressortir ainsi. Par les mots. Son truc principal a toujours été les poings. Ceux-ci qu'il a débandé une fois rentré – et il n'aurait peut-être pas dû vu la tournure que risque de prendre la situation. Pourtant, être blessé, c'est le dernier de ses soucis. L'impulsivité l'emporte. Un coup part, impossible à réprimer même envers son aîné. « Tu m'as abandonné, bastardo ! Tu vaux pas mieux que ma pute de mère. Normal que tu sois à leur tête. » Il remet le passé sur la table, comme ça. Étant donné qu'ils n'ont jamais réussi à s'expliquer, il fallait bien que tout éclate un jour ou l'autre.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mer 3 Juin - 23:42

C'est trop tard pour regretter maintenant, j'ai mis les pieds dans le plat. J'ai traversé une partie de la ville avec la colère au fond du ventre et tout n'est que merde monumentale. J'sens que mes organes ne sont plus les mêmes, j'ai la sensation qu'ils se fossilisent et que rien n'est plus pareil. Je subis une transformation interne qui me rend stérile au monde extérieur. C'est peut-être ça la solution : ne plus être capable de ressentir la moindre émotion. Elles me rendent si fou que je pourrais exploser la terre entière pour l'un de mes idiots de frères. Mon attachement pour eux est si grand que je pourrais les tuer. Parfois je m'imagine quittant un de leur appartement, couteau en main, l'âme recouverte de leur sang. Comme ça, je serais où ils sont. Je n'aurais plus à les chercher au coin d'un bar ou au détour d'une aire d'autoroute. Leurs consciences seraient enfermées dans un tout petit bocal en même temps que leurs cendres. Bart et Dante, tranquillement posés sur une cheminée que je n'ai même pas. La pensée est si folle qu'elle écorche nerveusement mes neurones. Mes doigts ne le lâchent pas, je ne me rends même pas compte de la couleur qu'ils sont en train de prendre. Je regrette déjà d'être venu ici. Je regrette mes mots et cette facette que je lui montre. Je ne suis plus ce grand-frère admirable. J'ai oublié mes pensées positives sur un trottoir où défilent certaines de mes putes aux envies de liberté. Ce qu'elles ont oublié, c'est que quoi qu'elles feront rien ne changera leur image : de pauvres bêtes à la cuisse trop facile. Bienvenue dans le monde, entrez dans le paradis morbide qu'est notre société. Mon corps se tend un peu plus lorsque la voix de Dante s'élève. Mon coeur joue aux montagnes russes et se casse lamentablement la gueule dans mon estomac. Je le sens battre encore un peu mais ce n'est rien comparé à ce qu'il était autrefois. Ma mâchoire se serre si fort que je peine à respirer. J'ai la sensation que le monde est en train de changer de sens, que tout est lentement en train de s'inverser. Bientôt je finirais la tête à l'envers et mes ennemies seront de mon côté. Et vu la façon dont je traite mon frère quelque chose me dit que le changement est en train de se produire. Alors, Dante, toi aussi tu vas finir par me détester ? J'ai presque envie de lui sourire mais mes lèvres sont figées par la colère que je ne parviens plus à canaliser.

Je peux sentir ses doigts se refermer contre mes poignets mais rien n'y fait. C'est un peu comme si je prenais plaisir à le regarder, lui et sa faiblesse passagère. Moi et ma pseudo puissance de raté. « Car c'est peut-être plus intelligent pour toi de fuir comme un lâche ? » Bam, c'est lancé comme un coup de fusil. Dante a appuyé sur la gâchette sans me prévenir. Jusqu'ici je pensais être mon propre tueur à gage mais finalement, c'était lui, ce héros masqué. Ce grand taré capable de mettre une balle entre les deux yeux de son frère grignoté par la démence. Dans la violence du coup je sens bien que mes doigts perdent de leur ardeur, ils le lâchent tandis que mon esprit commence déjà à sortir de mon corps. Je peux l'imaginer sous forme d'un ballon de baudruche gonflé par l'hélium et s'envolant, maladroitement lâché par un enfant. La ficelle est encore à portée de main et c'est Dante qui la rattrape. Sans lui je serais déjà ailleurs, bien loin des responsabilités et de la fatalité. Et comme si ça ne suffisait pas, c'est son poing que je me reçois à la gueule. « Tu m'as abandonné, bastardo ! Tu vaux pas mieux que ma pute de mère. Normal que tu sois à leur tête. » Mais la vérité c'est que sa violence physique n'est rien comparé à l'impact que ses mots ont sur moi. J'ai la sensation que le monde est lentement en train de s'écrouler autour de moi. Mes souvenirs de gosse se désagrègent et le lien qui jusqu'ici me reliait à Dante s'enflamme brusquement. J'essaie même pas de me défendre, je le regarde, la main posée sur ma lèvre explosée. Quelques gouttes de sang caressent ma langue et me donnent un ignoble goût de fer.
Qu'est-ce que tu racontes ? Et puis tu m'frappes maintenant ?
Faut que j'arrête avec mes questions. J'sais où il veut en venir mais je lui demande ça pour gagner un peu de temps. Pour ne pas moisir dans mes échecs.
Mais toi, qu'est-ce que t'as fait pour moi, hm ? hein dis-moi parce que ça m'vient pas là. T'étais où quand j'ai perdu mon gosse ? T'étais où quand j'ai déconné ? T'ETAIS OU HEIN ? M'accuse pas de m'être barré alors que notre relation était à sens unique.
Ma voix tremble sous les émotions qui me submergent. Je tente de les retenir encore un peu mais c'est difficile. Si je l'accuse de ne pas être là c'est uniquement pour essayer de me décharger de tout un tas de mauvaises pensées.
J'suis pas venu pour t'entendre gémir Dante. Les putes me suffisent largement comme ça.
Et j'reprends un peu du poil de la bête pour ne pas me laisser abattre et lui laisser croire que tout cela m'affecte. D'ailleurs, je m'approche de quelques pas et attrape délicatement sa main. Mes doigts se mêlent aux siens et une chaleur naît contre mes phalanges. La drogue, je peux la sentir se diffuser d'un corps à l'autre. En fermant les yeux je pourrais facilement l'imaginer remonter le long de ses veines jusqu'à atteindre le coeur de Dante et ne plus jamais le lâcher. J'sais très bien que je risque de regretter cet acte mais c'est la seule façon que j'ai trouvé de le canaliser. J'ai toute une vie pour pleurer sur les conséquences de mes actes. Mon visage s'approche du sien alors que mes lèvres effleurent son oreille. Un souffle brûlant quitte ma bouche, encore essoufflé par mes dernières paroles.
Un silence et puis plus rien,
seulement mes doigts qui se détachent des siens. Des relents de haine se ressentent toujours dans la pièce. Je ne sais pas si cette maigre dose suffira mais au moins cela me laisse le temps de reprendre mes esprits et me calmer. On frappe pas son petit frère, c'est ça. On le frappe pas. Les raisons valables n'existent pas.
Je suis foutu.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Jeu 4 Juin - 17:20

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Les paroles ainsi que le coup porté ont eu l'effet escompté. La prise est moins vive, moins forte. Laissant le loisir à Dante de se détacher sans pour autant qu'ils en aient finis. Ah ça non. Tout commence seulement et dans son élan, il a bien envie de le faire saigner une seconde fois. C'est le meilleur moyen pour lui de déverser toute la frustration accumulée au fil des années. Les paroles sont bien jolies mais au fond, les coups sont plus directs. Ils marquent. Ils restent parfois gravés sur la peau. Imprimés. Dante rêve désormais de ça : laisser une marque, la sienne, sur son aîné. Pour avoir ce sentiment d'appartenance. Futile certes. Pourtant bien plus important le concernant que pour d'autres. C'est pour cette raison que les tortures lui plaisent autant. Ça ainsi qu'une tout autre jouissance plus malsaine. Ce qui n'a actuellement rien à voir avec la confrontation plus personnelle entre lui et Salvo. Ses pupilles fixent sa lèvre éclatée sans une once de regret. Lui laissant une chance avant de frapper de nouveau. Au diable les liens de sang, pour une fois. Il ne préfère plus y songer. Il est plus aisé de laisser la colère le guider que son esprit le raisonner. Qu'est-ce que tu racontes ? Et puis tu m'frappes maintenant ? C'est le genre de questions qui ont le don d'énerver Dan. Encore oui. A croire qu'un rien l'énerve. Particulièrement provenant de son frangin, ne trouvant visiblement rien de mieux à répondre dans l'instant. Son poing se resserre. Un autre coup va partir, impossible à retenir. Tout son être le réclame face au manque de dialogue évident dont il fait preuve. Il n'a pas de réponse à donner excepté ce poing. Mais au dernier moment, il se stoppe. Mais toi, qu'est-ce que t'as fait pour moi, hm ? Hein dis-moi parce que ça m'vient pas là. T'étais où quand j'ai perdu mon gosse ? T'étais où quand j'ai déconné ? T’ÉTAIS OU HEIN ? M'accuse pas de m'être barré alors que notre relation était à sens unique. Le retour de bâton. Violent, autant imprévisible, clairement nuisible. Des paroles qui le prennent cette fois-ci aux tripes. Qui retournent ces dernières brusquement. Il ne prend pas la peine de baisser son poing le long de son corps. Celui-ci stagnant en évidence en hauteur, alors qu'il allait de nouveau frapper. Qu'est-ce qui l'en empêche, mis à part une énorme part de vérité dans les propos de son aîné ? C'est exact, Dante n'était pas là lorsque Salvo a perdu son gosse. Il n'était pas là lorsqu'il a déconné. Il n'a plus jamais été là depuis l'abandon de son frangin. Alors à qui la faute, en vérité ? C'est une discussion sans fin si aucun des deux n'est capable d'assumer ses erreurs.

Le silence. Les pupilles de Dante qui évitent ses semblables, qui se reposent plus bas. Sa gorge s'est définitivement nouée, n'arrivant pas à réagir comme il le devrait. Si ce n'était pas Salvo, il ne se serait jamais arrêté. Rien que cette pensée le dégoûte d'autant plus. Mais il faut bien qu'il réagisse, le bâtard. Il ne va pas éternellement rester aphone. J'suis pas venu pour t'entendre gémir Dante. Les putes me suffisent largement comme ça. Voici le déclencheur. Ce qui fait repartir la machine qu'il demeure quitte à alourdir le poids sur ses épaules. L'alourdir d'amertume, de rancune. « Alors retourne auprès de tes putes. J'veux pas de toi ici. Putain. » Il ne mâche plus ses mots, essaie de ne pas laisser de telles paroles l'enfoncer. Après tout, il est habitué. Même si ce n'est pas vraiment par lui. Puis il enchaîne juste après sans lui laisser le temps de répondre. « Et tu sais quoi, je regrette pas d'avoir été absent. Pourquoi ? Car quand t'es parti le premier, ça m'a pas donné envie de t'aider. Tu me dégoûtes. » Se demandant pour quelle raison il continue de dialoguer alors qu'il y a moins compliqué. La brutalité. La douceur est si peu présente au sein de son quotidien qu'il en est venu à l'oublier. Il n'y est plus accoutumé. Et sa main, à peine attrapée, ne réagit pas de manière rassurée face à celle-ci. C'est tendre. Trop tendre. Les doigts de son aîné qui s’emmêlent aux siens, les souvenirs qui remontent à la surface, tout ce qu'il croyait enterré depuis bien longtemps. Il ne supporte pas ce contact, cherchant à le fuir. Problème, il n'y a que son cerveau qui y songe. Son corps lui, paraît pré-occupé par autre chose.

Dante frissonne. Ne se reconnaît plus. Lorsqu'il se laisse faire d'habitude, une fois encore, c'est violent. Mais là, il y a juste Salvo qui souffle légèrement au creux de son oreille. Entrant en contact avec une parcelle de son corps détendu. La tension s'étiole, les nerfs s'apaisent. Influencés ou bien manipulés par la dose injectée, ceci ne vient pas directement du bourreau. Son poing plus tôt resserré est comme vidé de sa force impulsive. Et un énième frisson lui parcoure l'échine, contrastant avec la bouffée de chaleur qui monte en lui. Si son corps s'allume une nouvelle fois, ce n'est plus par rage. C'est par envie, celle qu'il a toujours pris grand soin de refouler jusqu'à masquer derrière un comportement puéril. C'est moins marrant lorsqu'elle est incontrôlable comme là. Il ne regarde plus son frangin, il recule. Son bras venant se coller contre sa joue en marmonnant de nouvelles insultes en langue maternelle. Il recule encore jusqu'à buter contre le bord du canapé. S'y étalant puis hésitant à relever son regard. C'est ce qu'il voulait, non, le calmer ? C'est gagné. Ou presque. « Dégage. » Comparé aux dernières paroles prononcées, c'est doux. C'est ridicule. Mais il a l'impression d'avoir été passé sous l'eau froide avant d'être amené dans un four. Puis il repense à la proximité entre eux, plus tôt. Mauvaise idée. Trop proches, à quelques centimètres à peine. Il grimace.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Ven 5 Juin - 1:35

Pourquoi je peux pas m'empêcher de jouer aux plus malins ? Pourquoi je joue aux cons ? Non, j'sais pas, parfois ça m'échappe et j'ai l'impression de n'être qu'une accumulation de conneries. Souvent, j'aimerais être un autre, posséder un esprit sain et un corps qui ne pense pas qu'à frapper. Je crois que ça m'aiderait à y voir un peu plus clair que maintenant. J'en ai marre de marcher à tâtons, marre de vivre sur le fil du rasoir. Je suis pas un putain de funambule, je possède l'équilibre d'une roche. Et puis voir souffrir Dante c'est comme me briser moi-même. J'ai toujours aimé me faire du mal, d'aussi loin que je me souvienne mais cette fois c'est pire. Je n'ai aucun contrôle sur cette douleur, elle m'échappe bien qu'elle m'appartienne encore. Si j'étais un type normal je me serais certainement agenouillé devant lui pour le supplier de ne pas m'en vouloir. J'aurais pu m'excuser à plusieurs reprises aussi. Faire en sorte de repartir sur de bonnes bases mais non. Je m'enfonce un peu plus dans dans ma merde. Maintenant j'en ai jusqu'au cou et j'ai la sensation de ne plus pouvoir respirer. C'est comme se faire emmuré (du moins, je l'imagine) mes bras ne sont pas pris dans le béton, ils peuvent bouger mais n'ont droit qu'au vide. Dante est proche de moi mais j'ai la sensation que des centaines de kilomètres nous séparent. J'ai envie de hurler, de l'ordonner de revenir mais c'est de ma faute. J'ai détruit le peu de relation que nous avions. Jusqu'ici j'avais peur de lire dans son regard 'mon grand frère n'était pas là quand j'avais besoin de lui' mais là, c'est clair. Dante vient de le dire à voix haute et ses mots ne cessent de résonner dans ma tête. Je vais finir par en crever tellement l'écho est intense et qu'ils me vrillent les tympans. La situation est en train de me tuer, de me vider, de me rendre légume. Je risque d'y laisser quelques plumes mais c'est la règle du jeu, je crois. Nos sangs destructeurs ne peuvent pas faire de belles choses à eux deux. C'est comme mettre deux explosifs dans la même pièce sans en tester les effets. Mes yeux ne le lâchent plus mais je ne reconnais plus rien, c'est comme entrer dans un terrain inconnu. Ma mâchoire se crispe et mon cœur est au bord de l'explosion. Pourtant, demain sera un autre jour et j'aurais certainement tout oublié. C'est toujours comme ça avec moi de toute façon : je casse et puis j'oublie et je recasse et j'oublie. Parfois j'en chiale mais je finis toujours par oublier, c'est ma finalité propre. Dante n'hésite pas à me demander de partir. Comment on a pu en arriver là, hein ? Même pas capable de se regarder droit dans les yeux et d'aligner des mots sans les hurler. C'est de la folie. Ça ne se résume plus à des colères enfantines, la rancoeur est trop forte. Il faudrait que j'active la pompe à survivance suite à ça. Réaliser que son propre frère vous déteste c'est encore pire que perdre sa dignité.

Mes doigts tremblent tandis que mes bras s'écroulent le long de mon corps. Je n'ai même plus la force de gueuler ou de le secouer. Je crois que je suis en train de lâcher prise et de l'accepter lentement. De toute façon j'arrête pas de mal m'y prendre avec lui alors ça sert à quoi ? C'est se battre contre du vide. Même le vent à plus d'effet que moi sur Dante. « Et tu sais quoi, je regrette pas d'avoir été absent. Pourquoi ? Car quand t'es parti le premier, ça m'a pas donné envie de t'aider. Tu me dégoûtes. » Cette voix Ô cette voix, froide et amère. Je crois que c'est la première fois que je l'entends parler comme ça. Je veux dire, avant ce soir, sa colère n'avait pas de forme, ni de couleur ou même de son. Mais là, c'est carrément une mélodie dont les sons varient entre le grave et l'impassible. Je le dégoûte. C'est déjà un bon début. Mais qui je dégoûte pas, au fond ? Si je pouvais je me vomirais mais j'ai beau mettre mes doigts au fond de ma gorge que rien ne sort. Y a que du vide qui me tord la cage thoracique. Je suis un spectre. Je ne dors plus la nuit et la journée ? Je ne fais rien de mes journées alors ce serait difficile de parler de rien. J'regarde Dante et j'ose espérer qu'il va changer d'avis, qu'il m'a balancé cette merde à la gueule pour m'en faire baver. La blague doit se terminer, elle a assez duré. « Dégage. » J'tente tant bien que mal de fouiller au plus profond de ses pupilles mais rien ne se passe. Tout est mort. Je ne trouve rien de convaincant et la colère me brûle les veines. Je peux pas partir, pas maintenant, pas avec toutes ces pensées négatives. J'ai la tête si lourde que je peine à la tenir bien droite. J'ai la sensation que rien ne nous sauvera de cette marre de sang ce qui revient à dire que je n'ai plus rien à perdre.
Va t'faire foutre.
Les mots ne sont plus qu'italien à ce stade. C'est entre nous, maintenant. La rage est mon unique moteur alors que mon corps s'approche de Dante maintenant tombé sur le canapé. Mes jambes s'écartent alors et je m'assois brusquement sur lui, l'attrapant par le col. Je le menace du regard tandis que la chaleur de nos torses se mélangent. J'ai la sensation d'être un drogué sur le point d'arrêter sa drogue la plus forte. Mon cerveau n'en fait qu'à sa tête et mes réactions sont plus connes les unes que les autres. Mon souffle caresse ses lèvres alors que je le fixe de mes yeux trop sombres. J'ai des envies de meurtre, des réelles, avec du sang, des balles et des cris. J'aimerais descendre dans la rue et tirer sur des innocents pour leur faire comprendre la douleur que je ressens.
Répète ce que tu viens de dire.
L'une de mes mains lâche son t shirt pour se perdre contre son cou et redresser légèrement son visage vers le mien. Mes doigts le serrent un petit peu aussi mais pas assez pour l'empêcher de me parler.
J'ai besoin de le posséder, c'est vital. Ma bouche effleure son menton, mes yeux le provoquent.
Répète.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Ven 5 Juin - 15:25

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ C'est stupide. Ridicule. Si Dante est autant blessé que Salvo, au lieu d'arranger les choses, il joue à son jeu. Il n'a aucune envie de craquer le premier si ils en arrivent un jour là. Alors il essaye d'augmenter les paroles qui heurtent à chaque réponse. J'veux pas te toi ici. Tu me dégoûtes. Il lui ferme son cœur même s'il énonce salement ce qui lui pèse. Ce n'est pas assez clair. Juste un écho d'insultes qui en disent long sur son état d'esprit, sur les tensions qui règnent au sein de leur relation. Des frangins paraissant être retournés au point de départ. Des inconnus. Il n'y a rien de bon, tout est amer ou froid. Tout n'est destiné qu'à étioler un peu plus ce qui les lie encore. Jusqu'au néant. Mais finalement, si bien lancé, Dante est canalisé. Faute à la drogue de son aîné s'étant immiscé en lui telle une vipère. C'est bas, c'est sournois. Il se recule, chute, décidant de faire du canapé son aide du moment. La lassitude résonne. Bien pire que la colère, au même stade que la lâcheté. Et dans sa tête, le bâtard y remet une fois encore sur le dos de Salvo. A qui d'autre. Il lui demande de dégager, de foutre le camp d'ici. Pour de bon mais avec un manque de saveur évident. Trop calme, il ne veut pas continuer leur débat. Toute sa rage rangée de côté par son corps le rend probablement moins aveugle, ou plus réceptif. Chose qu'il préfère éviter. Mais le pire, c'est cette envie qui a repointé le bout de son nez sans s'annoncer. Cette attirance qu'il avait pourtant balayé à grand coups de pieds, à tous les coups attisée par la drogue. Devant son frangin.

Va t'faire foutre. Encore des insultes, qu'il ignore. Il est persuadé qu'il va s'en aller. Grave erreur. Salvo grimpe sur le canapé, sur lui. De nouveau bien trop proche. Instinctivement forcé de reporter ses pupilles au sein des siennes, Dan sent clairement la colère qui n'a pas disparu des yeux de son vis-à-vis. Cela le dégoûte encore plus. Pourquoi est-ce que ce dernier, lui, y a le droit alors qu'il vient d'en être privé plusieurs instants ? Peu à peu, son dégoût s'active. Visible à l'intérieur de son propre regard qui se baisse une énième fois. L'ignorant. Frémissant légèrement à la chaleur partagée, au souffle échappé en sa direction. La sonnette d'alarme s'active dans son esprit. Et pas que là, pour être honnête. Répète ce que tu viens de dire. Mais son échappatoire, si on peut l'appeler ainsi, est de courte durée. La main de Sal contre son cou, sa tête redressée, la distance physique toujours autant brisée. Dante fronce les sourcils. Tandis qu'il rétorque finalement, son corps se bloque. N'arrive pas à se dégager de peur de le trahir encore plus. De trahir le fait qu'il est perturbé. Qu'il ne devrait pas l'être. « Que tu m'dégoûtes ? » Répète-il comme demandé, grinçant des dents. Pourtant, c'est sa limite là. Il ne supporte plus leur proximité actuelle. Il redresse difficilement l'une de ses mains qu'il pose fermement sur le torse du frangin. Cherchant à le repousser alors que l'autre veut faire lâcher prise à celle de Salvo. Libérer son menton. « T'es trop proche. Bouge. » Ce n'est même pas une demande. Cela résonne à l'instar d'un ordre, très déplacé envers son aîné. Et en attendant d'avoir une quelconque réaction, il est obligé de s'en occuper lui même. De reculer sa propre tête, de pousser plus fort. D'une main. Les minutes de calme commencent à passer. Peu à peu, mélangée à son envie comprimée, la colère reprend forme – au moins au sein des pupilles. Mais surtout : un réel besoin de fuir. Face à une forte prise, sa main agrippe toujours sa semblable. Celle du plus âgé, serrant fort. Compressant sans doser, atteignant les points sensibles – ses doigts s'en chargent.

« Mais tu vas foutre le camp ?! » La hargne refait surface. Des ressentiments qui paraissent étrangement différents que tout à l'heure. Dan ne se souvient pas avoir été un jour aussi proche de Salvo. Ou alors il était trop jeune. Maintenant, si peu de distance est forcément mal pris. Trop de tensions charnelles subsistent, le bloquent. Avec un homme, ce n'est plus possible pour lui. Impensable. Rejeté. Il crache dessus. Son rythme cardiaque fait des siennes. Ses pensées également. « Je suis pas une de tes putes avec qui tu peux t'amuser à dominer. » Il n'est que le bâtard, le frangin bâtard. Au final, ne vaut-il pas mieux qu'une pute aux yeux de beaucoup de personnes ? Peut-être est-ce même ainsi que Sal l'a toujours considéré. Il se sent extrêmement con à se mettre à y penser à ce genre de moment. Essayant alors de se concentrer sur autre chose qui pourrait lui éviter de tels songes, mais avec de grandes difficultés. La chaleur commence à monter, plus importante qu'avant. Il n'a aucune idée de si son faciès est touché ou non. Ça, il n'y a que l'autre Capone en mesure de le savoir. De le voir. S'il pouvait, il l'en empêcherait. Il lui crèverait les yeux à l'instant. Et dans son malaise évident, il est assez fou pour tenter la chose. Sa main encore libre cherche à proximité, avec ce qu'elle est en mesure d'atteindre, quelque chose de coupant. Et sur la table à côté du canapé, il n'y a malheureusement pas grand chose excepté un verre vide. Qu'il brise entre ses doigts après l'avoir frappé contre le mobilier. Ne laissant qu'entre ceux-ci un bout de verre qu'il amène en direction du visage de son aîné. Menaçant. Le liquide carmin s'écoulant de sa propre main. Cette fois-ci, il a vraiment pété un boulon.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Lun 8 Juin - 17:32

L'humain me ronge de trop, j'ai le même comportement que lui. Il me brise de l'intérieur, me brûle le sang et fait de mes organes de pauvres cendres s'éparpillant au quatre vents. La trahison et l'autodestruction m'attirent. J'ai plongé dans un cercle vicieux qui n'a cesse de recommencer encore et encore. J'ai beau me battre contre mes propres démons, il en revient toujours. Et je crois que Dante est le pire de tous. C'est le cerbère, tous se sont échappés sous sa mégarde passagère. Je les sens à présent grouiller sous ma peau comme les vers d'un cadavre. Si j'inspire trop fort, j'ai la sensation que l'odeur nauséabonde de la mort me colle à la peau. Je me pose une énième fois la question du pourquoi du comment j'en suis arrivé là. Cette pute, ce n'était qu'une excuse pour venir chez Dante et massacrer le peu de respect qu'il restait entre nous. Maintenant, c'est juste un dessin qui n'a pas de sens, les personnages ne ressemblent qu'à des ombres mais les tâches de rouge sont inévitablement le sang de leur douleur, il n'y a plus de doutes sur ça. J'en souffre. Cette impression de domination ne me donne aucun plaisir. Si mes doigts se resserrent autour de son cou ce n'est que par nécessité. Je sais qu'il m'échappera si je le lâche une seconde. Je l'ai déjà laissé derrière moi une fois, ce n'est pas pour lui rendre sa liberté maintenant. Je crois que je n'ai jamais voulu lui donner en réalité, j'ai seulement été con. Préférant le protéger d'une pseudo violence qui me possédait. J'ai le coeur qui part en vrille à voir sa peau changer sous mon corps. J'ai envie de le lâcher et de m'excuser, de lui rendre tout ce que je lui ai volé et m'en aller, pour de bon. C'est pas une vie.
Voilà,
c'est ce que je me répète inlassablement.
C'est pas une vie, même pas une relation. C'est rien du tout. Tout n'est que destruction et douleur. J'ai pas envie d'y croire. De me rendre compte des choses. J'aimerais encore fermer les yeux et me remémorer nos souvenirs enfantins mais c'est impossible à présent. Dans les nuits futures, ce sera cette image de Dante qui me hantera. Ce seront ses paroles qui résonneront dans ma tête. Il n'y aura plus l'innocence passée, seulement l'amertume actuelle. Cette amertume que j'aimerais détruire à coups de couteau. Mes sourcils se froncent alors que mes doigts retrouvent un peu plus de force. C'est à peine si je sens les doigts de Dante contre mon torse. Je ne me concentre plus que sur ses yeux qui aspirent tout de moi. Mon âme est en train de se morfondre au fond de ses pupilles. J'aimerais la rattraper mais elle me fuit, effrayée par tout ce que j'incarne. « Que tu m'dégoûtes ? » Et Dante qui en rajoute une couche. Le coeur qui s'agite, je l'ai au bord des lèvres maintenant. Si je parle trop fort, mon frère le recevra en pleine tête. Ce doit être pour ça qu'elles tremblent de colère et que ma peau est si moite. Je suis sur le poing de me désagréger.

Nous sommes dans le carrefour des chemins maintenant. Tous m'appellent mais impossible de savoir lequel n'est pas empoisonné. J'ai tellement besoin de me débarrasser du venin qui me brise le coeur que je pourrais faire mon choix par précipitation. Alors, je reste là, au milieu. Je me plante au dessus de Dante en essayant de le comprendre mais la seule chose que je vois, c'est son visage. Il est changeant. Quelque chose ne va pas et non pas seulement à cause de moi. « T'es trop proche. Bouge. » Mais je le fais pas, je le regarde. Mes sourcils se froncent à nouveau tandis qu'une goutte de transpiration coule sur mon front. L'entendre parler me donne envie de serrer d'avantage pourtant, je sais que si je continue je pourrais le tuer. Le soucis c'est que j'ai pas envie d'en arriver là. Lui faire du mal moralement me détruit assez comme ça. Les douleurs physiques sont trop visibles pour les ignorer, ce serait encore pire. « Mais tu vas foutre le camp ?! Je suis pas une de tes putes avec qui tu peux t'amuser à dominer. » Ses mots me font lâcher prise une seconde mais la rage grimpe en flèche à cette comparaison. J'ai horreur de l'entendre se comparer à une pute. Ma mâchoire se serre brusquement alors qu'un bruit de verre me brise les tympans. J'ai à peine le temps de changer la trajectoire de mon regard que le sang me saute presque au visage. Cette fois, je ne le reconnais plus. Le Cerbère qui se retourne contre les enfers. Mon âme qui se déchire et ma main qui part violemment contre sa joue. Je lui balance un revers si puissant que je peux presque sentir mes os craquer. J'en profite de son moment de faiblesse pour écraser son arme au sol. J'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Est-ce que je l'ai poussé si loin ? C'est comme s'il s'en était allé au plus profond de ses retranchements, dans de nouvelles terres, encore vierge de sa folie. Je pourrais m'arrêter là mais comme Dante, je ne suis plus le même. Mon métabolisme est en train de changer, une toute autre énergie lui donne de la force : bien plus malsaine que la précédente. Ce doit être pour ça que je recommence mon action et le frappe à plusieurs reprises au visage. Ce n'est qu'une fois qu'au moment où le sang coule de son nez que je me calme.
BAM.
La vérité qui m'éclate à la gueule. Retour sur terre.
Mais qu'est-ce que j'ai foutu ? Pourquoi je me suis emporté comme ça ? Moi, qui mettais tout en oeuvre pour ne pas blesser mes frères me voilà les mains recouvertes de sang. Et ce n'est même pas le mien ou celui d'un inconnu.
Merde ... merde.
Ma voix panique. Le grand Sal qui perd ses moyens, on aura tout vu.
J'suis désolé putain. Mais merde, tu-
T'étais en train de péter un câble, ça s'est déteint sur moi. On dit pas à sa son petit frère, on lui dit pas qu'il est en train de devenir taré. Non, on l'aide, on lui balance pas de telles merdes à la tronche. Alors, l'esprit perdu, les yeux choqués par mes propres gestes, c'est là que je me redresse. Mes mains tremblent encore de colère mais j'ose pas les regarder. Je déteste ce sang qui les recouvre. J'ai besoin d'une douche, de me débarrasser des preuves de mon dérapage. Je veux croire que ce n'est qu'un cauchemar. Mon nez coule, je l'essuie du revers de la main mais c'est encore pire, je m'étale le sang de Dante sur tout le visage.
T'as raison, j'vais y aller ... c'est mieux comme ça.
Je parle lentement pour pas perdre le peu de contrôle qu'il me reste. Et alors que je me retourne pour quitter son appartement foireux, mon genoux claque violemment contre la table basse et c'est là que tout s'arrête.
Que tout se brise momentanément. C'est un peu comme si ce coup insignifiant venait de déclencher toutes les douleurs que je refoulais jusqu'ici. Un gémissement brise l'air comme un éclair. Quelques larmes coulent mais c'est à peine si elles se voient avec la transpiration et tout le sang. Pourtant, je me retourne pas vers Dante, j'ai pas encore envie de le voir dans cet état. Et puis j'ai pas envie de lui montrer ces foutues larmes non plus. Fierté de merde. Famille de crevards.
Okay mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu me pardonnes ?
Mon pouce et mon index pincent l'arrête de mon nez, juste entre mes deux yeux pour tenter de stopper les larmes mais ça ne suffit. Quelques furies coulent encore.
Dis-moi le parce que je sais pas ce que je dois faire là.
Je rends les armes, pour la première fois, je me livre. Perdre Dante, c'est insensé.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Lun 8 Juin - 23:23

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Il n'y a plus rien de censé. Le néant au plus profond de Dante, aucune parole capable de le stopper dans ses songes clairement assombris. Dans son geste qui a pour but de s'en prendre certes à lui-même – sa main en sang en témoigne mais pire encore à Salvo. C'est son besoin momentané. Fou, inconscient, basé sur une pulsion bien trop aveugle. Sauf que voilà, tout se stoppe. L'aîné ne préfère pas attendre un autre mouvement de travers. Le désarmant. Écrasant le verre désormais inutile si ce n'est à blesser quiconque se baladerait sans chaussures ou n'importe quel bout de peau qui entrerait en contact avec. Coupé dans son élan, Dan fixe son vis-à-vis. Encore plus contrarié et pourtant étonné. Peut-être ne s'attendait-il pas à une réaction aussi vive, sans parler de la suite qui n'est pas tendre avec lui. De un, de deux, de trois, tous partent en direction de son faciès. Les coups s'enchaînent sans qu'il n'ait le temps de répliquer quoi que ce soit. Il encaisse de toute manière sans gronder. Sans se plaindre, appréciant presque plus ceci que le silence lorsque leurs pupilles se croisaient un peu plus tôt. Alors même si certes, il sent la douleur résultant des coups, il ne lui demande pas d'arrêter. Aucun geste provenant de son corps et de son visage maintenant bien figé le temps que l'orage passe. Il le mérite. Peut-être. Oui. Mais ce n'est pas tout. C'est la première fois que Salvo le frappe ainsi. L'aîné qui bat le moins âgé. Il a l'impression que tout dure une éternité, que ça ne va jamais s'arrêter – surtout lorsque son nez commence à saigner. Grimaçant légèrement en ravalant sa salive car tout semble terminé. Excepté lui qui n'est pas achevé, juste bien amoché.

Le bâtard cligne des yeux. Visiblement sorti de cette pulsion méconnaissable, sa main ensanglantée trouve refuge sur sa lèvre inférieure pas mieux lotie que son nez. Et dans son élan, il imprègne encore plus de liquide carmin sur celle-ci. Glissant sa langue afin de nettoyer, se fichant comme de sa première couche du goût de fer auquel il n'échappe pas. Merde... merde. Ce sont le début de parole, de réaction de Salvo qui attirent de nouveau son attention. J'suis désolé putain. Mais merde, tu- Emporté. Comment lui en vouloir alors qu'il lui arrive de réagir aussi mal, voir pire si on prend en compte son dernier geste. Ou quelques événements passés. Il ne peut pas non plus dire qu'il regrette d'avoir encaissé les coups, son côté masochiste ayant prit son pied. Non, ce qui dérange vraiment, c'est bien qu'il s'agit de son grand frangin. Son ancien modèle. Et c'est pour cette raison qu'il n'arrive plus à mettre de l'ordre dans ses pensées. A savoir ce qu'il veut vraiment, ce qu'il a aimé ou non. Tout. Même ses propres réactions qui ont probablement étés trop loin. T'as raison, j'vais y aller... c'est mieux comme ça. N'ayant rien à rajouter, rien qu'il souhaite actuellement révéler, Dante baisse la tête. Observe sa main coupée. Imagine à quoi ressemble son faciès. Pourquoi a-t-il envie de retenir Salvo, d'un coup ? Il lui a pourtant clamé plus d'une fois de dégager. C'est trop bête. Par fierté, impossible pour lui d’énoncer ces mots. Un simple reste lui écorcherait la gueule à coup sûr. Donc, lui apportant son aide, c'est son mobilier qui décide de retenir son aîné. Merci, la table basse. Le gémissement de douleur de ce dernier lui fait encore lever la tête mais impossible de le dévisager. D'apercevoir une quelconque réaction de par ses expressions. Okay mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu me pardonnes ? Ce n'est pas violent. Ce n'est pas insultant. Arquant un sourcil, la bouche entre-ouverte, il sent bien que c'est leur dernière chance. Sa dernière chance. Quel petit frère fait-il s'il n'est même pas capable de pardonner son aîné pour ses erreurs commises ? Tout le monde en fait. Le temps a coulé sous les ponts. Mais lui, il est trop borné. Il ne sait pas quoi lui rétorquer, si ce n'est qu'il ne possède pas la réponse. Peut-être qu'au fond, c'est tellement le bordel dans son esprit qu'il n'a pas envie de prendre un moment pour tout décortiquer. Faire le ménage n'est pas facile, autant dans la vraie vie que dans sa tête. Dis-le moi parce que je sais pas ce que je dois faire là. Bon sang Dante, réagis. Le pire c'est qu'il commence à s'en douter. Que Salvo craque, qu'il rend les armes, sans quoi il ne lui demanderait pas tout ça. Sans quoi sa voix ne serait pas aussi écorchée.

Et puis merde. Dante se relève entièrement, sentant en plus de son visage ainsi que sa main, ses genoux – ou ses jambes le tirer un peu. Faute d'avoir été assis pendant trop longtemps avec un poids sur lui. Enfin ce n'est franchement rien. Il avance jusqu'à Salvo, restant derrière lui. Craignant de découvrir ce qu'il cache, donc son visage. Probablement aussi sa fierté. Lui n'aimerait pas qu'on la découvre. A sa place. « C'est pas plutôt à toi de chercher la réponse ? J'en sais rien moi. » Les yeux comme dans le vide, il essaye de formuler autre chose. De ne pas se contenter de paroles qui n'avancent à rien pour arranger leur relation. S'il est encore possible de l'arranger à ce stade là. « T'es toujours un connard. Rien ne me garantis que tu vas pas m'abandonner une seconde fois. Et si ça arrive... » Dan ne termine pas. Ce n'est pas la peine, il n'a pas envie car il ne sait pas exactement ce qu'il fera si ça arrive. Outre réellement vouloir l'envoyer six pieds sous terre. Sans certitude, il n'a pas trop envie de se jeter dans la gueule du loup. Encore. Ne sachant quoi dire de plus pour l'instant, il contourne Salvo. Il décide de constater par lui-même ses réactions et regrette immédiatement. C'est une sorte de douche froide. Son frangin a l'air sincère, sinon pourquoi apercevrait-il quelques larmes vaguement essuyées ? Vainement dissimulées à ses yeux. Il soupire, préférant détourner le regard plutôt que continuer à voir lui aussi ce spectacle. Tous deux amochés autant physiquement que mentalement, ils ne sont pas beaux à voir. « De toute façon, avant de penser à te pardonner, j'suis obligé de faire ça. » Sans lui laisser un quelconque temps de réponse, son genoux valse jusqu'à l'entre-jambe de son grand frère. Œil pour œil, dent pour dent. Famille ou non. Il a bien le droit, après tout. « Ça te fera une meilleure raison pour pleurer. » Bon, il n'a pas pu s'en empêcher quitte à écraser la fierté de Sal. Juste un peu. En contre-partie, il songe quand même à faire des efforts. Il semble suffisamment calmé pour ne plus vouloir le faire dégager et tenter de réparer les pots cassés... Du moins essayer. Dan réalise d'ailleurs que depuis tout à l'heure, il a laissé le sang s'écouler de son nez jusqu'à tâcher le sol. Génial, cet appartement ressemble maintenant d'autant plus à un taudis puant la mort. Son réflexe est donc tardif mais tant pis, sa main la moins tâchée de sang et encore en bon état glisse pour empêcher le liquide carmin de s'écouler un peu plus. Le flot est moins fort mais tenace. « Tu veux prendre une douche ? » La proposition est plutôt maladroite. Il a même l'impression de regretter juste après lui avoir proposé, mais bon, c'est trop tard. Et il faut qu'il fasse des efforts. Même à contre cœur, essayer. Tenter. « T'as une aussi sale gueule que la mienne maintenant. » Sans pour autant se priver de ce genre de répliques cinglantes.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mer 10 Juin - 0:21

J'voudrais m'arracher la tête pour faire taire ces larmes. J'aimerais poser mes mains sur mes yeux et ne plus jamais les enlever. Je déteste cette sensation de faiblesse qui ne cesse de s'agrandir en moi. C'est évident que je vais mal et que cette histoire m'affecte. J'en chiale, comme un putain de gosse qui vient de se faire plaquer. Les maux s'extériorisent sous forme d'eau salée et rien ne peut plus les retenir. Les vannes sont ouvertes, je me vide de tout ce poison que je retenais en moi avec une application presque parfaite. Je parviens difficilement à pouvoir relever la tête tellement la honte pèse sur mes épaules. Le grand frère qui craque avant le petit, on devrait me pendre pour une telle connerie. J'ai envie de prendre mon téléphone et d'appeler Bart pour lui demander de venir me chercher. D'effacer ces larmes connes sur mes joues et partir faire la tournée des bars avec lui ou tout simplement rentrer dans sa baraque de merde et faire croire que tout va bien. C'est toujours plus facile avec lui, de toute façon. Le simple fait de penser à mon frère me suffit à aller un peu mieux. Ma peau est en train de s'assécher et le sang pourrait presque disparaître contre mes doigts. J'essaie de retrouver un équilibre mais tout est si fragile que je ne me sens plus capable de rien. Je lâche prise, j'ai plus envie d'être celui qu'on regarde avec admiration. Je veux pas ressembler à un bloc de glace que l'on ne peut même pas détruire tant il est vieux et figé. Je suis en train de fondre et c'est peut-être mieux comme ça, au fond. Ça m'évitera de continuer à agir comme un con. Enfin, je crois. J'en sais rien. J'agis tellement connement ces derniers temps que je ne cesse de me surprendre. Ma main se pose contre ma nuque alors que ma peau semble me gratter. Je me retiens d'y enfoncer mes ongles pour ne pas m'irriter d'avantage. On peut voir un peu partout sur mon corps des rougeurs causés par les grattements excessifs. Vieux tic développé à force de me concentrer sur cette fichue puce insérée dans mon corps. Elle aussi je la déteste. Tout m'irrite, tout m'énerve. Je sens qu'une part de moi n'est pas encore en paix. C'est comme être sur bateau dont les vagues s'échouent inlassablement contre lui pour le faire bouger dans tous les sens. Moi, je suis lessivé, crevé de ce remue ménage permanent. Je suis un homme de la terre, pas des eaux profondes et agitées. Les légendes pirates ne m'ont jamais attiré.

Dans mon dos, Dante s'éveille et quitte son état secondaire pour se redresser. Je peux sentir sa présence et deviner ses gestes. Je sais qu'il va encore m'en faire baver mais c'est sans importance.  « C'est pas plutôt à toi de chercher la réponse ? J'en sais rien moi. » Le soucis c'est qu'il faut toujours me faire un dessin pour tout, je suis un handicapé en relation sociale. Et avec Dante c'est encore pire. J'ai jamais su agir comme il le fallait avec lui. J'sais même pas si j'ai essayé un jour seulement. Ca m'apprendra de prendre les gens pour acquis. Un frisson traverse mon corps à l'idée de ne pas pouvoir arranger les choses mais les larmes ne coulent plus. C'est déjà ça. Elles se sont calmées, je commence à retrouver mes traits normaux de mec mafieux. Cliché. « T'es toujours un connard. Rien ne me garantis que tu vas pas m'abandonner une seconde fois. Et si ça arrive... » Le pire dans cette histoire c'est que j'ai envie de lui promettre que je partirais plus. Que j'suis là dans l'unique but de rester et le soutenir. Les paroles me brûlent les lèvres mais son corps se rapproche du mien. C'est trop tard. Il me coupe dans mon élan de bonté désespérée. Je suis en train d'agir sous la peur de le perdre. Une peur si brusque qu'elle m'empêche de respirer correctement et d'agir naturellement. Tout est sous tension. « De toute façon, avant de penser à te pardonner, j'suis obligé de faire ça. » J'ai même pas le temps de froncer des sourcils ou de me poser une question que son genou est déjà au mauvais endroit. Une douleur me prend alors que je me tords en deux, posant mes mains contre mon entrejambe pour la protéger d'éventuelles représailles. Des insultes quittent mes lèvres en italien, impossible de les retenir. Je pourrais le frapper à nouveau si seulement son visage amoché ne m'était pas si clair. A le voir comme ça, je me sens monstre. On est loin du grand frère protecteur. On est loin de toute relation familiale. Je crois qu'on est en train de jouer à cache cache avec notre complicité, c'en est enrageant. « Tu veux prendre une douche ? » J'ai tellement de mal à croire à sa question que je redresse lentement la tête pour le regarder, comme si je lui demandais confirmation. Me doucher ? Vraiment ? Après tout ça ? Merde Dante, tu serais pas un putain de bipolaire ? Ma gorge se noue alors que je me retrouve incapable de répondre quoi que ce soit pour le moment. Je parviens tout juste à me remettre de la douleur. « T'as une aussi sale gueule que la mienne maintenant. » Le sourire qui se dessine sur mon visage est à peine visible et se fane en quelques secondes seulement. L'heure est pas au rire mais elle est à quoi au juste ?

Je laisse un silence s'étirer, le temps de passer une main dans mes cheveux et les coiffer vers l'arrière pour les empêcher plus longtemps de se coller contre mon front.
Toi aussi t'as besoin d'une douche. Mais surtout, faut soigner ta main. Suis-moi.
Je lui laisse pas le choix, au gamin. J'attrape brusquement son poignet pour le conduire jusqu'à la salle de bains sans lui accorder un regard. Je lui fais signe de s'asseoir sur la cuvette des chiottes et commence à chercher de quoi le désinfecter. J'prends ce qui me passe sous la main et laisse mes genoux se poser par terre.
Il reste des morceaux dans ta peau.
J'le regarde toujours pas pendant que je parle, trop occupé à essuyer le sang et tenter d'enlever les bouts de verre qui le charcute. Putain de merde, mais quelle idée il a eu ? Quelle foutue idée ? Des tas de questions traversent ma tête mais je les réduis au silence pour ne pas déclencher une nouvelle vague de haine entre nous. Je me redresse doucement et plonge mes yeux dans les siens.
Lève les bras.
Je reprends lentement mon rôle de frère sans même m'en rendre. Et sans vraiment lui laisser le choix, mes doigts attrapent son t shirt pour le lui ôter. Une grimace se dessine sur mes traits lorsque son torse meurtris m'apparaît. Voilà ce que j'ai raté durant toutes ces années. Et quelque chose me dit que ce n'est qu'une infime partie de l'iceberg.
Inconscient.
C'est ce que je lui souffle alors que mes phalanges prennent le temps de redessiner ses blessures passées. Mes yeux se perdent sur son épiderme sans même se rendre compte du contact trop prolongé et intime que je lui donne.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mer 10 Juin - 2:31

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ L'air de rien, voir son frère se tordre ainsi de douleur en raison du coup bien porté le satisfait. Allège légèrement sa rancune qu'il a de toute manière suffisamment mis de côté pour lui proposer de prendre une douche. Une étape délicate mais débutée. Et en cet instant il ne craint aucune représaille de la part de son aîné. Loin d'être confiant, il se moque simplement que son visage déjà amoché mettre plus de temps à cicatriser. Ou ailleurs. Quel idiot. A force, son corps va devenir une vraie œuvre d'art accumulant les marques. Les débris de conflits passés voire toujours d'actualité. Ainsi il n'oublie jamais rien, surtout lorsque c'est trop important. Tout reste gravé dans la chair. Ce qui en vaut réellement la peine. Quoi qu'il en soit, les minutes s'écoulent et la souffrance de Salvo s'estompe peu à peu, ce dernier lui rétorquant juste après. Toi aussi t'as besoin d'une douche. Mais surtout, faut soigner ta main. Suis-moi. Ce n'est même pas une proposition. L'autre attrape son poignet, lui arrachant un grognement sans pour autant se détacher. Il le suit sans histoires jusqu'à la salle de bain puis s'installe sur la cuvette des chiottes qu'il baisse auparavant. Si le bâtard n'a pour le moment montré aucune résistance, cela ne l'empêche pas de pester. Pour qui il se prend maintenant, celui-là ? Il semble reprendre son rôle de grand frère sans le prévenir. Le laissant coincé entre de nouveaux ressentiments ainsi qu'un manque de réaction évident. Dante a également cette impression de faire un bond dans le passé. Un bond qui lui retourne sauvagement le cœur l'espace d'un instant. San tarder, il dégage la nostalgie à coup de balais au sein de son esprit. Il se concentre de nouveau sur le moment présent.

Il reste des morceaux dans ta peau. Puis de toute façon, même s'il comptait se perdre dans ses songes ou une quelconque nostalgie, la douleur le ramène très vite à la réalité. Alors il grimace un peu. Grince parfois des dents. Laisse le champ libre à Salvo de faire ce qu'il souhaite de sa propre main. Voici bien la preuve qu'il ne s'en préoccupe pas tant que ça malgré son utilité. Au moins est-il bien conscient qu'il se portera mieux une fois les derniers bouts de verre ôtés. Ce qui ne tarde pas. Peu après, il croise les pupilles de son aîné sans once de remords. Lève les bras. Encore un ordre. Son frangin reprend les devants, essayant peut-être de rattraper le temps perdu ? Mais sa demande reste étrange. Dante n'a aucune idée de ce qu'il compte faire si ce n'est, par la suite, continuer à le déshabiller. Pour la douche. Mince quoi. Ce n'est plus un gamin maintenant. Rien que cette idée lui arrache un frisson dans le dos, suffisant pour lui procurer une énième grimace sur son faciès. Malgré tout, un peu forcé, il s’exécute et lève les bras. Adieu son cher haut. Inconscient. Salvo fait sans doute référence à l'état de son torse, chose dont il n'a aucune honte. Il ne cherche pas à dissimuler les traces laissées par tant de mésaventures même si devant son ancien modèle, c'est plus gênant. On dirait que ça l'affecte. Tant pis. « Je regrette rien. » Ce qui est fait est fait. Dante, comme il vient de le clamer, ne regrette rien. Il l'a bien souvent cherché et a donc récolté ce qu'il a semé. Sans faire preuve de lâcheté, quitte à encaisser, quitte à se démolir bêtement sans raisons. Et en y réfléchissant, il ne regrette pas que son aîné assiste à un tel spectacle. En revanche, il regrette vivement la main de celui-ci retraçant les contours de son torse. Pile aux endroits marqués par le passé. Ceci lui arrache d'autres frissons. Sa langue claque contre son palet et sa main en bon état est la seconde à réagir, agrippant sans douceur son poignet pour qu'il se stoppe. Sans aucune parole, il lui offre un regard très noir. Cette échange visuel parle à sa place.

« C'était quoi ton but là ? J'suis assez grand pour me déshabiller tout seul. » Évidemment, après tant de bons sentiments dans la douche plus tôt proposée, il ne peut pas s'empêcher de refoutre le couteau dans la plaie. Et pas qu'un peu. « Je suis plus un gamin Salvo. Entre toi ça dans le crâne, t'as loupé une bonne partie de ma vie. » Mais juste après ses dernières paroles, il réalise qu'il y va de nouveau trop fort. Qu'il ne laisse aucun répit à son frangin qui vient de faire un pas vers les efforts. Même minime, c'est mieux que rien, et voici de quelle manière Dante le remercie. En lui en foutant de nouveau plein la gueule. Il baisse quelques instants les yeux. Lâchant par le poignet de son aîné pris en otage par sa main. Il songe à s'excuser mais bien évidemment, rien ne sort d'entre ses lippes entrouvertes. Juste un silence. Inutile de s'attarder dessus. « J'vais essayer de faire des efforts... » Un soupire s'en suit. Le bâtard laisse une seconde chance. La toute dernière. Chose qui n'est pas vraiment dans ses habitudes après un tel coup foireux... Et le pire dans tout ça ? Il sait déjà qu'il va amèrement s'en mordre les doigts. Comme la première fois. En décidant de recommencer à s'ouvrir à lui, de rafistoler leurs liens brisés, il s'engage à être intérieurement dépecé si Salvo joue au con. Ou s'il joue au con avant lui. Pourquoi ne pas, après tout, lui faire ressentir ce que lui a ressenti en l'abandonnant dans peu de temps ? Dante y a vraiment songé. L'idée lui a traversé l'esprit avant de s'écraser au sol. Bien vite laissée de côté. Cela lui arracherait autant le cœur, en plus de parfaitement connaître cette souffrance. Il faut croire que la rancune de ces dernières années n'a en rien effacé son attachement envers son grand frère. Certes ignoré, salement ligoté au plus profond de sa tête mais jamais annihilé. Ruminant encore doucement, Dan redresse son faciès. Il fixe son aîné puis montre du doigt son haut toujours sur lui. « Tu sais quoi... montre moi que t'es moins inconscient que moi. Enlève-le. » Rien de déplacé là dedans. Et contrairement à ce que ce dernier a fait avec lui un peu plus tôt, il n'y touche pas. Il provoque juste en se relevant. Se dirigeant vers le lavabo histoire de se rincer un peu le visage. Puis se retournant afin de constater le résultat.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mer 10 Juin - 23:45

Je sais pas si c'est une bonne idée de rester. Je veux dire, si c'est réellement le moment ou pas. Y a qu'à nous voir pour comprendre qu'on est encore trop fragile pour demeurer dans la même pièce sans avoir l'impression d'aspirer l'oxygène de l'autre. On est pas fait pour rester en contact, c'est ça de s'être perdu si longtemps. Je peux m'en prendre qu'à moi-même. Je me suis barré, il est resté, on a évolué et maintenant ? Maintenant c'est la merde. On nage dedans et ça infecte nos pauvres blessures. C'est pas quelques pansements et un peu d'eau qui va changer la donne. Je sens que la maladie est en train de posséder mon âme et que rien ni personne ne pourra l'arrêter. J'sais même pas pourquoi je suis là, à caresser sa peau pour tenter de me remémorer des souvenirs lointain. On était des gosses, c'est tout, rien de plus. Si on a pas su tenir à l'âge adulte ce doit être pour des raisons bien claires : on doit pas être fait pour ça. Mais moi, je suis incapable de l'accepter alors je le regarde une énième fois et je me promets de ne plus recommencer. Une part de mon esprit sait que je me mens mais c'est bien plus facile comme ça. J'ai pas envie de penser à toutes les erreurs que je vais encore commettre. J'en ai assez fait pour m'en rajouter quelques unes sur les épaules. Il faudrait peut-être que je me suicide, que je mette fin à mon existence pour cesser le massacre. Le plus dommage dans cette histoire, ce sont ces moments de calmes comme celui là. Je sais qu'ils finiront gâché par ma connerie. C'est évident mais ça m'apprendra à ne penser qu'à moi et oublier les autres. La solidarité fraternelle mais putain, c'est de la pure invention. On a jamais rien fait l'un pour l'autre sans en tirer un profit. A l'heure actuelle, j'sais même pas si je pourrais sacrifier ma vie pour Bart ou Dante. Lorsque j'ouvre bien grand les yeux je me rends compte que je fais face à des inconnus et c'est ce qui a le don de me briser encore plus. Parce que je réagis comme un véritable connard et que ma seule défense, c'est l'éloignement. Je pourrais quitter leur vie pour ne plus avoir à faire face à leur rancœur mais jamais arranger réellement les choses. C'est bien trop difficile pour moi. Un rien et je bascule, ça sert à rien d'être grand quand on a pas de prise. Je suis pas plus lourd qu'une plume, au fond, un coup de vent et c'est le tourbillon de la vie qui m'emporte. Pourtant, aujourd'hui, il n'y a pas la moindre brise. Seule la peau brûlante de Dante parvient à me déstabiliser. C'est pour ça que je la touche, par peur d'avoir un choc thermique et de me casser la gueule. Je sais qu'à la moindre marque de faiblesse que mon frère ne me fera pas de cadeaux. On s'offre jamais de roses entre Capone, que des coups de poings dans la gueule. Le père a bien fait son boulot en élevant sa troupe de garçons. De véritables guerriers à l'âme amère.

« C'était quoi ton but là ? J'suis assez grand pour me déshabiller tout seul. » La voix de Dante me ramène à l'ordre alors que mes mains retrouvent le vide. Mon but ? Quel but ? Maintenant que j'y pense, je ne trouve pas de réponse. J'avais seulement envie qu'il enlève son t shirt et que nos peaux se retrouvent une nouvelle fois. J'avais besoin de ce contact timide pour retrouver un semblant de complicité. J'en ai marre des mots, j'ai besoin de gestes, de vérités, j'veux pas de théories bidons consistants à nous sauver. On sait aussi bien l'un que l'autre que ça ne suffira pas. Nos cerveaux sont en feu. « Je suis plus un gamin Salvo. Entre toi ça dans le crâne, t'as loupé une bonne partie de ma vie. » Ma mâchoire se serre mais je lui réponds pas parce qu'il a raison. C'est plus un gamin, il a même du poil au menton. On peut plus se foutre de sa gueule, maintenant. Et puis je sais qu'il se sert de ses poings, il n'hésite pas. Les années ont aussi eu raison de Dante. Il ne reste rien de son innocence passagère. Tout n'est que poussière et tristesse. J'ai beau creuser mais je ne vois plus de lumière, plus de point de repère. Qu'est-ce qu'on a bien pu te faire pour que tu tombes si bas ? Regarde-toi. J'ai du mal à avaler ma salive alors que le monde continue de tourner. La terre se fiche bien de savoir que mon petit frère va mal. La terre pourrait le tuer de ses propres mains. Elle s'en fiche. Et moi ? je sais pas. J'essaie de m'impliquer mais une barrière m'empêche de l'atteindre réellement. Je crois qu'il me faudra bien plus de sorts et de tours pour essayer de la contourner. « J'vais essayer de faire des efforts... » C'est bête mais j'y crois tellement pas à ses paroles que c'est à peine si je les entends. Elles me glissent dessus et partent fondre sur le carrelage. Personne n'essaie de les sauver, surtout pas moi. Ma peur de la déception est si profonde qu'elle m'empêche de réagir correctement. Alors, je reste là et je le fixe se remuer. Je commence même à m'habituer à son visage fracassé par mes mains. Il est marqué, maintenant. Dante ne pourra pas dire que je l'ai abandonné. Je suis ancré dans sa peau. Et dans quelques semaines s'il le faut, je reviendrais pour le marquer au fer rouge histoire qu'il n'oublie pas que je suis là. Et tant pis si Bartolomeo doit gueuler. Quelle idée de vouloir le marier. Dante est trop jeune, il le sera toujours trop à mes yeux. Et si ce n'est plus pour l'âge je trouverais forcément une autre raison. Il est mien, du moins, c'est ce que mon cerveau n'a cesse de me répéter depuis que je suis entré dans cet appartement. C'était un véritable feu d'artifice lorsque le prénom de mon frère est entré dans ma tête après des mois de rien. « Tu sais quoi... montre moi que t'es moins inconscient que moi. Enlève-le. » Un rire silencieux quitte mes lèvres à ses paroles alors que je me redresse à mon tour pour me tourner vers lui. Je le regarde, légèrement de haut. Je suis plus grand mais c'est pas une raison.
Tant pis.

J'hausse des épaules et m'exécute sans un mot. Ce n'est qu'une peau abîmée après tout. La plupart de mes cicatrices proviennent d'Anies ou encore pire, de moi-même. Lorsque je ferme les yeux, j'ai encore l'impression de sentir les doigts de mon bâtard se glisser sous ma peau à la recherche d'une puce-fantôme. Je sais bien qu'un jour ou l'autre nous nous raterons certainement et que j'en paierais le prix fort. Tout ça pour une histoire de liberté. Mon t shirt tombe au sol tandis que ma main caresse mon torse. Je m'efforce de respirer lentement pour ne pas retomber dans mes délires. A cet instant, je me dois de penser à autre chose que cette puce. Dante est là. Il est bien plus important. Et puis il ne comprendrait pas. Il n'y a qu'Anies pour en être apte.
Je n'ai jamais été doué pour te donner le bon exemple.
Mes mots sont accompagnés d'un léger sourire alors que je m'approche d'un pas lent. Je réduis à néant la distance qui nous sépare et effleure son visage du mien. Je laisse un battement de silence nous assommer avant de prendre la parole. Je sens que mes démons sont en train de se foutre la gueule. Dante, leur plus belle convoitise. Je n'entends plus que son prénom résonner dans ma tête.
Mais tu sais, je pense pas que 'faire des efforts' suffisent.
Je lui dis ça en prenant soin de poser ma main sur son épaule pour le retourner brusquement. Son dos me fait face alors que je me penche légèrement vers l'avant pour coller mon torse imbibé de drogue contre celui-ci. Je peux sentir Dante frissonner au contact du lavabo glacé mais c'est sans importance. Je ne réfléchis plus, mes lèvres se posent contre sa nuque alors que ma respiration se coupe. Mes doigts remontent le long de ses côtes pour se poser une nouvelle fois contre son cou sans le serrer. Mes gestes sont plus doux que la moyenne. Je m'applique à tenter de le retrouver. Les souvenirs sont si flous que j'ai la sensation d'être ce toxico à la recherche de sa came mais dans mon cas, ma drogue est notre relation. J'ai besoin de m'assurer qu'elle n'est pas complètement foutue, que je peux encore ressentir autre chose que de la haine pour Dante.
Laisse-nous une seconde chance, prouve-moi que tu en es capable.
C'est à mon tour maintenant de péter un câble. Posséder son frère mais merde, c'est quoi cette idée encore ? Ce doit être à cause de Jon, sa semence devait être un venin. Maintenant, me voilà possédé par le pire des serpents. Celui de l'inceste me brûle la langue.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Jeu 11 Juin - 0:56

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Quelques fines gouttes d'eau, à peine visibles, glissent sur son faciès bien arrosé. Le rafraîchissant autant qu'elles réveillent la douleur présente depuis le pétage de plomb de Salvo. Ce n'est qu'un rendu. Dante en profite également pour apercevoir son reflet et de ce fait l'état de ce dernier. Bien amoché. Bousillé. Encore un peu sanglant. Ses pupilles se perdent dessus quelques instants avant de dévier, fixant toujours le miroir mais distinguant le torse de son aîné juste derrière. Pour avoir une meilleure vue, il se retourne vers lui. Ce n'est pas mieux que son propre cas. Loin de là. Une vraie œuvre d'art de belles conneries, à n'en pas douter, à croire que les Capone les collectionnent toutes. A croire aussi qu'ils en sont tellement fiers qu'ils s’exhibent désormais. Enfin après... ils sont frères. Rien que deux frères tentant de renouer après plusieurs années passées en froid. La meilleure solution pour arranger les choses n'est sûrement pas de se mettre à nu ainsi devant l'autre et pourtant, c'est bien parti pour. Sans gêne, au début, Dan dévisage les muscles de son frangin. Il constate les années qui l'ont marqué autant que lui en essayant d'imaginer ce qui a bien pu causer ces dernières. Se retrouvant coupé aux paroles qui le ramènent vivement sur terre. Je n'ai jamais été doué pour te donner le bon exemple. Dan hoche doucement la tête suite à ça. Il approuve. C'est dingue comme quoi, malgré leur prise de bec, de simples répliques de ce genre parviennent également à lui arracher un faible sourire. Quelque chose qui certes rappelle un passé douloureux mais qui ne sélectionne pas uniquement les mauvais moments. Au contraire, il lui en remémore quelques bons dans le lot. Ce rictus perdure ainsi encore quelques bonnes secondes voire minutes avant de s'étioler au fur et à mesure que Salvo s'approche de lui. Il n'est toujours pas certain du but.

Mais tu sais, je pense pas que 'faire des efforts' suffisent. En repensant à ses paroles, Dan n'est pas en mesure de donner tord à son aîné. C'est bien joli de dire ça. C'était peut-être une manière de s'excuser, d'ailleurs. Une excuse qui ne marche pas avec tout le monde et encore moins lorsqu'elle est employée par lui. Il a toujours été meilleur en action, pas en réflexion ni en blabla inutile. Même en blabla sérieux sur lequel il bute régulièrement. Il n'est tout simplement pas à l'aise avec. Avec Salvo, c'est pareil là. Le bâtard se retrouve dos au mur. Ou plutôt dos à ce dernier qui le guide afin de le retourner. Frissonnant au contact du lavabo froid sur lequel son ventre s'appuie, il a un moment de pause. Un bug soudain quand au contact plus intime dans un sens sexuel que fraternel. C'est la première chose qu'il ressent, lui faisant avaler sa salive de travers. Il se sent emprisonné, tel un animal piégé, n'ayant aucun moyen de fuir. Enfin si, mais aucun intelligent ou qui n'inclus pas la violence. Et pour une fois, Dante préfère se calmer. Encore une bonne excuse pour expliquer le fait que non, il est tout bonnement bloqué sur place. Les lèvres entrouvertes. Son rythme cardiaque qui s'accélère. Les frissons qui continuent de venir le troubler. Le contact ainsi que la chaleur de son aîné l'invite, le provoque. Tout son être semble prêt à craquer. A succomber aux mains de son propre frère tandis qu'une partie de son esprit encore très censée est dégoûtée. Non, il n'aime pas les hommes. Non, non et non. Laisse-nous une seconde chance, prouve-moi que tu en es capable. Et là, c'est comme le couteau qui l'achève par derrière. Il y a trop de douceur rien que dans les gestes, en plus des paroles. Salvo attire Dante dans ses filets.

Pour une fois, le bourreau semble dompté. Maîtrisé. Il se fait violence pour ne pas relever son regard au sein du miroir et ainsi distinguer le faciès de son vis-à-vis. Autant fixer le lavabo, laisser son imagination vagabonder en direction au pire. Puis après tout, ce n'est peut-être pas si terrible que ça. Il se fait probablement des films, Sal non plus n'aime pas les hommes. Pas dans ce sens là. Voilà ce qu'il essaye de se convaincre corps et âme concernant ce dernier en plus de lui-même. Son esprit paraît approuver, pas ses réactions. Pas son corps. « Te le prouver. Comment ? » Un souffle roque s'échappe d'entre ses lippes. C'est quoi cette sensation ? Le torse de son aîné collé contre son dos ? Il se sent tout étrange. Loin d'être dans un état normal à l'instar de tout à l'heure où il a craqué avec le bout de verre. Mais cette fois-ci, c'est différent. Ce n'est pas une pulsion impulsive de violence. Non, c'est tout autre chose. L'une de ses mains glisse doucement contre celle de Salvo qui se perdait plus tôt contre ses côtes. Prenant son temps en caressant presque celle-ci, en commençant à se perdre de vue. Il redécouvre la douceur en sa compagnie. Il essaye également que leur relation prenne de nouveau une tournure saine sans se douter qu'en réalité, elle est tellement souillée qu'il est impossible de la sauver. Quelques minutes s'écoulent ainsi, sans vraies paroles ni même de regards. Seulement un contact insistant entre les deux frères. Avant que Dante ne fasse une bien belle erreur en relevant ses yeux vers son reflet. Il ne prend pas le temps de réaliser, de constater le vrai penchant de cette scène qu'il préfère se retourner pour faire entièrement face à Sal. Ce n'est probablement pas mieux que le miroir. Alors pour échapper une énième fois à la réalité, il avance son faciès. Entre en contact avec la lèvre inférieure de ce dernier, fermant les yeux. Refusant de les ouvrir pour le moment, espérant qu'il est bien au sein d'un cauchemar. Mordillant cette fameuse lèvre qui n'est pas la sienne au risque de la faire saigner. Putain de famille. Putain de grand frère. Putain de drogue. C'est forcément ça qui lui provoque de telles réactions insensées. Soudain, son cerveau ayant enfin un déclic, il se recule vivement. « Bordel, mais qu'est-ce que je fous ? » C'est ta drogue ? A-t-il envie de rajouter. Mais il s’abstient, loin d'être totalement sorti de ce fameux état second.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Sam 13 Juin - 1:48

Je suis en train de dépasser les limites. Mes mains parcourent sa peau tandis que nos chaleurs se mélangent lentement. J'ai la sensation que tous les bruits du monde se taisent pour ne plus laisser que son souffle et les battements de son coeur en premier plan. C'est un peu comme être une bête à la poursuite de sa proie depuis des heures et dont le chair lui revient à peine. Je peux sentir mes ongles s'enfoncer légèrement dans sa peau pour y marquer quelques traînées rouges. Tu ne m'échapperas pas Dante, pas maintenant. C'est tout ce que ça signifie. Parce que s'il se barre je sais pas ce que je vais pouvoir devenir. Fin si, je risque d'intoxiquer Anies et tous ceux qui s'approchent suffisamment de moi pour m'inspirer du dégoût. Tant pis si je dois me retrouver enfermé. Au fond, c'est là que se trouve ma place, derrière les barreaux, pas devant. J'ai des tas de pêchés que je n'ai jamais essayé de noyer, même pas en allant à la messe. Non, moi, je pisse dans le bénitier et je regarde les fidèles se barbouiller mon urine sur le visage. Je me fiche de ces croyances démesurées qui ne mènent que d'avantage à la folie. Et si je devais croire en quelque chose je crois que ce serait ce diable qui n'a cesse de nous brûler de ses flammes. Je l'entends rire au fond de ma tête sur un son de violon mal accordé. Mes yeux s'ouvrent et se perdent un instant sur le miroir d'en face. Mon reflet me fait horreur mais je retiens l'acide remontant le long de ma gorge. Je le ravale et m'échappe de cette réalité en  laissant mon regard dégringoler contre la peau de Dante. C'est tellement facile d'oublier le plus important. Son odeur m'enivre alors que mes doigts se font plus insistants. J'essaie encore de contenir mes pulsions mais elles se battent sous ma cage thoracique et s'évacuent sous forme de gestes possessifs. Dante doit certainement se sentir oppressé mais je n'écoute plus ses besoins. Mes envies passent avant tout, quitte à détruire le peu d'espoir qu'il peut bien subsister dans cette pièce trop petite pour deux.

« Te le prouver. Comment ? » J'suis étonné de pas l'entendre gueuler. D'habitude Dante aurait certainement hurlé avant de m'envoyer son poing dans la gueule mais cette fois c'est différent. Les choses ne se présentent plus sous le même angle. Je sais pas lequel de nous deux a tourné le tableau mais j'ai l'impression d'avoir la tête en bas et d'être incapable de réfléchir correctement. Un éclair de raison traverse mon esprit mais c'est déjà trop tard. Il s'est tourné vers moi. Nos yeux se mêlent et son océan bleuté m'emporte avec lui. Je peux sentir ses doigts contre mon torse, je les accueille comme les vagues s'écrasant sur la plage. Ils sont reposant malgré le sang encore présent sur sa peau. Ma tête bascule légèrement vers l'avant alors que la distance qui nous sépare se retrouve réduite à néant. Ses lèvres se posent contre les miennes et c'est là que tout part en vrille. Mon corps se casse une énième fois la gueule, se brise, part à la recherche de rêves avortés. On est certainement en train de faire la pire connerie de notre vie et pourtant, je ne parviens pas à l'arrêter ou m'arrêter. En réalité, c'est Dante qui nous sépare le premier. Un gémissement de supplice quitte ma bouche lorsque sa voix résonne dans la salle de bains. « Bordel, mais qu'est-ce que je fous ? » Je le regarde, le corps fébrile, les traits tirés. J'en ai rien à foutre de savoir ce qu'il fait, c'est ça, la vérité. Je suis pas en état de réfléchir et d'accepter mes fautes. Mes phalanges me brûlent, elles doivent regorger de drogue et de passion malsaine. Je sais pas laquelle des deux prend le dessus mais un grognement roule sur ma langue. Mes mains partent dans son dos pour le plaquer fermement contre moi. Nos torses se rencontrent dans une harmonie presque parfaite alors que mon nez se perd dans son cou. J'y dépose des baisers légers et continue en puissance, prenant soin à laisser des marques contre son épiderme déjà défoncée par les cicatrices.
Arrête de raconter des conneries ... et de réfléchir.
C'est ce que lui dis sur un ton un peu brusque. J'veux pas qu'il s'arrête sous prétexte qu'on lui a dit que c'était mal. Puis il m'a embrassé le premier, c'est trop tard maintenant, j'ai besoin de plus. C'est presque vital. Dans la foulée, je colle instinctivement mon bassin au sien et redresse mon visage jusqu'à ses lèvres pour reprendre où nous nous en étions arrêtés.
Tu m'as manqué.
Je lui murmure à l'oreille avant de la lui mordiller légèrement. J'y vais doucement, tout en laissant mes mains se perdre contre son pantalon pour ouvrir sa braguette et le laisser tomber jusqu'à ses genoux. Et au fur et à mesure que les couches disparaissent, la flamme intérieure s'agrandit. Elle brûle tout sur son passage. C'est elle qui me rend si doux et sentimental. Je sais qu'une fois sa lueur éteinte j'aurais tout oublié de ce que j'ai bien pu dire à Dante.
Je t'aime. (mensonge, je vais partir à la première occasion)
Le pire c'est que j'y mets le paquet. Je t'aime c'est pas grand chose, venant d'un frère à un autre mais là, c'est effroyablement dérangeant. Si quelqu'un venait à entrer dans la pièce je suis certain qu'il me mettrait des menottes pour m'euthanasier. Au final, j'crois que c'est la meilleure chose à faire. Pourquoi notre mère a pas avorté quand elle est tombée enceinte de moi ? Elle aurait du sentir à quel point j'étais un mec complètement foutu. On pose pas ses doigts contre l'entrejambe de son petit frère, même si un boxer sépare nos peaux. C'est pas assez. Je suis en train de foirer. Je le sens, je peux plus m'empêcher de l'embrasser de mes lèvres venin. Mon corps se crispe sous le plaisir qui grandit un peu plus au fil des minutes. J'ai l'impression d'être un démon dont l'appétit sexuel est soudainement insatiable. Pourtant, l'espace de quelques secondes, je parviens à me reculer pour le laisser respirer. Mes doigts quittent leur place et retrouvent le vide, en même temps que mon torse et mon être tout entier. Je le fixe, sans rien dire, je lui laisse le choix de réagir comme il le désire. Je n'sais même pas pourquoi je fais ça : une partie de moi l'empêchera de prendre une décision consistant à me repousser une énième fois.
Je suis un loup.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Sam 13 Juin - 14:19

The world is just illusion always
trying to change you
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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Méconnaissable. Dégoûté. Il n'a aucune idée de ce qu'il fabrique là, à avoir rompu le premier l'espace qui le séparait de Salvo. Ce n'est pas quelque chose qui se fait entre frères ou tout bonnement entre deux hommes, pour lui. Mais à force de toujours refouler ses pulsions, de les dissimuler, elles viennent d'éclater au grand jour. Impossibles à contenir. Le trahissant devant son aîné qui de toute manière, semble s'être tout autant écarté que lui du droit chemin. Alors la question ce n'est pas qu'est-ce que lui est en train de foutre. C'est plutôt : mais qu'est-ce qu'ils sont tous les deux en train de foutre ? A cet instant, il aimerait plus que tout se réveiller de ce cauchemar. Émerger tranquillement au sein de son matelas sans personne à ses côtés, sans le souvenir d'avoir été presque souillé par son aîné. Par la drogue de ce dernier ainsi que sa présence. Tout. Ce n'est pas lui, ça. Ce n'est pas lui en train de craquer dans ses bras, à s'être laissé emporté de son plein grès sans gueuler ou même l'envoyer chier. Son conflit intérieur est explosif. Et si Salvo se fiche de son questionnement, Dante se fiche quant à lui de la frustration provoquée. Avant de finir plaqué contre son torse brûlant de désir, semblable au sien. Ce n'est pas une illusion si son corps réagit aussi bien. Ce n'est pas la peine de tout foutre sur le dos de la drogue s'il est le premier à savoir que tout provient de lui. Pourtant, il s'en moque bien. Il renie. Il exècre cette réalité qui ne lui correspond pas. Qui risque, s'il l'accepte un jour, de causer sa perte, plus grande encore que le fait d'être un bâtard.

Jusqu'à ce que Salvo le perde de nouveau. Le bourreau frissonne aux baisers légers, aux marques qui suivent, sa raison se faisant la malle. Sa raison expulsée de force par les sensations agréables auxquelles il fait face. Il est censé, dans sa logique, subir un supplice. Mais il y prend déjà trop de plaisir. Arrête de raconter des conneries... et de réfléchir. Maintenant c'est chose faite. Il ne pourra s'en prendre qu'à lui même au moment des regrets, après coup. Ses doigts glissent instinctivement dans le dos de son aîné, leurs bassins collés, se mordillant la lèvre inférieure par envie d'en avoir plus. Tu m'as manqué. Les mots prononcés par Sal celui-ci sont presque trop beaux pour être vrais. Quoi que, comparé à ce qui va suivre dans peu de temps comme révélation, il n'est pas au bout de ses surprises. Il ne rechigne pas vraiment lorsque son pantalon glisse le long de ses cuisses pour finir au sol, plus concentré sur son oreille mordillée. Sur les ressentis qui émanent principalement de cette partie de son corps sur le moment. Puis enfin, vient le moment où la vraie révélation qui laisse sur le cul arrive. Je t'aime. Deux mots. Deux mots d'amour. Deux mots qui lui paraissent étrangers, trop longtemps remplacés par des insultes ou des conneries. Deux mots à quoi il ne sait répondre si ce n'est par une action. Celle de relever la tête afin de l'embrasser, de noyer tout ce qui le dérange au sein d'un baiser peu recommandé. Il ressent également les doigts de Salvo glisser contre son boxer, titillant son entre-jambe déjà bien gonflée. C'est un nouveau déclic, mais pas de raison. Ses propres doigts viennent apposer leur trace au sein de son dos excepté ceux d'une main qui préfèrent se rendre plus bas. A travers l'épaisseur, s’immisçant jusqu'à la raie des fesses de son frangin. Il n'arrange rien. Il se déteste.

Étrangement, lorsque toute leur proximité physique se rompt de nouveau, ce n'est pas sa faute. C'est celle de Sal qui a peut-être une soudaine prise de conscience sur leur activité prohibée ? C'est aussi ce qui permet à Dan de se reprendre, éloigné de la chaleur de son frère. Le bas du dos collé contre le lavabo d'une température contrastant avec la sienne. Il glisse l'un de ses doigts sur ses lèvres encore tâchées du goût de celles de son vis-à-vis avec une grimace apparaissant sur son faciès. Il n'en a rien a foutre de le vexer ou le contrarier avec une telle expression. Il ne se retient pas avec sa raison qui est revenue au galop. Le danger est pour le moment écarté. Pour le moment. Probablement pas éternellement. « J'te pensais pas de ce bord là. » Il fronce clairement les sourcils, laissant place à son homophobie pour avoir bonne conscience. Juste envers lui-même. « Ça me dégoûte encore plus. » Et pourtant, cela l'étonne énormément. Salvo... Un membre de sa propre famille. Tout prouve, de par ses relations passées, qu'il n'est pas attiré par les hommes. Alors pourquoi. Lui qui clamait vouloir faire des efforts, qui souhaitait repartir sur de bonnes bases avec son ancien modèle, il a cette impression d'avoir été sous une douche froide. Enfin chaude mais froide en réalisant ce qu'il vient de se produire. Bien évidemment, pour Dante, c'est Sal qui a tout débuté. Sa raison est une connasse qui ne garde que les éléments qui l’arrangent. Qui ne croit que ce qui l'arrange. Un doigt d'honneur est même balancé dans la direction de Sal. Foutant la merde dans leur relation déjà pas mal écorchée. « Je suis pas comme ça. Je suis pas une putain de tapette. » Les mots sont forts. Toujours. Il gueule contre son aîné en essayant désormais de le contourner. Ayant souhaité lui offrir un énième regard noir mais préférant fixer la porte de la salle de bain fermée vers laquelle il se dirige. N'aimant pas le fait que Salvo soit actuellement derrière lui, bien placé à l'empêcher de sortir si l'envie le prend. C'est ça qui le bloque encore. Il se retourne vivement, protège ses arrières. Peut-être vainement. Un échange de regard se crée alors, coupé juste après par le téléphone qui se met à sonner. C'est là que Dante est forcé de baisser de nouveau sa garde, se retournant vers la porte. Prêt à l'ouvrir en posant sa main en bonne santé sur la poignée.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mar 16 Juin - 0:05

On est en train de plonger en enfer. C'est une merde monumentale. Qu'est-ce qu'on a bien pu demander au ciel pour être aussi dégénérés ? Déjà, seul, je me pose souvent la question. Alors là, avec Dante dans les parages c'est encore pire. J'ai le corps recouvert de frisson même si son âme n'est qu'un brasier. Je suis certain que si je venais à vomir dans l'heure, de la lave quitterait mes lèvres. Je suis pire qu'un volcan. L'explosion qui me guette est si ravageuse que je mets tout en oeuvre pour la retenir. J'ai assez fait de conneries comme ça, c'est pas le moment de continuer, d'en rajouter une couche. La faible distance qui me sépare de mon frère m'aide à me remettre les idées en place et ne pas perdre la raison trop facilement. Dieu sait que c'est difficile de la retrouver une fois qu'on l'a abandonné. Tel un clébard, je baisse les yeux et cherche la force de ne pas lui sauter à la gueule. C'est de ma faute après tout, j'avais pas à venir, j'avais pas à le frapper, j'avais pas à l'embrasser et abuser de son corps alors qu'il ne demandait rien à personne. C'est mon petit frère, je suis pas là pour le briser. Enfin, dans la logique. Sauf que moi et la logique, c'est une histoire si foireuse qu'elle pourrait presque me faire rire. Je suis une absurdité à moi seul, c'est effrayant. Comment Dante peut-il encore me regarder droit dans les yeux ? Pourquoi Barto ne m'a pas encore viré alors que je tabasse n'importe quel client ? Ce sont des questions qui resteront certainement à tout jamais sans réponse et c'est ce que je mérite : le silence. Celui qui détruit, qui brise, qui défonce bien plus que tous les mots et les coups. Je crois que c'est à cause de ce manque de communication que je suis tombé si bas. J'ai pas su garder la moindre de mes relations, quelle qu'en soit la nature. Le problème vient pas des autres mais de moi, même si j'essaie de me convaincre du contraire. Même là, je suis celui qui mène à notre perte.

La grimace de Dante est en train de me faire perdre mes moyens. Je savais qu'il réagirait mal mais pas à ce point. Et quelque chose me dit que c'est que le début. « J'te pensais pas de ce bord là. » Je fronce les sourcils et remue négativement la tête. De quel bord ? Je suis pas une putain de pédale, non, là, c'est différent. C'est encore plus malsain peut-être mais j'ai rien trouvé d'autre pour extérioriser ce que je peux ressentir. T'avais une meilleure idée, toi, peut-être ? « Ça me dégoûte encore plus. » Je manque de m'étouffer avec ma propre salive à cette phrase et baisse les yeux sur son entrejambe déjà bien gonflée. C'est quoi ce paradoxe à la con ? J'ai envie de lui foutre un coup de poing dans la gueule. Encore plus lorsque son majeur me fait un sourire. Dante est en train de me provoquer, je le sais. « Je suis pas comme ça. Je suis pas une putain de tapette. » Ses pas s'approchent de la porte alors que le téléphone se met à sonner. Alors, c'est tout ce qu'il va faire ? Quitter la salle de bains et répondre au téléphone ? Rien que ça ? Ma mâchoire se crispe et mes pas s’enchaînent les uns après les autres. J'ai du mal à me contrôler lorsque je l'attrape violemment par le bras pour le plaquer contre la porte déjà fermé. Sa colonne vertébrale fait un bruit écoeurant lorsqu'elle tape contre le bois. Une grimace se dessine sur mon visage au fond sonore que fait le choc.
J'en sais rien si t'es une putain de tapette ou pas, même si ton corps témoigne plutôt le contraire. Tout ce que je sais, c'est que t'es rien de plus qu'une foutue vermine.
Mes yeux se plongent lamentablement dans les siens. Je sais que je vais encore une fois aller trop loin avec lui. Je passe par tous les sentiments possibles en si peu de temps que je peine à me suivre moi-même. Là, c'est la frustration qui prend le dessus. Forcément, elle n'est pas d'avis de se laisser faire comme une pauvre victime.
J'crois qu'au final, tu vaux même pas la peine que je me fasse chier pour ta gueule d'égoïste. Continue de me pointer de doigt si ça peut te rassurer mais t'es pas mieux que moi.
Je lui crache à la gueule, c'est plus fort que tout. Ma salive s'écrase sur son visage alors que je me recule à nouveau pour le laisser respirer. Ou plutôt me laisser respirer. C'est difficile d'être incapable de se décider entre la haine et l'amour.
Tu n'es qu'un bâtard après tout. Regarde-toi putain, tu t'es défoncé la main tout seul, comme un grand. Je sais pourquoi je me suis tourné vers Bartolomeo plutôt que toi : il sait ce qu'il veut, lui, au moins. Et ce n'est pas un putain de pd refoulé.
La dernière phrase est seulement là pour le provoquer alors que je pointe du doigt son entrejambe. Un sourire se dessine sur mes lèvres, trop provocateur et détestable. Une vraie tête à claques. Un lanceur de poison.
Bouge-toi maintenant, j'ai d'autres chats à fouetter.
C'est certain que ça terminerait comme ça. Une fois l'égo touché, il ne reste plus rien de Sal Capone. Tout est mort, et dévoré par la frustration. Je veux partir, me casser la gueule et oublier ce passage trop sombre de ma vie. J'étais à deux doigts de me taper mon propre frère. A deux foutus doigts. J'ai même plus envie de le frapper maintenant, c'est trop fatiguant de donner des coups de pieds à un tas de merde.

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MessageSujet: Re: The world is just illusion always trying to change you. (dante) Mer 17 Juin - 15:56

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it's just one of those days when ya don't wanna wake up. everything is fucked, everybody sucks. you don't really know why but you wanna justify rippin' someone's head off ✻✻✻ Bien évidemment, Dante n'a a aucun moment le temps de franchir la porte de la salle de bain. Son aîné s'en assure. Plaqué contre cette dernière, son bras violemment agrippé le lance en même temps que sa colonne vertébrale. A tel point qu'il se demande si le bruit du choc résonne seulement au sein de son esprit ou jusque dans les environs. Jusqu'à celui de Salvo qui est le responsable et qui semble frustré de par sa réaction. C'est évident. D'ailleurs, ce n'est pas tout. Il faut croire que les deux Capone sont destinés à constamment se détruire. Ils ont tenté de tout réparer mais de nouveau, tout se brise. Le cœur de Dan se retourne violemment dans sa poitrine aux paroles qui suivent. Un tour complet. J'en sais rien si t'es une putain de tapette ou pas, même si ton corps témoigne plutôt le contraire. Tout ce que je sais, c'est que t'es rien de plus qu'une foutue vermine. Après tout, étant donné ce qu'il vient de lui cracher à la gueule, c'est normal. Ce n'est qu'un énième retour de bâton. Qu'il n’accueille pas avec plaisir. Sa mâchoire se crispe, ses poings se resserrent, la colère repointe petit à petit le bout de son nez accompagnée d'une douleur au cœur. Dieu sait qu'il aimerait l'ôter celle-là, si seulement il en était capable. La preuve qu'il reste attaché à son aîné. La preuve qu'il éprouve encore de bons sentiments à son égard, malgré ce qu'il laisse paraître. J'crois qu'au final, tu vaux même pas la peine que je me fasse chier pour ta gueule d'égoïste. Continue de me pointer du doigt si ça peut te rassurer mais t'es pas mieux que moi. Deuxième tour complet à l'intérieur de lui. Oui, il sait tout cela. Il n'a jamais été mieux même si dans sa tête, Salvo est le principal fautif. Ou le déclencheur, si on veut. Et tout paraît recommencer à nouveau, son aîné qui veut l'abandonner, qui clame qu'il ferait mieux de le laisser se noyer dans sa propre merde. C'est ce que Dante mérite à force. Mais le pire, c'est bien de l'entendre de la bouche de son propre frère.

Tu n'es qu'un bâtard après tout. Regarde-toi putain, tu t'es défoncé la main tout seul, comme un grand. Je sais pourquoi je me suis tourné vers Bartolomeo plutôt que toi : il sait ce qu'il veut, lui, au moins. Et ce n'est pas un putain de pd refoulé. Le pire, ce sont de telles paroles. La barre est constamment élevée entre eux dans l'échelle de la souffrance. Des insultes. De la connerie surtout. Il est incapable de détourner le regard même s'il déteste ça. Mais détourner les yeux serait un signe de lâcheté, le signe qu'il est profondément touché. De toute manière, il risque de le dévoiler dans peu de temps. La colère devient de plus en plus forte. Il est peu aisé pour lui de se retenir alors qu'il reste malgré tout sur place. Comme immobile, comme figé, encaissant encore les dires de Salvo. Essayant de se convaincre du contraire mais c'est impossible. Ce dernier a touché des points trop sensibles. Notamment un : son côté refoulé sur lequel il dit vrai. Avec le sourire qu'affiche le plus âgé, c'est plus qu'une provocation. Il ose. Bouge-toi maintenant, j'ai d'autres chats à fouetter. Encore. Non, Dan ne compte pas se bouger. Il compte frapper car lui aussi, son ego a été une énième fois touché.

Et tout dérape. Pour ne pas changer. C'est la combien, la troisième ou quatrième fois en cette soirée ? Dante frappe violemment de son poing en bonne santé. Il est mérité. « C'est vrai... Je suis un bâtard. Un putain de bâtard, même une foutue vermine si tu veux. Mais je suis pas un putain de pédé refoulé. Jamais t'entends ? JAMAIS. » Tout ce qu'il refoule s'exprime sous cette forme si barbare. De la violence qu'il ne pense pas à stopper. Il continue de frapper en repoussant Salvo jusqu'au lavabo, préférant se laisser guider par ses néfastes ressentiments. Une fois assuré qu'il a bien repoussé son aîné, il l'agrippe sans vergogne au col. Montre les crocs tel un animal enragé qui mérite la fourrière ou mieux, la piqûre. « C'est toi qui a voulu te taper ton frère le premier. » Ah, se mentir à soi-même. Une activité à la longue très jouissive. Dante la maîtrise de mieux en mieux pour en venir à de tels extrêmes. Sans attendre plus longtemps après ses paroles, il lui donne un coup de tête qui lui rappelle que son visage est amoché. Il grince des dents. La douleur physique est beaucoup plus supportable que celle mentale. Et s'il peut également en faire profiter à Sal, tant mieux. Avec tout ça, il en a même oublié ce téléphone s'étant arrêté de sonner. Qui que ce soit... l'individu rappellera. Ce n'est pas, comme il le laissait penser, sur sa liste des priorités. Juste une excuse arrivée à son terme depuis quelques bonnes minutes.

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