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(ARTEMISIA & ADEL) « Super Girl •

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MessageSujet: (ARTEMISIA & ADEL) « Super Girl • Lun 1 Juin - 21:14


super girl.
“Si vous interrogez les spectateurs, ils diront qu’ils aiment regarder la violence, mais en réalité, ils aimeraient faire l’expérience de cette violence.”
Δ Wilf Self.



La morsure du poing qui effleure mes dents. Mes lèvres qui se coupent à la jointure de la violence. Le sang qui jaillit, écarlate, dans la nuit. Je grimace, et me laisse entraîner. Je vogue dans la brutalité de ces trois idiots. Je goûte à la saveur métallique de mon propre plasma. Animosité ancestrale de ceux qui ne comprennent pas. « T'es qu'une tapette, mec. T'as pas honte, sérieux ? On me crache dessus, on m'insulte, et je n'ai pas envie de me résoudre à rendre les coups. Pourtant, j'esquive parfois les gestes de colère. Ils grondent comme des animaux féroces. Je ris - ma langue touche mes dents, mes lèvres abîmées. On me pousse. Je percute avec une puissance furieuse le mur derrière moi. « Je suis plus indigne que vous, qui vous mettez à trois pour me taper ? Laissez-moi rire. Moi, ma force, ce sont mes mots, mon esprit. Mes doigts attrapent un poignet, le tordent. Mais ils sont trois barbares venus du fond des âges. Mon dos est roué de coups. Les ecchymoses éclosent sur ma peau comme des roses noires et rouges. Je crache un peu de salive et de liquide vital, j'essuie mes lèvres. La douleur est là, qui rugit en moi comme une chimère fantasque. Je tiens debout par je ne sais quel miracle. Ils continuent de m'encercle, de me chahuter, de m'outrager.

« Tu t'fous à poil devant des gens, t'es payé pour ça et t'es incapable de te défendre ? Tu serais pas un petit pédé, pour voir ? Est-ce que tu suc- Ma main lui arrache un cri alors que je tente de lui briser le nez. Cris, hurlements. Je suis plaqué au mur, de nouveau et mes côtes se plaignent soudain du traitement qu'on me fait subir. Des couples passent un peu plus loin, et ils évitent avec soin ce trottoir. Ce bout de rue où se trouvent mon club et moi-même, mes brutes et ma dignité brisée. Je continue d'émettre un léger rire. On me fait taire d'un coup de poing. « Il est taré. C'est une tantouze. T'aimes ça, qu'on te fasse mal ? Je gronde comme un chat blessé. Je me replie sur moi-même, et recule soudain, en direction de la route. Mes phalanges ont la peau éclatée, et je ne dois pas être au mieux de ma forme. Ce qui me fait regretter cet incident, c'est que je ne pourrais plus danser avant des semaines. Mon visage tout entier me fait mal - un énorme point vital qui pulse. Je crache encore. J'ai du mal à ouvrir les mâchoires, mais je continue de les défier. « Quand c'est pas les mutants ou les femmes, c'est aux homos que vous vous en prenez ? Vous avez que ça à foutre ? Vous vous ennuyez trop, une bière à la main ? Vous en aviez assez de tabasser vos femmes ou vos gosses ? Une rage ardente qu'on mouche d'une nouvelle ruée de coups. Je ne gémis pas - je ne leur offre pas ce plaisir.

Soudain, ils arrêtent le massacre. On me tient à quelques centimètres du sol, par un pan de mon t-shirt déchiré. J'ai du mal à voir avec mon oeil droit totalement défoncé, mais je distingue une silhouette féminine. Les trois mâles sont tout d'abord interloqués, puis l'un d'eux s'écrie : « Alors ma jolie, tu viens admirer comment on s'occupe des pédés, dans le coin ? Crétins. Je me débats un moment, retombe sur mes pieds comme un chat. « Il n'y a pas de péché sinon la stupidité. Oscar Wilde avait raison - vous êtes une belle bande de pécheurs. Citer un grand auteur publiquement homosexuel, ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Mais comment leur expliquer que, pour moi, l'amour se fiche du corps ou de l'âge ? Je ne suis ni homosexuel, ni hétérosexuel, ni rien de tout cela, dans le fond. J'aime une personne pour ce qu'elle est. Les trois benêts ne comprennent pas où je veux en venir - l'un d'eux semble excédé par ma petite citation, mais sûrement juste à cause du fait que j'ai encore une fois ouvert ma bouche. J'aimerais prévenir la demoiselle de s'en aller, la prier de ne pas assister à ça, mais je n'en ai pas la force. Ma bouche est pâteuse, et ma vision floue. J'entends la musique du club, et je regrette d'avoir fini plus tôt. D'être tombé sur cette petite bande de branques. Je regrette que mon corps ai eu à subir les assauts de mon esprit incontrôlé. L'homme en colère s'approche de nouveau, et j'ai un mouvement de recul - je n'ai jamais cherché la douleur, et je n'ai pas honte de me refuser à elle. Est-ce qu'ils vont finir par me tuer ? je me demande avec une lucidité effrayante. Peut-être bien que oui ... J'ai la respiration sifflante. Rien de cassé - je ne crois pas. Rien de grave, hormis la douleur, le corps qui se tord et se braque. Ce que j'ai fait pour mériter ça ? Vivre.

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MessageSujet: Re: (ARTEMISIA & ADEL) « Super Girl • Mar 2 Juin - 15:21


SUPER GIRL
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Start by doing what's necessary; then do what's possible; and suddenly you are doing the impossible. Δ Francis of Assisi

Je fais quoi ici, à courir après la nuit ? Après la vie. Il se fait vraiment tard et mes pieds buttent sur le trottoir sans trop que je sache vers ou je me dirige. Je vogue vers une étendue de silence ou le monde voudra bien de moi sans me cracher à la gueule que je suis mauvaise, que j'empoisonne tout ce que je touche et tout ce qui m'entoure. Je cherche une zone tranquille en somme. Voir même complètement silencieuse si possible. Un coin ou je pourrais m'accorder deux secondes de répit dans ma vie frénétique pour tenter de faire le point et de me retrouver. Rassembler toutes les pièces d'un puzzle trop complexe. On se rend compte que la vie fait terriblement mal seulement à partir du moment ou on réalise qu'on a lâché les rênes pendant trop longtemps et qu'on ne sait pas vraiment comment reprendre le contrôle. C'est d'autant plus ironique que dans ma vie chaque geste et pensée sont mesurés et réglés comme du papier à musique. Au fond je suis une ruine qui s'ignore et qui préfère aller toujours de l'avant obstinément. Jamais un regard pour les regrets qui blessent. J'ai enfilé des œillères il y a des années déjà et non contentes de brouiller ma perception des choses elles ont sans doute brouillé ma vie toute entière. Mais elles m'ont rendue plus forte, entière, presque invincible. Ou du moins j'aime le croire. Alors je me force à accepter les épreuves et les éventuels revers de fortune. Ils sont un maigre prix à payer pour l'illusion de la stabilité.

Je tourne et tourne encore à de nombreux embranchements, dans des rues plus ou moins larges et plus ou moins éclairées, jusqu'à déboucher dans une ruelle plus sombre que toutes les précédentes allées. Je distingue du coin de l’œil l'arrière d'un club. C'est le tout premier truc que je vois. Les lumières clignotent et font papillonner mes yeux car elles contrastent trop avec l'obscurité ambiante. Je continue de marcher, déterminée à ne pas m'attarder plus longtemps par ici. Cet endroit n'a pas vraiment d'intérêt et je le trouve même franchement glauque. Pourtant quelque-chose finit par me détourner de mon objectif premier. J’aperçois d'abord trois gars à la stature imposante. De dos. On dirait trois spectres égarés dans la nuit. Mais malgré ça je n'ai pas peur. Quand on s’ampute soi-même de ses sentiments, on écarte la peur avec. C'est l'un des avantages de se comporter plus comme un robot que comme un humain. On apprend à ne plus craindre ni la douleur ni même la mort. Alors je les toise silencieusement. Furtive comme une ombre. Sagement tapie derrière eux. Seulement l'un d'eux finit par se tourner de trois quarts. Je suis repérée, dommage. J'aime avoir l'effet de surprise de mon côté mais visiblement ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Vraiment dommage.

Comme il s'est décalé d'un pas ou deux, je vois apparaître derrière lui un garçon qui semble suffoquer plus qu'il ne respire. L'un d'eux le maintient par le col extrêmement près du sol. Et sur son visage fleurissent bleus et coupures que je devine récents. Les ecchymoses violacées assombrissent quelque-peu ses traits mais il ne doit pas être beaucoup plus âgé que moi. Mon regard passe d'un gars à l'autre, jaugeant la situation. De véritables chiens. J'ai la certitude que ce pauvre mec blessé n'a rien fait de spécial pour mériter un tel traitement. Les êtres humains les plus normaux peuvent aussi être des monstres. Paraît même qu'un monstre sommeille en chacun de nous. Entièrement perdue dans mes observations et mes remarques silencieuses, j'entends à peine celui qui s'est retourné s'adresser à moi. « Alors ma jolie, tu viens admirer comment on s'occupe des pédés, dans le coin ? » Je soupire bruyamment. Ça joue les caïds, évidemment. Et je n'aspire qu'à faire redescendre les petits coqs de basse-cour dans son genre de leur piédestal. Je hoche doucement la tête, jetant au passage un nouveau coup d’œil à leur victime qui est de nouveau sur ses pieds. Mais pas pour longtemps si ça continue car l'un des molosses s'apprête à lui asséner un nouveau coup. Silencieuse et rapide comme une ombre je me faufile jusqu'à lui en ignorant la phrase de celui qui semble être le chef de leur petite meute. Je pose ma main sur son avant-bras en haussant un sourcil. Juste à temps pour l'empêcher de faire encore plus de mal. Je ne sais même pas ce qui me pousse à m'en mêler...Mais bon, puisque je suis là autant agir plutôt que de regarder, atterrée, les choses prendre une tournure encore plus sanglante. Après tout je suis une sorte de représentante de la justice, en théorie, même si elle s'applique plus aux mutants et autres anomalies d'ordinaire. « A ta place je ne ferais pas ça. » D'un geste j'ai sorti mon arme et la tiens près de sa tempe. Évidemment les autres peuvent toujours tenter de me faire du mal. Ils auraient même peut-être une chance minime. Mais s'ils ont deux sous de jugeote ils ne le feront pas, car je n'hésiterais pas à tirer. Je mène une vie dans laquelle je n'ai rien à perdre alors bon...J'appuie plus fermement le canon de l'arme contre sa peau. « C'est bon vous l'avez suffisamment abîmé. Vous avez illustré brillamment votre connerie. Maintenant je vous conseille de sagement rentrer chez vous. » Un clin d’œil mi-espiègle mi-menaçant « C'est pas une arme en plastique et je la porte pas seulement pour frimer. Je sais très bien m'en servir et croyez-moi vous n'avez pas envie que ça arrive. » Le gars qui s'apprêtait à frapper esquisse un mouvement de recule mais je ne le lâche pas du regard. Pas plus que je n'éloigne le revolver de là ou je le maintiens maintenant depuis une bonne minute. Une partie de mon esprit s'offre même le luxe de vagabonder et de penser aux raisons qui me poussent à agir ainsi. Je ne suis pas une justicière. Je ne suis pas la gentille de l'histoire, alors pourquoi ? L'adrénaline sans doute. Je m'ennuyais et j'ai vu là l'opportunité de me distraire un peu, rien de plus. Je me tourne de nouveau vers le leader autoproclamé. « Oh et je ne suis pas ta jolie, et si tu continues à juger ce gars sans même le connaître il se pourrait bien que mon visage soit la dernière chose que tu vois avant de crever. Ce serait une JOLIE dernière image remarque. » J'éclate d'un petit rire froid. Ils ne savent vraiment pas à qui ils ont à faire. Ceux dont l'âme n'est que marbre et insensibilité et dont la mort hante déjà les pensées n'ont rien à perdre. Rien du tout.
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I have kissed honey lips, Felt the healing finger tips. It burn like a fire, This burning desire. I have spoke with tongue of angels, I have held the hand of the devil. It was warm in the night, I was cold as a stone. But I still haven't found what I'm looking for.
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MessageSujet: Re: (ARTEMISIA & ADEL) « Super Girl • Mar 2 Juin - 20:02


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Quelque chose éclate en moi - Dignité ? Colère ? Rate ? Aucune idée. Même si je penche plutôt pour la première. J'essaye de garder la tête haute, mais c'est difficile quand on n'y voit plus que d'un oeil. Je grimace, je serre les dents. J'essaye de penser à autre chose qu'à la douleur vive et à l'énorme ecchymose qu'est devenu mon corps tout entier. Je vais avoir du boulot, ce soir, pour ravoir le sang, pour raccommoder ma chair. Pour ce qui est de la fierté, on verra plus tard. Je me tend, m'attend à la violence d'un poing, à la brutalité d'une ignorance. Mais la jeune demoiselle se découvre une sauveuse en puissance. De toute la force de son flingue et de son ton acide. Je respire, rapidement, comme si j'en profitais tant que je le pouvais encore ; j'essuie du dos de ma main le sang à mes lèvres. Goût métallique. J'écoute de toutes mes oreilles, et j'observe avec une évidente satisfaction la blonde remettre à leur place ces trois gugusses.

L'éclair de la mort, aux reflets de métal. La peur, que l'on peut sentir changer de camp, de peau. Ils font beaucoup moins les malins, et je me redresse, courbaturé. Chaque parcelle de ma peau me hurle son désaccord, me conseille de me coucher dans le caniveau et d'y rester, oh, trois ou quatre ans, le temps que le mal passe, que mes plaies cicatrisent. Mes épaules craquent, et je plisse les yeux - mauvaise idée. L'iris blessé me fait frissonner, ne s'ouvrant qu'à moitié, récalcitrant. Je baisse l'oeil sur ma super-héroïne. Elle a l'air forte - et pas juste forte, dans le sens de force physique. Il émane d'elle une implacable volonté. Je suis bluffé.

« Ecoutez, je suis pas expert, mais si j'étais vous, je partirai. Genre, maintenant. Avant qu'elle ne décide de passer à l'action et de faire disparaître trois consciences ignorantes de la surface de la planète. Ma voix est hachurée, un brin vicieuse - humainement parlant, je me délecte de les voir aussi hésitants. Ils me lancent à eux trois un regard noir, promesse de représailles. Je le note dans mon carnet - j'éviterai à présent de sortir aussi tard le soir, du moins seul. Ils finissent par maugréer, et s'éloigner - l'homme à la tempe marqué du sceau du canon forme quelques pas, soulagé de ne plus sentir la mort poudreuse. Quelques secondes, des minutes qui courent. Nous finissons seuls, et je me plie en deux pour respirer, souffle sifflant, avant d'éclater d'un rire un peu idiot. « J'aurai pas voulu être à leur place, quand bien même ça aurait voulu dire donner les coups plutôt que les recevoir. Je me redresse, mon minois marquant mes traits de la douleur vive. Eclosion de rouge, à l'intérieur - un jour, je serais fort. Ou une nuit.

« Merci. Puis-je savoir le nom de l'héroïne qui m'a sauvé la vie ? Je me dois de connaître celle dont je suis le débiteur je formule, mais si les mots sont élégants, l'allure doit l'être moins. Sans aucune pudeur - tentez donc de chercher une telle qualité chez un strip-teaser, vous aurez autant de chance de la trouver qu'un canard dans une faculté de droit - je soulève mon t-shirt. Mes flancs et mon torse son marbrés de rouge et de noir, de bleu et de sang. Je touche du bout des doigts les côtes douloureuses, mais à mon sens, rien n'est cassé. J'émets un petit rire aussi fêlé que mon corps. « Je vous offrirais bien un verre, mais me faudra sûrement une paille pour boire et j'essuie encore mes lèvres sanglantes. Mon arcade droite, au-dessus de mon oeil inutile, suinte un sang brûlant. Mais l'autre prunelle y voit clair, et sous la lumière chiche des projecteurs, je vois la jeune femme. Je vois sa beauté létale, sa puissance délicate. Une demoiselle aussi belle peut donc être une héroïne ? Je n'ai aucune honte à m'être fait défendre par une femme - ni féministe, ni rien de tout ça. Ce sont les faits, ils sont là. Je cherche un endroit de mon être qui ne souffre pas, et j'en trouve un, près de la cuisse droite. C'est déjà ça de gagné. Je passe ma langue sur l'intérieur de mes joues, où mes dents, sous les chocs, ont creusés des sillons douloureux. « Vous êtes flic, ou un truc du genre, pour vous balader avec un flingue ? Curiosité enfantine. Je suis admiratif - le mot est faible. Elle exsude l'autorité, et j'ai toujours été intimidé par les femmes fortes dans son genre. Le fait qu'elle travaille pour la police expliquerait pourquoi elle est intervenue. Je continue de l'observer, en essuyant mes plaies de ma manche, sans aucun raffinement. D'un autre côté, je ne cherche pas spécialement à la draguer - mon côté charmeur s'est fait la malle au bout du troisième coup de poing, je crois.

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