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alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead.

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arrivé(e) le : 31/05/2015
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MessageSujet: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 1:34

shiloh alaska bellamy
With great power comes a... ton of weird crap
that you are not prepared to deal with!

◮ surnom : Aly, surnom qu’elle déteste. En fait, elle déteste tous les surnoms qu’on peut lui donner. Elle trouve qu'Alaska  ◮ âge : vingt-huit ans. ◮ origines : américaines. ◮ emploi : programmeur informatique (et hackeur à ses heures), enfin jusqu'à ce qu'elle n'atterrisse dans les bureaux du shield. ◮ statut civil : célibataire ◮ orientation sexuelle : hétérosexuelle ◮ lieu de résidence : new-york. ◮ traits de caractère : attentive ; les petits détails qui passent inaperçus pour la majorité des gens, alaska les remarquent. peut-être peut on mettre ce trait de caractère sur le dos de son emploi? parce que lorsque l'on se retrouve devant des lignes et des lignes de codes, qu'il faut trouver une erreur qui peut être aussi insignifiante qu'une virgule mal placée, il faut faire preuve de minutie. ☓ créative ; le premier travail qu'alaska s'est trouvé en sortant de l'université fut comme programmeur de jeux vidéos. les conditions n'étaient pas aussi merveilleuses qu'on le lui a fait miroité et elle s'est donc tourné vers une autre sorte de programmation, mais sa passion pour l'art, qu'importe le medium est sans aucun doute ce qui l'a poussé à vouloir entrer dans un domaine un minimum créatif. ☓ curieuse ; alaska aime bien tout savoir. plus jeune, elle était souvent celle qui posait mille et une questions aux professeurs ou encore à ses parents, mettant souvent ces derniers dans l'embarras. que ce soit comprendre le fonctionnement des choses ou découvrir ce qu'on lui cache, pour elle, il n'y a pas de limite infranchissable. tout finit toujours par se savoir de toute façon, impossible de garder un secret dans ce monde. ☓ ouverte d'esprit ; on lui a rapidement appris à ne jamais juger un livre par sa couverture et c'est quelque chose qui lui est toujours resté. c'est sans doute pour cette raison qu'elle était l'amie de tous, la psy de l'école en quelque sorte pendant l'adolescence. si elle a toujours eu de la difficulté à garder ses amis, à avoir un véritable cercle d'amis, il n'en restait pas moins qu'on venait toujours la consulter lorsqu'on avait un problème. jamais elle ne jetait de regard désaprobateurs, jamais elle ne disait de remarques désobligeantes.  ☓ déterminée, débrouillarde et indépendante ; suite à l'expérimentation à laquelle elle a pris part, alaska se cache de tout et de tout le monde. vivre seule, loin de sa famille fut difficile pour un temps, mais elle a bien du apprendre à utiliser son système D, comme son père l'appelait. La débrouillardise. être capable de se sortir des pires situations. il lui a bien fallu apprendre, après tout. elle qui se retrouvait seule dans les rues de New-York avec simplement ses pièces d'identité et vingt dollars en poche. ☓ simple ; si les biens les plus précieux d'alaska sont matériels, il n'en reste pas moins qu'il lui en faut peu pour être heureuse. placez là dans n'importe quel endroit avec du wifi, laissez lui son ordinateur, son lecteur de musique et son téléphone et elle sera heureuse. elle qui a passé quelques semaines, qui se sont en fait étirés en quelques mois, sans toit, elle se contente de ce qu'elle a et n'est pas du genre à en demander plus. ☓ introvertie ; ça peut sans doute sembler étrange lorsqu'on sait qu'elle est celle à qui tout le monde se confie, mais alaska préfère de loin la solitude à la foule. elle est bien lorsqu'elle passe des heures seule à surfer sur internet. elle n'est pas celle qui ira faire les premiers pas lorsqu'elle rencontre quelqu'un de nouveau. elle n'est pas celle qui dansera et s'éclatera comme une folle lorsqu'une fête est organisée. en fait, elle trouvera le plus souvent possible une excuse pour ne pas y assister. ☓ distraite ; il y a sans doute très peu de personnes qui ont la tête dans les nuages comme elle. oublier de payer des factures, l'anniversaire de telle ou telle personne, entrer dans une pièce et ne plus savoir ce qu'elle venait y faire sont choses courantes avec elle. c'est sans doute ce qui explique qu'elle ne puisse pas se séparer de son téléphone. elle y note tout afin de ne rien oublier. l'alarme avec l'application horloge est sans aucun doute celle qu'elle utilise le plus souvent.  ☓ passionnée ; il n'y a aucun doute, quand alaska aime quelque chose, elle y met tout son coeur. quand elle aime, que ce soit quelque chose ou quelqu'un, c'est à fond, à 100%. c'est sans doute ce qui explique qu'elle ait déjà passé trois jours complets à coder une scène d'un jeu vidéo. ☓ impulsive ; réfléchir avant d'agir n'est pas une règle qu'elle applique. en fait, elle ne pense que très rarement aux conséquences avant de faire quelque chose. et si vous voulez quelqu'un à qui lancer des défis, alaska est la personne idéale parce qu'elle ne refusera presque rien. (elle a quand même de la pudeur, c'est déjà ça.) ☓ naïve ; bien qu'alaska ait une tête sur les épaules et une bonne scolarité, dans certains domaines, elle est encore un peu naïve. les relations de couple et les relations humaines en général son un domaine ou elle s'y connait très peu. il faut dire qu'avoir passé trois ans enfermée dans sa chambre ou un bureau, devant un ordinateur à avoir les yeux rivés à un écran n'aide pas vraiment à créer des relations interpersonnelles. il se peut donc qu'elle oublie presque les bonnes manières lorsqu'elle se trouve devant de nouvelles personnes. ☓ têtue et obstunée ; si alaska a une idée derrière la tête, rien ni personne ne pourra l'arrêter. même si c'est dangereux, même si c'est complètement insensé, elle le fera quitte à se blesser. d'ailleurs, elle a fait quelques visites à l'hôpital suite à ses mésaventures. ◮ mutation ou pouvoir : après avoir été forcée à prendre part à des expérimentations, alaska s'est retrouvée avec la capacité de bouger des objets seulement avec la pensée. en effet, elle a découvert, il y a quelques mois, qu'elle était télékinésiste. c'est un don qu'elle ne maitrise pas encore, mais comme avec toute chose, le temps arrangera certainement les choses. ◮ compétences : elle vient tout juste de rejoindre le shield et n'a pas encore travaillé sur une mission alors elle ne peut même pas dire qu'elle est niveau un. pour le moment, on ne lui a que mentionné qu'on aurait sans doute besoin d'elle sous peu et on la garde dans les locaux. Après tout, c'est sans doute mieux ainsi parce qu'avec ses pouvoirs qu'elle ne contrôle pas, si elle venait à mettre les pieds à nouveau dehors, elle deviendrait certainement comme les autres mutés, une puce au bras et ça, elle ne supporterait pas. ◮ avatar : chloe bennet. ◮ groupe : bad company. ◮ crédits : miss & tumblr
   
elle ne sort jamais sans son ipod et son téléphone portable. ce sont les deux éléments essentiels à sa vie, à sa survie. ◮ elle a toujours une clé usb et une carte sd sur elle, on ne sait jamais quand on en aura besoin. ◮ lorsqu'elle est nerveuse, elle joue toujours avec le pendentif qu'elle porte autour de son cou. c'est un bijou qui a été transmis de génération en génération, sa mère le lui ayant donné quelques pour son anniversaire, avant qu'elle ne devienne la cible des expérimentations d'un savant fou. il a donc encore plus de valeur à ses yeux depuis le départ de sa mère. ◮ elle déteste les robes. vous la verrez bien plus souvent avec son manteau de cuir - qui commence d'ailleurs à tomber en ruines - qu'avec des vêtements plus féminins. elle préfère largement ses pantalons skinny noirs, qui s'agencent avec tous, ses combat boots et des t-shirts simples qui lui permettent de lui bouger comme elle l'entend, que de suivre les tendances de la mode. elle est en fait assez tom-boy. ◮ elle a déjà suivi des cours d'autodéfense lorsqu'elle avait quatorze ans. en fait, sa mère l'avait un peu forcé à les suivre puisque ces cours étaient réservés exclusivement aux femmes, afin qu'elles puissent apprendre à se protéger en cas d'agression. alors messieurs, méfiez-vous si vous tentez de l'attaquer par derrière, il est possible que vous ne puissiez plus avoir d'enfants après une rencontre avec elle. ◮ depuis le décès de ses parents, depuis qu'une conversation touche de près ou de loin à la famille, elle change le sujet ou quitte tout simplement la conversation. elle n'est pas encore prête à faire face à la vérité. ◮ elle suit, à tous les matins, un entrainement qui consiste à faire trente minutes de course, des push-up et des redressements assis. alaska fait également du kick-boxing. ◮ elle rage contre les gens qui ne mettent pas leur clignotant et aurait parfois envie de prendre un bâton de baseball et briser les lumières des voitures des chauffeurs qui ne les mettent pas.  ◮ elle rêve d'apprendre à jouer de la guitare. depuis qu'elle a vu un documentaire sur bob dylan à la télévision lorsqu'elle avait seize ans. elle n'a jamais pu, mais c'est un rêve qu'elle souhaite réaliser plus que tout. ◮ elle n'est jamais à jour pour répondre à ses courriels. elle préfère de loin avoir des conversations directes parce que de cette façon, elle est certaine que l'information se rend directement à qui de droit.

Que pensez-vous de la loi Abolition ?

Si un jour, Alaska vous dit qu’elle est en faveur de la loi Abolition, méfiez-vous. C’est qu’elle n’a sans doute pas toute sa tête parce qu'elle est contre cette loi. Après tout, son destin a drastiquement changé alors qu’elle a elle-même été la cible de ces expériences. Même si ça n’avait pas été le cas, même si elle était toujours une humaine tout ce qu’il y a de plus ordinaire, elle déteste l’idée que l’on puisse suivre quelqu’un à la trace. Déjà qu’on peut pratiquement le faire à l’aide des technologies déjà existantes, pourquoi avoir besoin d’une puce en plus pour traquer quelqu’un? Quelle invasion de la vie privée… mais après tout, qu’est-ce qu’est la vie privée maintenant?

Quels souvenirs avez-vous des super-héros d'antan ?

Dire qu'elle en garde un souvenir vif et frais, serait mentir. Alaska n'a entendu que quelques histoires, ici et là, dans des fêtes ou autour de feu de camp un soir d'été. Elle écoutait, mais ne prêtait jamais réellement attention. Ce n'était pas ces histoires favorites. Elle n'a donc jamais eu d'opinion arrêtée quant à ces héros parce que pour elle, ç'a toujours été des mythes, des légendes, rien qui n'existait vraiment. Que des histoires que l'on raconte aux enfants pour développer leur imagination.

 

◮ prénom/pseudo : marie-pier. ◮ âge : vingt-deux ans. ◮ comment avez-vous découvert le forum ? : bazzart m'a montré la lumière    . ◮ qu'en pensez-vous ? :   . ◮ pv, scénario ou inventé ? : inventé   . ◮ un dernier mot ? :   .
 
 


Dernière édition par Alaska Bellamy le Lun 8 Juin - 3:09, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 1:35

raconte-moi une histoire
and does your grandmother know about these things?



CHAPITRE 1 - 10 430 jours avant
« Lucy? Lucy?! » Le ton de l’homme était pressant. « Reste avec moi. » Ne cessait-il de répéter tandis que les yeux de la femme assise du côté passager se fermaient tranquillement. « Lucy, parle moi. » Ses yeux s’ouvrirent lentement et elle le regarda avec un petit sourire. « Je vais bien, je veux juste faire une petite sieste. » La femme appuya sa tête confortablement contre l’appuie-tête et ferma les yeux. Au même moment, l’homme gara la voiture dans le stationnement de l’hôpital. Il sorti de sa voiture et cria à l’aide. Un infirmier en pause accouru et l’aida à sortir sa femme de la voiture. On posa mille et unes questions à l’homme afin de pouvoir évaluer l’état de la femme avant de la transporter en salle d’opération. Après qu’on lui interdit l’entrée dans le bloc opératoire, et après maintes protestations, il se résigna et se dirigea vers l’aire d’attente. Assis sur une des chaises très peu confortables, il fixa l’horloge et attendit. Il pouvait presque entendre le bruit qu’elle faisait, lui laissant ainsi facilement compter les secondes. L’attente semblait interminable. Il eut le temps d’aller se chercher un café dans la machine distributrice du rez-de-chaussée, là ou il était le meilleur, de faire un arrêt par la cafétéria histoire de manger un morceau et d’aller deux fois aux toilettes. 16763. C’est le nombre de secondes qui s’écoulèrent entre le moment où il s’était assis et celui ou le corps d’un médecin vint lui bloquer la vue. « Monsieur Bellamy? » Il leva la tête et se força à s’extirper de son siège du même coup. « Votre femme et votre fille sont hors de danger. » Un large sourire se dessina sur les lèvres de l’homme et les larmes ne tardèrent pas à perler au coin de ses yeux. « Je peux les voir? » Il était désormais papa d’une petite fille. Il arrivait à peine à y croire. Peut-être même qu’il ne le réaliserait pleinement que lorsqu’il la tiendrait dans ses bras. « Votre femme doit rester sous observation pendant vingt-quatre heures, mais vous pouvez voir votre fille maintenant, si vous le désirez. » Il hocha la tête et on le conduisit dans l’aile de la maternité. Arrivé dans la salle ou étaient tous les enfants, on lui confia le sien et l’invita à s’assoir. « Comment s’appelle-t-elle? » Demanda alors l’infirmière d’un ton doux pour ne pas effrayer le père qui semblait en complète admiration devant son enfant. « Shiloh Alaska Bellamy. » Déclara le père avec une voix toute aussi douce. « Elle est magnifique. » Commenta-t-elle en regardant l’enfant, laissant par la suite le père à sa contemplation. « Tu sais, je n’aurais jamais pensé être papa un jour. » Murmura-t-il, comme si sa fille pouvait l’entendre. « Mais tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivé. » Comme si, en un instant, elle avait pu lui faire oublier toutes les horreurs qu’il avait pu voir au combat. Un large sourire se dessina sur ses lèvres tandis que les petits doigts de sa fille se refermèrent autour de son index. « Vous croyez que je peux allé voir ma femme? » Demanda-t-il à un infirmier qui passait par-là. « Elle est sortie du bloc il y a maintenant quelques heures et ils ont dit qu’ils devaient la garder en observation pendant vingt-quatre heures, mais je suis certain qu’elle ne pourrait qu’aller mieux si elle voyait au moins sa fille. » L’infirmier pris un instant pour réfléchir. « Et comment s’appelle-t-elle? » Demanda ce dernier avant de jeter un coup d’œil au dossier qu’il tenait dans ses mains. « Lucy. Lucy Bellamy. » Répondit le nouveau père, sa fille maintenant endormie dans ses bras. « Je vais voir ce que je peux faire. » Et sur ce il parti pour mieux revenir quelques minutes plus tard. « Venez avec moi. » Et c’est dans le plus grand des secrets qu’ils se dirigèrent tous deux vers la salle ou reposait Lucy. « Vous avez cinq minutes. » Déclara l’infirmier avant de fermer les rideaux des fenêtres et de quitter la chambre. « Tom. » Murmura-t-elle en tournant la tête pour voir son mari. Un large sourire se dessina également sur ses lèvres lorsqu’elle constata qu’il tenait leur enfant dans ses bras. « Tu veux voir ta fille? » Demanda-t-il à sa femme avant de s’approcher du lit. Il n’avait même pas besoin d’une réponse à la question, elle était évidente. « Elle est magnifique. » S’exclama Lucy. « Et elle est forte comme sa maman. Une battante. » Ajouta le père. « Je suis tellement que vous vous en soyez sorti toutes les deux. Je n’aurais pas supporté de vous perdre ni une ni l’autre. »  La petite famille resta silencieuse pendant un moment, les parents les yeux rivés sur le petit bout d’être humain qu’ils allaient ramener à la maison sous peu. Ils allaient finalement être une famille… du moins, pour les quelques semaines à venir avant que Tom ne doive repartir en mission.




CHAPITRE 2 - 8 573 jours avant
« Allez, Alaska, il faut te réveiller. » Elle n’avait peut-être que cinq ans, mais déjà, la brunette était têtue. « Non. » Elle tira les couvertures par-dessus sa tête, comme si ça pouvait empêcher sa mère de la voir.  « Il est hors de question que tu sois en retard à ton premier jour d’école. » Et on avait osé dire à ses parents que les enfants étaient survoltés à l’idée de commencer l’école. Décidément, ils n’avaient jamais rencontrés leur fille. « Alaska, cesse de faire ta difficile. » La voix de sa mère sonnait presque comme une supplique. « Shiloh Alaska Bellamy. » La voix autoritaire de son paternelle résonna dans la demeure et, une fraction de seconde plus tard à peine, elle était debout au pied de son lit. Peut-être était il souvent en mission, mais lorsqu’il était présent, il savait clairement faire ressentir sa présence. Disons qu’il avait plus d’autorité que sa femme. Dire qu’il était le méchant flic et que Lucy était le bon flic serait sans doute une trop grande exagération, mais il savait très bien se faire entendre et respecter. Il n’avait pas besoin de répéter. Peut-être que sa femme était un peu trop douce, justement. « Je t’ai sorti des vêtements. » La mère regarda sa fille avec un sourire au visage. La fillette suivit le doigt de sa mère pour finalement apercevoir des vêtements bien pliés, placés sur son bureau. Une robe blanche à carreaux rouges, quelque chose de bien joli, mais définitivement pas ce que Alaska voulait porter. La petite fille fronça les sourcils avant de prendre la parole. « Non. »Répéta-t-elle. Il faut croire qu’elle n’avait pas encore quitté cette phase. Elle secoua la tête et se dirigea vers sa commode avant d’en ouvrir les tiroirs. Elle en sorti un chandail qui faisait plutôt garçon puis trouva finalement un jeans gris. Voilà qui lui semblait mieux, plus approprié pour l’occasion. Après tout, c’était son grand jour à elle et elle pouvait bien porter ce qu’elle voulait, pas vrai? Pourquoi fallait-il être bien habillé, bien coiffé lors de son premier jour d’école? Déjà, sans sa petite tête, ça ne faisait pas de sens, ce n’était pas logique. Les conventions, les normes étaient faites pour être brisées. « Vraiment? » Sa mère la regarda d’un air désapprobateur, ce à quoi la petite fille répondit par un large sourire et hocha la tête. Oui, vraiment. S’emparant de son petit sac à dos, elle suivit sa mère qui quitta sa chambre et descendit les marches pour rejoindre le rez-de-chaussée. Attablée, la gamine englouti son déjeuner, un bol de céréales, en deux temps trois mouvements. À croire qu’elle avait un trou noir à la place de l’estomac. « Allez, on va se brosser les dents maintenant. » Alaska obéit sagement. Quelques minutes plus tard, elle sortait de la salle de bain, trainant des pieds. Elle n’avait pas envie de commencer l’école. Elle était bien à la maison. « Dépêche un peu, tu ne voudrais quand même pas être en retard à ton premier jour d’école? » La voix de son père était douce, mais quelque peu pressante. Il avait appris à toujours être à l’heure et c’était quelque chose qu’il voulait déjà inculquer à sa ville. S’emparant de son sac, glissant les bretelles sur ses épaules, elle alla embrasser sa mère qui lui souhaita une bonne journée avant de passer la porte. Le trajet ne fut pas très long et le moment de tendresse entre son père et elle non plus. « Bonne journée, ma puce. » Lui lança-t-il avant de poser un baiser sur sa joue, qu’elle essuya immédiatement, avant de lui tourner le dos. « Tu veux être mon amie? » Demanda un petit garçon qu’elle croisa tout juste après être entrée dans la cours d’école. Elle le regarda de haut en bas. Il était bien habillé. Trop bien habillé. Elle fronça les sourcils et resta silencieuse un instant. « Oui. » Déclara-t-elle finalement en haussant les épaules. Elle avait presque hésité. Après tout, il y avait un garçon habillé avec des jeans un peu déjà usés et un t-shirt bien banal. Elle était bien plus attirée par lui que par celui qui se trouvait devant elle. Après tout, elle avait l’impression qu’elle pourrait s’amuser bien plus avec l’autre. Il faudrait qu’elle devienne son ami éventuellement.



CHAPITRE 3 - 4 173 jours avant
« ‘laska, tu viens avec nous ce soir? » La jeune femme leva les yeux de son bouquin et les posa sur son meilleur ami. Son regard laissait sans doute savoir à son interlocuteur qu’elle n’avait pas suivi la conversation. « Stacy fait une fête. Tu viens? » Poussant un soupire, elle ferma son livre. « Je ne peux pas. » Répondit-elle en se levant finalement. « J’ai un rendez-vous. » Ses amis la regardèrent tous étonnés. Alaska qui avait un rendez-vous? C’était impossible. Elle passait plus de temps à tuer des zombies qu’à socialiser avec quiconque. « Et avec qui? On le connait? » Les questions fusèrent alors de toute part, ce qui provoqua un léger rire chez elle. Si on le prit sans doute pour de la gêne, la brunette était plutôt agacée. Elle en avait marre que, dès l’instant ou elle mentionnait le nom d’un garçon ou elle avait peut-être un faible pour quelqu’un, on l’assaille de questions. Comme si elle devenait tout à coup un spécimen, comme si on ne la reconnaissait plus. La première fois, ça l’avait fait rire, un peu, mais là, c’était trop. « Oui, j’ai rendez-vous avec un garçon. Non, vous ne le connaissez pas. Non, vous ne le rencontrerez jamais. Oui, la discussion est close. » Et voilà qui leur cloua le bec. Plus un ne se risqua à passer un commentaire sur le rendez-vous qu’elle avait ce soir-là. Ce qu’elle avait omis de dire, c’était que le garçon en question se prénommait Frankie, qu’il habitait en Allemagne et qu’elle et lui avaient formé une alliance dans un autre des jeux en ligne auquel elle jouait… et qu’il n’y avait rien entre eux, si ce n’était des écrans d’ordinateurs et un monde virtuel ou l’on combat un ennemi afin d’atteindre un but précis. Parce qu’à dix-sept ans, alors que toutes les autres filles ne pensaient qu’aux garçons, Alaska elle était plus occupée à tuer des personnages de jeux vidéos et à obtenir de meilleures armes, virtuellement parlant. Disons qu’elle n’a jamais réellement eu les mêmes priorités que les autres filles. On lui a souvent dit qu’elle était un garçon manqué… ce qu’elle n’a jamais contesté d’ailleurs. Elle n’a jamais été du genre à passer des heures devant un miroir pour plaire à un garçon. Elle est toujours restée fidèle à elle-même. Déjà à cet âge, elle préférait les chemises à carreaux, qui ne l’avantageaient pas soit dit en passant, les skinny jeans et les bottes style combat boots. C’est sans doute ce qui explique que les gens autour d’elle soient surpris dès qu’elle mentionnait un garçon qui n’était pas dans son cercle d’amis.

« T’as une idée toi, de ce que tu veux faire dans la vie? » Alaska sorti de ses pensées alors qu’avec un groupe d’amis, elle se dirigeait vers la classe ou aurait lieu son prochain cours. « Informatique. » La réponse fusa de sa bouche. Elle n’avait même pas besoin de trente secondes pour y penser. « Vraiment? » Demanda l’une des adolescentes marchant à ses côtés. « Une nerd? » Alaska roula à nouveau les yeux. À croire qu’elle n’était pas à sa place ici. « Une nerd qui pourra un jour avoir accès à toutes tes données informatiques et qui pourra contrôler ta vie. » Réplica-t-elle du tac au tac. Autour d’elle, on s’arrêta et on prit un instant pour la dévisager. « Oh, allez. Je rigole. » Ajouta-t-elle, histoire de détendre un peu l’atmosphère parce qu’elle ne rigolait pas. Elle était très sérieuse. Elle avait clairement l’intention d’un jour, être capable d’avoir accès à n’importe quel ordinateur. Il faut croire que déjà, à cet âge, elle avait un esprit un peu rebelle. « En fait, j’aimerais bien travailler pour une compagnie de jeux vidéos. » Affirma-t-elle, consciente que sa réponse allait encore susciter des réactions. « Évidemment. » Lâcha Tom avec un léger rire. « C’est tout à fait toi. Passer des journées devant ton ordinateur à taper des trucs incompréhensibles pour la majorité de la population… Oh, attend, c’est déjà ce que tu fais. » Ce fut à son tour de rire. Comme si le Javascript, le HTML et le CSS étaient compliqués. Il fallait admettre qu’elle avait passé plusieurs heures à regarder des vidéos et lire des instructions pour créer divers codes et parvenir à coder de petits jeux, mais maintenant, pour elle, c’était comme parler une troisième langue. Le langage informatique. Eux ne comprenaient pas, mais un jour, elle pourrait leur montrer l'étendu de son talent. Un jour elle réaliserait son rêve de travailler pour une entreprise de jeux vidéos et son nom serait dans les crédits de dizaines de jeux.



CHAPITRE 4 - 7 jours avant
« Un venti chai latté. » Demanda Alaska à la barista. Elle ne raffolait pas des boissons caféinées, du coup, elle évitait presque tous les cafés, bistros et compagnie. Pourtant, Starbucks, reconnu pour ses divers cafés et ses clients aux commandes excentriques, a su la charmer. Elle est tombée littéralement amoureuse du chai que l’on y sert. Sans doute est-ce le lait qu’on y ajoute et qui rend le thé moins prononcé, mais les jours ou elle ne point pas son nez à une des locations près de son lieu de travail son rares. On dit souvent que la caféine rend accro, mais il doit bien y avoir quelque chose dans leur thé pour la rendre aussi dépendante. Enfin, passons. Son amour pour le thé n’est que secondaire dans l’histoire de sa vie. Revenons-en donc aux faits. Après avoir reçu sa commande, la demoiselle alla s’installer à une table et sorti son ordinateur portable. Elle ouvrit le dernier document sur lequel elle travaillait et, en quelques secondes, elle se mit à taper frénétiquement sur son clavier. Si seulement les gens avec qui elle était allée à l’école la voyaient. Elle avait fait son chemin dans la vie. Quelques années plus tôt, elle avait réalisé son rêve et travaillait pour une grande compagnie de jeux vidéo. Son nom s’était même retrouvé, comme elle l’avait tant rêvé, dans les crédits d’un des jeux les plus vendus au cours de l’année. Puis, elle avait réalisé que son contrat stipulait que tout ce qu’elle créait, que ce soit dans les bureaux de la compagnie ou non, dans le cadre de son travail ou pas, revenait à la compagnie. Elle a donc démissionner parce qu’elle croyait que le travail qu’elle effectuait hors de ses heures de bureau devait rester sa propriété intellectuelle et qu’il ne devait en aucun cas appartenir à son patron. Après tout, les dessins qu’elle réalisait chez elle, sur son temps libre, les codes qu’elle inventait étaient à elle et non à l’entreprise. Elle avait réalisé à quel point tout ceci était ridicule et avait donné, le jour suivant, sa lettre de démission à son supérieur. « Tu pars? » S’était étonné un des employés lorsqu’il la vit ramasser tous ses effets personnels. « Ce n’est plus pour moi. Je dois passer à autre chose. » En fait, elle adorait son boulot tout comme elle aimait ses collègues. C’était simplement pour cette stupide clause. Elle avait, de toute façon, trouvé un autre boulot dans une compagnie d’informatique. Elle allait programmer des sites internet et faire du soutien informatique.

C’était donc sur un de ces sites internet qu’elle travaillait aujourd’hui. Un autre avantage de ce nouveau boulot, c’était qu’elle pouvait travailler du bureau ou de n’importe ou en fait. Elle était libre. Tant que les commandes étaient remplies et remises à temps aux clients, on ne lui demandait pas de compte à rendre. Après avoir travaillé une bonne heure, elle décida d’aller se changer un peu les idées et d’aller marcher. Après tout, le soleil plombait sur la ville. L’air, bien qu’il n’était pas frais à New-York, lui aérait le cerveau et l’aiderait à y voir plus clair, elle qui boguait sur une erreur sans arriver à en trouver la cause. Sans doute une virgule mal placée. Elle rangea donc son ordinateur dans son sac qu’elle plaça ensuite sur ses épaules avant de quitter le Starbucks. Elle s’aventura dans les rues de la Grosse  Pomme sans but réel si ce n’était que décompresser. Près d’une heure après avoir quitté l’établissement, elle s’était retrouvée dans un quartier malfamé. Elle qui n’avait peur de rien habituellement sentait son cœur s’accélérer à chacun de ses pas. Elle se força à prendre de grandes inspirations et à se concentrer sur la route plutôt que les alentours. Elle sortit son iPod de ses poches et glissa les écouteurs dans ses oreilles avant de lancer sa playlist Beatles, laissant les classiques du groupe emplir ses oreilles. Instantanément,  elle se détendit quelque peu. Enfin, ça ne dura que quelques secondes puisqu’à son insu, on lui glissa un sac noir en tissu sur la tête et la força à monter dans un véhicule. Vous savez, le genre de véhicule que l’on voit dans les films, le camion blanc style camion de livraison sans fenêtres. Quoi de plus cliché et pourtant. Elle tenta d’entendre des bruits qui pourraient lui sembler familier afin de se donner un point de repère, mais rien ne lui était reconnaissable. Après tout, New-York était une grande ville et elle n’avait pas encore eu le temps de l’explorer autant qu’elle l’aurait voulu. Entre les cours, le boulot et les entrainements qu’elle s’exigeait, il ne lui restait pas beaucoup de temps à elle… ce qui la fit se maudire. Elle aurait du le prendre, ce temps. Alors qu’elle était en pleine réflexion, alors qu’elle se maudissait, ses paupières se firent de plus en plus lourdes et elle perdit conscience, ne devenant plus qu’un pantin pour ces inconnus.




CHAPITRE 5 - 4 jours avant

« Il y a quelqu’un? » La brunette regarda autour d’elle et ne vit rien d’autre que des murs blancs. Où était-elle? Que faisait-elle ici? Ce qu’elle voulait savoir par-dessus tout était la raison pour laquelle on l’avait kidnappée. Elle avait toujours mené une vie sous les radars. Enfin, il lui arrivait parfois d’accéder aux comptes d’anciens amis qui lui avaient fait des sals coups, mais sans plus. Elle écrivait des trucs sur leurs murs Facebook, accédait à leurs boite de réception électronique et envoyait des messages de bêtises à certains contacts lorsqu’on l’avait vraiment fait chier, mais ça s’arrêtait là. De plus, elle doutait qu’un d’entre eux ait les capacités à monter un tel coup. Elle élimina donc la possibilité que ce soit quelqu’un voulant se venger d’elle. Si cette conclusion aurait du la rassurée, elle eut plutôt l’effet inverse. Après tout, elle avait écarté la seule raison possible et valable pour qu’elle se retrouve ici et elle était toujours dans le néant. Personne ne semblait être venu la voir depuis les… au fait, depuis combien de jours était-elle enfermée là? Elle n’en avait aucune idée. Elle aurait très bien pu y avoir passé un mois. Quoi qu’après examination de son corps, elle en conclu que ça ne devait faire que quelques jours. Elle n’avait pas perdu assez de poids pour qu’elle puisse croire qu’elle avait passé des semaines entières, enfermée dans cette pièce immaculée. « Hello! » Cria-t-elle, n’ayant que le silence pour seule réponse. La panique commença alors à l’envahir tranquillement. Elle était habituellement d’un naturel très calme et posé, mais dans une telle situation, sans doute n’importe quel être humain aurait été prit d’un vent de panique comme elle l’était. Elle se leva et se mit à frapper sur les murs. Impossible qu’on l’entende. Résignée, elle s’assied sur le sol et prit sa tête entre ses mains. Elle ferma les yeux et tenta de freiner les larmes qui voulaient franchir la barrière que créait ses paupières. « Madame Bellamy, veuillez rester silencieuse. » D’ou venait cette voix? Automatiquement, la jeune femme se redressa et se mit à chercher d’ou pouvait bien provenir la voix masculine qu’elle avait tout juste entendue. Rêvait-elle? Si c’était le cas, elle espérait bien se réveiller sous peu parce que le rêve s’était vite transformé en cauchemar. Elle se pinça en espérant ouvrir les yeux et réaliser qu’elle était chez elle ou encore qu’elle s’était assoupie sur un banc de parc. Malheureusement, la douleur qu’elle ressenti lui confirma qu’elle vivait un cauchemar éveillée. Elle tenta de se ressaisir une seconde et pensa à toutes les explications possibles. C’est à ce moment qu’elle leva les yeux et vit de petits hauts-parleurs installés aux quatre coins de la pièce. Pouvait-elle communiquer avec ceux qui venaient de lui parler? « Que se passe-t-il? Que me voulez-vous? Où suis-je? » Demanda-t-elle alors avec l’espoir d’obtenir une réponse. Rien. Encore une fois, le silence. Poussant un nouveau soupire, elle alla s’étendre sur le petit lit très inconfortable et ferma les yeux en espérant que, lorsqu’elle les ouvrirait à nouveau, elle se réveille dans sa chambre. Elle se recroquevilla et laissa finalement les larmes couler le long de son visage avant qu'elles ne s'écrasent contre l'oreiller sur lequel sa tête était appuyés. « Je veux sortir d'ici. » Murmura-t-elle entre deux sanglots. Elle voulait retourner à sa petite existence banale, retrouver son bureau, son appartement, dormir dans son lit. Il semblerait que c'était trop demander.




CHAPITRE 6 - 1 jour après

Sa tête lui faisait terriblement mal et elle s’empressa de poser une main sur sa tempe. Comme si ça pouvait aider. Que s’était-il passé? Alaska n’avait qu’un souvenir terriblement flou de ce qui s’était passé au cours des derniers jours. Elle se souvenait de gens habillés en bleu et qui ne disaient jamais un seul mot. Si ces êtres étranges pouvaient ressembler à des docteurs, elle savait pertinemment qu’ils n’en étaient pas. Après tout, elle allait parfaitement bien avant qu’on ne la transporte ici, qu’on lui fasse… peu importe ce qu’on lui avait fait subir. Maintenant, son corps entier était raide, elle avait des spasmes qui lui causaient de se tordre de douleur et se sentait finalement terriblement mal. Plus mal qu’elle ne l’avait jamais été. « Qu’est-ce qui m’est arrivé? » Demanda la brunette dans le vide. À ce point-ci, elle savait que personne ne répondrait. Pourtant, ce silence n’était pas le même que celui auquel elle avait déjà du faire face. Elle se décida à frapper comme elle l’avait fait quelques jours – des jours ou des semaines, elle n’en était pas certaine – plus tôt. Elle se disait qu’en toute logique, on lui parlerait comme on l’avait fait à ce moment-là.  Toujours aucune réaction. À cet instant, la panique commença réellement à s’emparer d’elle. « Que m’avez-vous fait? » Ses paroles étaient désormais des cris. Elle voulait, non, elle exigeait des explications. C’était bien la moindre des choses, non? « Je veux des réponses! » Elle était presque hystérique. Elle savait que quelque chose avait changé chez elle. Elle pouvait le sentir. Elle avait pris le soin de s’examiner, de regarder si elle n’avait pas une quelconque trace de sévices sur son corps. Encore une fois, elle était bredouille… à l’exception d’une petite tache, aussi grosse que la pointe d’une aiguille. C’était à peine remarquable. Elle-même a failli la louper. C’était surtout parce qu’elle avait passé des heures à scruter son corps à la recherche de la moindre imperfection, du moindre détail qui n’était pas présent il y a quelques temps. « Il y a quelqu-  » Elle ne put même pas terminer sa phrase qu’un bruit sourd retentit et la porte de sa chambre, qui était auparavant verrouillée, s’ouvrit. L’avait-on finalement entendu? Quelqu’un était-il venu la libérer? Sans se poser plus de questions, elle quitta finalement la pièce. Quel mauvais choix c’était. Elle ne s’attendait pas à ce que le bâtiment soit en ruine comme il l’était. La fumée était dense et faisait suffoquer. S’emparant de la taie d’oreiller, elle se couvrit la bouche avant de sortir à nouveau de la pièce. Tout le monde présent dans l’immeuble était sans doute mort. Et pourtant, elle n’avait senti qu’une secousse. Le toit ne s’était pas écroulé sur elle. Les murs n’étaient pas tombés en ruine. Peut-être était-ce parce que la pièce ou elle se trouvait était plus solide que les autres. Elle ne comprenait plus rien. « Aidez-moi. » Une voix, un gémissement retentit. Il était faible, mais Alaska l’entendit. Elle se retourna donc pour voir d’ou il provenait. Si elle pouvait aidé, bien qu’elle ait été un rat de laboratoire, elle le ferait. Après tout, elle avait un grand cœur, c’était dans sa nature. « La poutre. » Elle regarda la pièce, puis l’homme. « Je ne peux pas. » La lueur dans ses yeux, elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Elle ne pouvait pas le laisser mourir. Si elle le détestait, lui et tous ceux qui avaient participés de loin ou de près à l’enfer qu’elle avait vécu, elle était tout de même humaine et avait un cœur. Elle tenta de soulever la poutre, mais n’y put rien. Elle ne bougea même pas d’un centimètre. L’homme la regarda avec incompréhension. Était-ce donc pour cette raison qu’on l’avait enlevé. Pour la faire devenir une surhumaine? Alors ce n’était pas que des mythes. Que lui était-il donc arrivé? Si elle n’avait pas une force hors du commun, quels étaient ses pouvoirs? En avait-elle seulement? Elle avait été piquée, on lui avait injecté quelque chose. Elle le savait, elle le sentait. « Qu’est-ce que vous m’avez fait? » Demanda-t-elle, mais l’homme avait déjà poussé son dernier souffle. Il ne restait plus rien, plus personne. Elle était seule. Elle n’avait plus que le contenu de son sac, qu’elle avait pensé prendre en sortant de la pièce, mais pour le reste, elle était seule au monde. Qu’allait-elle faire maintenant? Ou pouvait-elle allé? Elle n’en avait aucune idée. Sortant des décombres, un pompier vint l’aider et l’amena jusqu’à une ambulance qui attendait non loin des lieux de l’accident.  Un ambulancier lui posa plusieurs questions avant de l’attacher à une civière et qu’elle ne soit transportée à l’hôpital. « Madame, calmez-vous. » Lui avait ordonné l’homme d’une voix calme et posée. « Tout va bien, vous êtes en sécurité. » Seulement à cet instant, elle remarqua que tout son corps tremblait. Ne pouvait-on pas simplement la laisser partir? Elle ne voulait que retourner à sa petite vie. C’était désormais son seul et unique souhait.




CHAPITRE 7 - 27 jours après

Deux jours plus tôt, Alaska avait trouvé un appartement, un nouveau logement puisqu’elle n’était pas certaine de se sentir encore en sécurité dans son dernier logis. Quelle chance elle avait eu. Elle avait bien cru qu’elle passerait des mois  à crécher dehors, dormir sur un banc de par cet qu’elle devienne une sans-abri. Non pas que ça l’aurait grandement dérangé de vivre dans la rue, après tout, elle s’y serait sans doute fait, mais aussi superficielle soit cette pensée, elle ne voulait pas qu’on lui pique son matériel. Son ordinateur était toute sa vie. Il lui était arrivé de l’égarer une fois, une seule fois, mais ce fut comme si son monde s’était écroulé. Vous la croirez sans doute très superficiel, mais elle a passé les dix dernières années à ne faire ses travaux que sur son portable. Il contient tout ce qu’elle a pu créer depuis qu’elle l’a. Certes, il a de l’âge, plusieurs pièces ont du être remplacées, mais elle y tient comme à la prunelle de ses yeux. Personne n’a le droit d’y toucher d’ailleurs. Il faut connaitre les deux mots de passe afin de simplement pouvoir y entrer. Elle a également un lecteur d’empreinte afin qu’elle seule y ait accès. Oui, parce qu’avec ses talents en informatique – et l’aide d’un ami qui étudie plutôt l’électronique – elle a réussi à se créer un portable très sécurisé. Tout ça pour dire qu’elle avait finalement trouvé un logement. Ce n’était pas la grande classe. Après tout, elle ne disposait pas d’un montant faramineux à dépenser sur un logis. Et puis, tant qu’elle avait un lit, des prises électriques et qu’elle pouvait s’installer un petit réseau wifi, elle n’avait pas besoin d’autre chose.

Elle venait donc de pousser la porte de son logement lorsqu’elle entendit  le bruit de factures qui s’empilaient déjà sur le sol. Sans doute déjà une facture reliée aux frais médicaux des soins qu’elle avait du subir quelques jours auparavant. Elle s’empara de la petite pile de papier et alla s’assoir sur son lit. Elle ouvrit la première enveloppe. L’hôpital, comme elle s’y attendait. La seconde était une lettre de son propriétaire lui rappelant les règles du building… règles qui ne devaient pas être respectées par tous les locataires puisque l’appartement n’était pas en très bon état. La dernière enveloppe laissa la jeune femme figée. Comme si son sang avait cessé de circuler. « Nous te retrouverons toujours. » Tout le monde n’était donc pas mort dans l’explosion. Peut-être aurait-elle du être soulagée parce qu’elle pourrait enfin avoir des réponses à ses questions, mais elle fut également prise de peur. Ils savaient où elle habitait. Peut-être l’avait-on suivi à la trace? Tandis que l’angoisse montait en elle, les quelques objets et meubles dans l’appartement se mirent à trembler. Elle ne s’en rendit pas compte, elle qui avait toujours les yeux rivés sur le petit bout de papier qu’elle tenait dans ses mains. Ses lèvres, tout comme ses mains tremblèrent. Que devait-elle faire maintenant? Depuis près de trois semaines, cette question semblait réguler sa vie. Elle n’était plus certaine de rien. Sa vie ne semblait tenir qu’à un fil sans avoir aucun équilibre. Peut-être aurait-elle du rester chez ses parents? Oui, c’est ce qu’elle aurait du faire. Au moment ou elle contempla l’option de rentrer à la maison, un bol qui se trouvait sur le comptoir de la cuisine alla se fracasser contre le mur opposé, ce qui eut don de faire sursauter la brunette.  « Qu’est-ce qui – » Les objets semblaient léviter autour d’elle. Était-ce donc ce qui lui était arrivé dans ce laboratoire? Elle qui était sensé avoir une force surhumaine aux dires de l’homme qu’elle avait croisé à sa sortie de la chambre, l’expérimentation avait-elle échoué? Y avait-il eu des complications? Elle s’était sans doute retrouver avec un autre pouvoir que celui que l’on voulait lui attribuer. Tout faisait du sens maintenant… enfin, dans la mesure du possible. On lui avait quand même injecté quelque chose, une substance qui lui était encore inconnue et qui lui conférait des pouvoirs mystérieux et surtout, sur lesquels elle n’avait aucun contrôle. Pourquoi se manifestaient-ils maintenant? Deux semaines après qu’on lui ait injecté? Alors qu’elle avait des réponses aux questions qui lui tournaient en boucle dans la tête depuis deux semaines, voilà qu’un nouvel ensemble d’interrogations venait prendre la place, la laissant toujours dans le néant, l’incompréhension la plus totale. Elle prit une grande inspiration et se calma. Quelques secondes plus tard, tous les objets en lévitation tombèrent sur le sol en un bruit sourd. Que venait-il de se passer?




CHAPITRE 8 - 68 jours après

Soixante jours. Voilà un peu plus d'un mois qu’Alaska n’était pas sortie de sa chambre. Comment pouvait-elle faire autrement. Elle ne voulait pas se présenter au boulot ainsi. Elle ne voulait pas devenir un véritable danger public. Et puis, elle savait ce que l’on faisait aux mutés comme elle, à ceux qui avaient des pouvoirs particuliers. Elle avait évidemment entendu parler de cette puce qu’on leur implantait de force. Elle ne voulait pas être l’une d’entre elles. Elle ne voulait pas devenir une créature, quelque chose que l’on analyse. Et puis, elle voulait garder le peu de vie privée qu’elle avait toujours… enfin, lui en restait-il seulement?

Et à quoi avait-elle occupé ses journées cloitrée entre quatre murs? Certes, elle avait passé un peu de temps à jouer aux jeux vidéo, comment aurait-elle pu faire autrement. Elle avait également travaillé sur certains projets. Elle n’était plus certaine d’avoir encore un emploi, après tout, elle n’avait pas donné signe de vie en deux semaines et était très certainement en retard sur certains de ses délais. La majorité de son temps, par contre, elle l’avait consacré à sa famille. Si elle ne s’autorisait plus à avoir de contacts avec eux, elle n’en restait pas moins très douée pour retrouver leur trace et pouvoir suivre presque leurs moindres faits et gestes grâce à leurs activités en ligne. Elle avait même pu accéder à leurs comptes de crédit et avait vu qu’il y a trois semaines, ils étaient partis en amoureux dans le sud. Quel beau voyage ç’a du être. Un petit sourire se dessina sur son visage. Elle était heureuse de voir qu’ils avaient continué leur vie, qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient. Ils avaient eu tant de mal à accepter son départ de la maison. Ils méritaient de vivre une vie paisible, heureuse. Après tout ce que son père avait traversé en tant que soldat, ils y avaient bien droit. Le sourire de la jeune femme disparu aussi rapidement qu’il était apparu lorsque dans les résultats de ses recherches, elle trouva un article de journal relatant le décès d’un couple. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas trop ce que l’article faisait dans les résultats. Il n’y avait pas de nom alors pourquoi voyait-elle ce petit bout de texte dans les résultats de sa recherche? Elle ne comprenait pas trop. En fouillant un peu plus, elle constata avec étonnement, quoi qu’elle aurait du s’y attendre, que les activités sur leurs comptes avaient cessé cette même journée. Ils étaient donc … « Morts. » Non, elle refusait d’y croire. Ils ne pouvaient pas être morts. C’était impossible. Ils étaient tous deux encore actifs, pas si vieux, ils avaient la vie devant eux… bien qu’ils en aient plus derrière que devant. Les larmes ne tardèrent pas à couler et elle ne tenta même pas de les retenir. Sans trop réfléchir, elle ferma son ordinateur, s’empara de ses clés et quitta son appartement. Rien de mieux pour évacuer la colère et la tristesse que de s’entrainer.

Elle était en pleine course dans Willobrook Park lorsque le fameux phénomène se produisit à nouveau. Les objets autour d’elle – un journal qui trainait sur le sol, un sac de chips et d’autres déchets comme ceux-là – se mirent à léviter. « Mademoiselle? » La voix d’un homme se fit entendre. Elle se retourna et les objets retombèrent tous au sol. « Était-ce vous qui … » Elle secoua frénétiquement la tête. Non, ce n’était pas elle. L’homme fit un pas vers elle, mais elle recula. Elle ne voulait pas qu’on l’approche. Elle ne voulait blesser personne. « Ne vous en faites pas, je ne vous veux pas de mal. J’aide les gens comme vous. » Se contenta de dire l’homme. Pouvait-elle réellement lui faire confiance? Était-il membre du Hammer? Était-ce une ruse pour l’emmener avec lui afin de lui planter une puce sous la peau? Pourtant, il y avait quelque chose dans son visage, son expression qui la poussa à lui faire confiance. Essuyant les derniers sillons que les larmes avaient laissées sur sa peau, elle le suivi. « Je dois simplement vous bander les yeux. » Il semblait réellement désolé de devoir lui couvrir les yeux, la priver de sa vue. Elle hocha la tête. Elle comprenait. Au moins, lui l’avisait avant de faire quoi que ce soit. Il n’était pas sauvage comme les autres. Après tout, peut-être agissait-il du côté du bien? Elle le laissa faire et le suivi sans trop savoir où elle allait. Elle et son sens de l’orientation de toute façon, elle n’aurait même pas été capable de se retrouver si elle avait eu les yeux ouverts alors imaginez maintenant.




CHAPITRE 9 - 69 jours après

On lui retira finalement le bandeau qu’elle avait sur les yeux. La lumière l’aveugla. « Bienvenue au S.H.I.E.L.D. » Lança l’agent, le même qu’elle avait croisé au parc la soirée précédente. « Le shield? » Demanda-t-elle sceptique. N’avait-il pas été détruit? Et puis plus important, il existait vraiment? Elle était surprise de voir que tout ce qu’elle prenait pour des balivernes, des histoires qui sortent de l’imaginaire d’un vieux un peu fou qui s’était créé  un monde, était finalement vrai. Certes, elle n’était qu’assise dans l’un des bureaux, mais elle n’arrivait pas à croire qu’elle se trouvait réellement au S.H.I.E.L.D. Si les gens autour d’elle savaient… « Vous existez? Enfin... je pensais que vous aviez été détruit? » L’homme ne put s’empêcher de rire avant de lui expliquer l’histoire. Brièvement parce qu’elle n’aurait pas supporter la version longue. Pas de temps à perdre. « Et pourquoi suis-je ici? » L’homme sourit avant de lui présenter un dossier. « J’ai vu ce don vous étiez capable. » Il s’assied et détacha le bouton de son veston. « C’est vous qui m’avez envoyé ce message? Nous te retrouverons toujours. » Il secoua la tête. « Non, mais nous vous suivons depuis que vous êtes sortie de l’hôpital. Nous vous observons. Les médecins qui vous y ont traité sont membres de notre unité et ils ont remarqué que votre sang était différent du sang humain. Nous avons donc effectué des analyses et avons constaté que vous étiez différente. Le tout s’est confirmé hier. » Expliqua-t-il. « Vous aussi vous voulez mes pouvoirs? Je ne les contrôle même pas. » Il secoua la tête à nouveau. « Si vous êtes ici, c’est tout d’abord pour vos talents au niveau informatique, mais nous pouvons également vous aider, si vous le désirez, à contrôler vos pouvoirs. » Elle le regarda, sceptique. « Vous me voulez pour mes… talents… en informatique. » Elle fronça les sourcils et s’installa plus confortablement sur sa chaise. « Dites m’en plus? » Demanda-t-elle. Si elle ne pouvait pas retourner à son ancien boulot justement à cause de cette nouvelle capacité qu’elle possédait, mais qu’ici, on était prête à lui donner un boulot, même pour un minimum de temps, et qu’on s’engageait à l’aider à se contrôler, n’y avait-il pas que du positif? Tout le monde y gagnait, pas vrai? On lui expliqua alors que pour le moment, on désirait l’engager en tant que consultante. Elle n’aurait pas un poste permanant au sein du SHIELD. Elle ne travaillerait que sur quelques dossiers lorsque l’on aurait besoin d’elle, mais elle aurait tout de même une chambre à elle. Elle pourrait être parmi des gens qui comprennent sa condition, qui ne la jugent pas. C’était une offre terriblement tentante. « Je peux vous faire visiter nos bureaux, si vous le désirez? Histoire de voir avec quel matériel vous pourriez travailler. » Elle accepta l’offre et, alors qu’elle venait tout juste de sortir du local, elle fut bousculée par un des employés. « Non, mais vous pourriez faire attention un peu. » Elle roula les yeux et soupira. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour s’énerver, il faut croire. Après tout, elle n’avait pas dormi depuis près de quarante-huit heures, il était donc peut-être normal qu’elle soit à cran. Alors qu’elle s’engagea dans un autre corridor, elle bouscula un autre employé. « Le S.H.I.E.L.D. n’engage que des aveugles ou quoi? Vos employés ne peuvent pas regarder ou ils vont? » S’emporta-t-elle. « Il est… » L’homme ne put terminer sa phrase que l’autre le coupa. « Je suis réellement aveugle. » Lança-t-il. Petit moment de malaise. Elle ravala sa salive et s’excusa. « Je ne savais pas, désolé. » Puis elle baissa les yeux, honteuse. » Son guide tenta de refreiner un léger rire et Alaska le fusilla du regard. « Mademoiselle Bellamy, voici l’agent Conner. » Elle aurait bien voulu dire qu’elle était ravie de faire sa connaissance, mais vu les circonstances, ce n’était sans doute pas très approprié. De toute façon, l’agent Conner avait déjà tourné les talons et était en route vers un autre lieu. On pouvait dire qu’elle avait sans doute fait bonne impression face à ses futurs collègues de travail… parce qu’elle avait bien l’intention d’accepter cette offre. Elle avait vu le matériel informatique dont ils disposaient et elle avait déjà des étoiles plein les yeux. Il lui faudrait seulement apprendre à esquiver quiconque elle rencontrerait dans les couloirs du bureau.


 


Dernière édition par Alaska Bellamy le Lun 8 Juin - 23:19, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 1:35

(1) au cas ou.

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 1:58


Bienvenue (officiellement) parmi-nous et bonne chance pour ta fiche.
Si tu as des questions n'hésites surtout pas à t'adresser au staff.

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 2:01

Bienvenue par ici
Bon courage pour la rédaction de ta fiche
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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 10:43

Bienvenue, bon courage pour ta fiche

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 11:14

Je plussoie l'avatar
Puis bienvenue officiellement chez les fous et bonne chance pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 12:33

Hiiii quel bon choix d'avatar. Bienvenue par ici et bon courage pour ta fiche !
(Je viendrai très probablement te demander un lien, entre donzelles sur qui on a fait des expériences pas nettes )

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 16:27

Chloe est tellement jolie
Bienvenue, et bon courage pour ta fiche! I love you

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 17:15

merci à vous

et je suis ravie de voir que Chloe plait. j'suis un peu accro à Agents of Shield en ce moment (j'me suis claqué la saison 1 en une journée )

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 17:35

Que de courage pour se faire une saison en une journée

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 18:13

Officiellement bienvenuuuue !!
SHIELD POWAAAAAAAAAAAAA !!!!

On va réussir à se trouver un lien ! J'y crois

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 18:34

Bienvenue officiellement.

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 20:12

bienvenue parmi nous I love you

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Lun 1 Juin - 20:32

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Mar 2 Juin - 16:26

Bienvenuuuuuuue et bon courage pour ta fiche !!!

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empire had the better ending. i mean, luke gets his hand cut off, finds out vader's his father, han gets frozen and taken away by boba fett. it ends on such a down note. i mean, that's what life is, a series of down endings. all jedi had was a bunch of muppets.
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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Ven 5 Juin - 20:55

Hâte de te lire !

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead. Mar 9 Juin - 0:33

validation



eh beh ça c'est de la fiche bien fat
rien à redire, le " je suis réellement aveugle " m'a bien fait rire . par contre je te mets dans le groupe get your gun au lieu de bad company vu que t'es du SHIELD et mutée



◮ Devine quoi, tu es validé. Sérieusement. Maintenant que cette dure étape qu'est la fiche de la présentation est passée, tu dois t'offrir corps et âme au staff tu peux d'ores et déjà aller recenser ton avatar juste ici.

◮ N'oublie pas non plus d'aller recenser ton métier ainsi que ton pouvoir si tu es un mutant. Ensuite, passe donc faire un tour pour créer ta fiche de lien juste ici ainsi que ta fiche de topic par .

◮ Et pour finir, n'hésite pas à te rendre sur la CB si ce n'est déjà fait. Promis, on ne mord pas (totalement) ! De plus, tout le staff espère que tu te plairas sur le forum. Maintenant file donc rp, flooder, bref : t'amuser.
 

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MessageSujet: Re: alaska ϟ what doesn't destroy you, leaves you broken instead.

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