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living through hell (montague)

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MessageSujet: living through hell (montague) Dim 31 Mai - 23:00

LIVING THROUGH HELL
MONTAGUE & VALENTINO

i will kill you someday ✻✻✻ Depuis une dizaine de minutes déjà, Valentino faisait les cent pas dans les quartiers de la Milice. Dans sa tête, les mots de ses supérieurs lui revenaient sans arrêt. Désolé Costenzi, plus de terrain pour toi pendant un petit moment. Il avait été mis sur le carreau, comme ça, sans plus d'explication. Bien qu'il avait longtemps questionné ses supérieurs, ces derniers ne lui avaient donné que des réponses approximatives, ou carrément des silences. Valentino avait bien tenté d'utiliser son nom pour arriver à ses fins, mais jamais ils ne cédèrent. Il avait beau réfléchir, il lui était impossible de comprendre pourquoi on lui retirait les missions de terrain du jour au lendemain. À lui, qui était un des meilleurs tireurs que la Milice ai connu, à lui, qui faisait partie d'une des familles les plus prestigieuses du HAMMER. Il s'arrêta de gigoter dans tous les sens, et attrapa le document qu'on lui avait fourni. Sous l'effet de la surprise et de la colère, il n'avait même pas pris le temps d'y jeter le moindre coup d’œil. Ses yeux parcoururent la feuille de papier, tremblante dans ses mains. En mission, Valentino pouvait faire preuve d'un calme légendaire, mais hors du terrain, il avait du mal à contrôler sa colère. Il allait balancer le document quand ses yeux se posèrent sur une signature familière. « Figlio di una cagna. » Il avait murmuré ces mots, sentant la rage monter de plus en plus rapidement en lui. Il ne lui fallut pas longtemps pour quitter l'aile réservée à la Milice.

Il traversa les locaux du HAMMER sans s'arrêter, sans prendre le temps de saluer le moindre de ses collègues. Il s'arrêta devant la porte du responsable. Il préférait attendre un minimum, prendre le temps de se calmer avant d'entrer dans la pièce. Valentino, il a le sang chaud, il serait bien capable de l'achever avant même d'avoir pris le temps de lui parler. Et le revoilà qui faisait les cent pas, mais cette fois devant le couloir. Ses collègues allaient définitivement le prendre pour un dingue. Valentino lui, il essayait de trouver un moyen de rentrer dans ce bureau sans directement mettre son poing dans la gueule du tribun. Le milicien prit une grande inspiration et ouvrit la porte. Il claqua violemment cette dernière une fois entré. Sans surprise, Woodcroft était là, assis derrière son bureau. Cet enfoiré faisait tout ce qu'il pouvait pour entraver la carrière de Valentino et ce, depuis qu'il était rentré dans le HAMMER. Pourquoi ? Parce qu'il était un Costenzi. Simplement. Valentino transforma le document en une boule de papier et l'envoya dans la face du tribun, d'une manière totalement décontracter. « Alors, on m'explique ? » Il tira la chaise placée devant le bureau et se laissa tomber dans ses dernières, croisant les bras. « Vous n'avez que ça à faire, foutre en l'air ma carrière ? Votre vie à l'air tellement passionnante, heureusement que j'en fais partie, visiblement. » Il savait très bien qu'il allait regretter ses provocations plus tard, mais il était tellement de nature susceptible et imprévisible qu'il ne pouvait pas se contrôler sur le moment. Le jeune homme avait envie d'en découdre avec cet enfoiré et il n'allait pas s'en cacher. Le vieux avait des problèmes avec le grand-père Costenzi, il n'en était pas obligé d'aller jusqu'à faire chier le reste de la famille. Valentino avait déjà assez de mal à se faire accepter par ses pairs étant donné qu'il avait été pistonné par son grand-père, mais il avait réussi à faire ses preuves au sein de la Milice et on continuait encore à essayer de le descendre, à essayer de stopper sa carrière en plein élan. Mais l'italien n'avait pas dit son dernier mot et il n'allait pas abandonner le combat de si tôt. Il en fallait beaucoup plus de la part de ses détracteurs pour l'anéantir.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: living through hell (montague) Lun 1 Juin - 23:57




LIVING THROUGH HELL.

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On dit souvent que le bureau d'une personne est le reflet de la personnalité de son propriétaire. Celui de Montague, en l'occurrence, était un modèle d'ordre et de sobriété. Son bureau était d'ébène, et ne trônait en son centre qu'une pendule de Newton, dont les billes d'acier se tenaient immobiles. Dans la pièce, deux meubles. Un tableau surgi d'un ancien temps avec son cadre en bois, et au plafond, un lustre moderne. Derrière le bureau, une baie vitrée offrait une vue spectaculaire sur tout New York, ou presque. Montague observait au-dehors, les mains dans les poches. Perdu dans ses pensées, il se remémorait le courrier adressé à ce membre de la Milice, ce rejeton de Costenzi. La signature, soignée, italique, d'un geste subtil, presque comme pour narguer la décision prise. Montaque avait-il un problème avec les Costenzi ? Mais certainement. À sa nomination en tant que Tribun, ses espoirs de monter encore d'un cran en hiérarchie s'étaient vus s'amenuiser par la présence du vieux Costenzi, à qui il était fâcheusement redevable. Montague détestait avoir des comptes à rendre, il ne supportait pas ça. Alors quand il avait appris que le petit-fils de ce cher Renzo faisait partie de la Milice, il s'était fait une joie de torpiller la carrière de celui-ci. Et il fallait dire qu'il s'accrochait, le gamin. Trop facile ? Sans aucun doute. Injuste ? Il en était parfaitement conscient. Mais si Montague avait un jour eu ne serait-ce qu'un semblant de compassion, celle-ci avait disparu depuis bien des années.

Montague finit par reprendre place à son bureau, en silence. Il avait cette intuition qui lui disait d'attendre sagement, qu'un orage se préparait et qu'il devrait faire face à des foudres juvéniles. Alors, pour s'occuper, il attrapa une feuille de papier dans l'un de ses tiroirs. Une feuille blanche, qu'il commença par plier en deux dans le sens de la largeur. Puis, il plia les angles d'un des côté. Il procéda à divers pliages encore, jusqu'à obtenir un avion en papier, parfaitement proportionné. Il le posa à sa droite, sur le bureau, et joignit ses mains. En entendant les pas furieux dans le couloir, il sut que son intuition ne l'avait pas trompé. Il attendit encore, un sourire d'une insolence inouïe greffé sur son visage, jusqu'à ce que la porte de son bureau ne s'ouvre et que Valentino Costenzi fasse son apparition. Il observa le jeune homme transformer une feuille en boule de papier, avant de la lui envoyer. Il n'eut qu'à tendre la main pour intercepter l'objet, facilement. Le temps que Valentino s’assoie sans qu'il ne l'y ait invité, il prit le temps de déclarer, faussement enjoué : « Aah, la vedette ! Comment ça va ? » Inutile de préciser qu'il s'en fichait éperdument, mais si ça pouvait faire rager un peu plus Costenzi, ce n'était pas plus mal. Suite aux accusations de ce dernier, Montague émit une petite grimace chagrinée. « Foutre en l'air votre carrière ? Milicien, vous vous méprenez. Aussi, (l'expression joviale disparut aussitôt de son visage pour laisser place à un regard menaçant) est-il nécessaire de vous rappeler que vous vous adressez en ce moment-même à un supérieur ? » Non, il n'avait pas l'intention de laisser Valentino transformer son bureau en bureau des lamentations, et oui, il comptait bien user de son titre de Tribun pour le menacer. Sa main droite attrapa l'avion, qu'il se mit à examiner avec la plus grande attention. Sans le regarder, il déclara à l'attention de Valentino : « Si vous n'êtes pas sur le terrain, c'est parce que je l'ai décidé. Et si je l'ai décidé, c'est parce que vous êtes sous mon commandement. Me suis-je bien fait comprendre ? » De son index, il alla rencontrer le supposé nez de l'avion. Il se piqua sans grands dommages puisqu'il ne s'agissait que de papier, confrontant son épiderme à cette maquette improvisée, puis il finit par poser ses yeux sombres sur le milicien, une insouciance des plus insupportables peinte sur la figure : « D'autres requêtes ? »


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Avoir la conscience d'une longue agonie, c'est arracher l'expérience individuelle à son cadre naïf pour en démasquer la nullité et l'insignifiance, s'attaquer aux racines irrationnelles de la vie elle-même. ©️ signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: living through hell (montague) Mar 2 Juin - 21:36

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i will kill you someday ✻✻✻ Rien que le fait de voir le visage du tribun lui donnait des envies de meurtre. Il se voyait parfaitement le prendre par une poignée de cheveux et lui éclater la tête sur la table jusqu'à ce que mort s'en suive, laissant le sang du vieillard couler le long du meuble fait d'ébène. Ou bien lui mettre une balle, en pleine tête. Pile poil entre ses deux yeux machiavéliques. Il l'attacherait à un poteau, quelque part par là et se placerait à un parfait endroit. Une bonne vieille exécution comme on en fait plus. Ça, ça lui ferait vraiment plaisir à Valentino. Une gêne de moins pour lui, pour sa famille ou peut-être pour le HAMMER. Il ne devait pas être le seul à ne pas supporter ce vieil homme aux cellules grises dégénérées, non ? Valentino ne pouvait pas être le seul à considérer Woodcroft comme tel. Comme un homme qui a fait son temps et qui ne sert plus qu'à emmerder les plus jeunes pour son simple et bon plaisir. Ce genre d'homme lui rappelait parfaitement un petit vieux levant sa canne et hurlant sur les gamins jouant au football autour de lui. Valentino voyait parfaitement comment le tribun utilisait ses expressions faciales pour énerver encore plus le jeune homme. Il savait parfaitement qu'il avait un tempérament un peu trop chaud et qu'un rien pouvait le faire décoller. Mais l'italien ne craquera pas, il ne lui encastrera pas sa sale gueule dans son bureau. Il ne dépassera pas les bornes. Il ne se laissera pas contrôler par un homme en manque d'amusement. Non, Valentino était beaucoup plus fort que ça, beaucoup plus intelligent pour ça.

Valentino se contenta de simplement hausser les épaules quand son interlocuteur lui rappela qu'il était son supérieur. Depuis le temps qu'il le faisait chier, ses menaces n'avaient plus effets sur lui. « Vous croyez que ça m'importe ? » Le jeune homme posa ses avant-bras sur le bureau du tribun, adoptant le même regard. « Aussi, est-il nécessaire de vous rappeler que vous êtes ici depuis beaucoup moins longtemps que mon grand-père ? Je ne suis pas sûr que ce dernier apprécierait d'apprendre les absurdités dont vous me couvrez. » Aborder son grand-père n'était pas forcément une bonne idée pour se défendre, mais Valentino savait que ça toucherait le tribun. La carrière de ce dernier stagnait un peu face à celle du père Costenzi. De nouveau, le jeune homme s'adossa à la chaise et croisa les bras, comme une protection. « Et qu'elle est la raison de cette décision ? Suis-je au moins autorisé à le savoir ? » Il l'attendait, son excuse sans fondation. Son argumentation sans réelle raison. Il souriait même déjà d'avance. Il le regardait manipuler la figurine de papier avec simplicité, comme s'il n'était qu'à moitié impliqué dans cette conversation. Cela avait le don d'impatienter légèrement Valentino, qui pianotait de ses doigts sur son biceps. « J'ai effectivement une autre requête. » En guise de réponse, l'italien attrapa une feuille sur le bureau du tribun, ainsi qu'un crayon. Il place les deux juste devant son supérieur et les fit lentement glisser vers ce dernier. Une fois son geste achevé, il retourna dans sa position initiale, aux bras croisés. « Un peu d'aide ? Vous allez voir, c'est tout simple. » Valentino lui lança un sourire, sans grande conviction. « Je, soussigné Montague Woodcroft, autorise Valentino Costenzi à reprendre les missions de terrain. Il ne manque plus qu'une signature et la magie opère. » Il défia le tribun du regard. « J'ai toute ma journée, ce n'est pas comme si j'avais une mission qui m'attend. » Valentino se voulait provocateur, mais un certain manque en la matière ne faisait sentir. Il n'avait pas trop de mal avec ses collègues de la Milice, mais en revanche, avec des hommes comme Woodcroft, le niveau était loin d'être le même.

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