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◮ intrigue 1 : let's start a riot

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MessageSujet: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Ven 29 Mai - 22:32

let's start a riot
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Les manifestations pro-mutants étaient nombreuses il y a encore cinquante ans, mais plus passaient les jours et les mois et les années, plus elles se raréfiaient jusqu'à en devenir presque une anomalie. Pourtant ce jour-là, les boyaux de la ville s'agitait sous des hommes et des panneaux arpentant  Manhattan. Sous des slogans divers, du plus simple au plus mal orthographié, une armada de mutants et d'humains défilaient en beuglant tandis que des badauds curieux s'attroupaient sur les trottoirs pour les regarder passer, certains avec un air approbateur, d'autre le dégoût peint sur les traits. Pour l'instant, le flot humain restait calme, ses maillons serrés les uns contre les autres. Il n'y avait qu'une poignée de gens, deux cent peut-être, une peccadille par rapport à la masse qu'abritait New York.
Mais malgré cette vague brise de menace qui soufflait, à peine assez pour faire trembler quoique ce soit, le HAMMER avait décidé de réagir sur le champ. Alors que la procession s'enfonçait dans le cœur de Manhattan, une ligne noire se dessina au bout de l'avenue. Sanglés dans leurs uniformes, deux rangés de miliciens se tenaient en rempart pour empêcher la procession de continuer plus avant dans le cœur politique et banquier de la ville, leurs armes reposant encore placidement au côté.

◮ Pensez à limiter le nombre de mots dans vos réponses, aux alentours de 500, afin de permettre un enchaînement plus rapide.
 
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 1:48

Journée banale. Presque. Le bar de la Vanderbilt était fermé, le panneau sur la porte d'entrée en témoignait. En-dessous de celui-ci, un petit mot de la part du propriétaire qui avait jugé bon de faire comprendre aux habitués pourquoi elle n'allait pas pouvoir les servir aujourd'hui. Une décision que certains de ses clients n'allaient pas comprendre, du fait d'opinions divergentes à celle de Charlie, qui, admettons-le, ne cachait pas ses pensées vis-à-vis du sujet. Mutants, mutés, puces, HAMMER. Des termes sensibles qui titillaient toujours l'oreille de la jeune femme lorsqu'elle les entendait. De simples mots qui pouvaient la faire partir dans un débat interminable avec les ivrognes qui n'avaient pas toute leur tête et qui trouvaient tout de même le moyen d'étaler leurs jugements qu'elle trouvait parfois détestables. Une masse d'individus marchait dans les rues de New York, elle en profita pour s'y faufiler et faire comme tous les manifestants. Crier. Elle n'avait pas de pancarte, car elle était quelque peu maladroite et risquait de frapper ses voisins en s'agitant dans tous les sens. Elle préférait laisser les professionnels des panneaux s'en occuper, mettant à disposition ses cordes vocales et toute la puissance de sa voix à leur disposition. Des slogans qui s'entremêlaient entre eux, un doux brouhaha aux phrases indissociables. D'autres qui papotaient entre eux, certains qui préféraient rester silencieux en suivant le mouvement de façon plus que discrète. Puis des regards, pour la pluapart jugeurs, de personnes qui se trouvaient sur les trottoirs et qui ne comprenaient pas pourquoi un tel événement maintenant. Un engouement dont ils ne comprenaient pas le but. Pourquoi maintenant, pourquoi aujourd'hui ? C'était évident que ce jour allait arriver. Le jour où une poignée de citoyens allait se lever pour finalement parler, si ce n'est hurler, au nez du gouvernement et de tout ce qui les tracassait. Après quelques bousculades, quelques coups d'épaule innocents, Charlie se retrouva en première ligne, à mener la marche avec d'autres. Une manifestation sans débordement, ce n'était pas une manifestation. Vouloir marcher dans les rues de Manhattan afin d'aborder un tel sujet était nécessaire, mais aussi dangereux.

On pouvait voir une ligne sombre, formée au loin. Plus le troupeau s'approchait, plus les silhouettes et leur uniforme était reconnaissable. Les infâmes. Ceux qui allaient les faire taire. Faire taire cette pollution gênante qui exposait son point de vue. Le groupe d'environ deux cents personnes ralentissait. Certains préféraient ne pas provoquer de dégâts, d'autres avaient en tête de partir en guerre. D'autres comme la Vanderbilt, qui éprouvait une haine effroyable envers l'organisation. Les manifestants piétinaient, ne voulant pas spécialement se frotter aux armes des opposants. « Charmant petit comité. » Elle aurait voulu leur cracher dessus, mais elle était trop loin et avait usé de sa salive en rabâchant des slogans à travers la ville. Elle baissa les yeux et attrapa la première chose qui lui passa sous la main. Une cannette. A croire que les américains ne connaissaient pas la poubelle. Enroulant l'objet dans l'une de ses paumes, elle fronça les sourcils et, d'une voix forte et presque rauque elle s'exprima. « LAISSEZ NOUS PASSER ! » Puis... Elle lança sa cannette. Sans vraiment calculer la trajectoire ni même prédire la destination.


Dernière édition par Charlie Vanderbilt le Mer 3 Juin - 13:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 2:29

Cinq heures du matin et il était déjà debout. Son lit, Valentino y passait pas beaucoup de temps, une petite poignée d'heures pas nuit seulement. Rien de plus. Il n'était pas fatigué, pourquoi perdre son temps à se tourner dans tous les sens sur son matelas au lieu d'être un peu plus productif ? Cinq heures du matin et il était déjà rendu dans les locaux du HAMMER. Les agents d'entretien qui s'occupaient de mettre un peu d'ordre avant les arrivées massives vers les coups de huit heures n'étaient plus surpris de croiser le jeune Costenzi dans les couloirs de si bon matin. Certains bureaux étaient encore allumés, signe de présence des couches tard et workaholics.
Valentino se dirigea directement vers la cafétéria, espérant trouver de quoi se faire un petit déjeuner. Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait plus rien dans son réfrigérateur et faire les courses était loin d'être dans ses priorités. Alors depuis plusieurs jours, mine de rien, il allait se remplir l'estomac dans les locaux du HAMMER. Pour l'instant, il ne s'était pas fait prendre et comptait bien continuer sur cette voie là. Après tout, qui pouvait bien venir l'emmerder si tôt le matin ? Personne, sauf peut être Cletus, un des techniciens de surfaces qui avait tendance à ne jamais être à sa place. Plusieurs fois, Valentino avait eu une peur bleue en le voyant débarquer de nulle part, armé de son balai et de son seau. Ce mec devait sûrement être aussi vieux que le bâtiment en lui-même. Il avait été fournis avec, sans aucun doute. Valentino se posa à une table pour avala un petit-déjeuner préparé à l'arrache.
Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis son petit-déjeuner. Valentino était installé depuis plusieurs minutes avec un livre dans l'aile de la Milice quand il vit plusieurs de ses collègues fraîchement arrivés fourmiller, enfila leurs tenues. Valentino jeta son livre à l'autre bout du sofa. « Qu'est-ce qui se passe ? » Il se leva pour aller se placer machinalement devant son casier. « Une manifestation mutante. » Il n'eut pas besoin de plus d'informations. Valentino enfila à son tour sa tenue et récupéra son fusil.
Times Square commençait à se remplir un peu plus chaque minute. Les miliciens, Valentino parmi eux, étaient rassemblés en face des manifestants. Il se trouvait sur la première ligne, près à dégainer son arme. Il avait déjà tué plusieurs mutants et était parfaitement près à le refaire si l'occasion se présentait.

(hj : je laisse la canette pour monty   )

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 2:40

Shawn savait pertinemment que cette manifestation, dite « pacifiste » par ses créateurs ne tarderait pas à dégénérer. Était-il le seul à se pencher suffisamment sur l'Histoire pour se rendre compte que les troupeaux de moutons ne parviendraient à aucun résultat, face au berger ? Les mains fourrées dans des poches trop larges, jogging déglingué par les années, Shawn s'écartait de la foule enragée. Déjà. Ils entraient à peine dans Times Square que déjà, leurs neurones se déglinguaient à grands coups de hurlements gutturaux. Des pancartes, dressées à tout va : malgré tout, le blondinet rejoignait l'avis de celles à la meilleure construction grammaticale et dépouillées de fautes d'orthographe. À bas la puce, à bas la dictature – pourtant, Shawn n'estimait pas que l'on se trouvait déjà dans un système dictatorial. Ni même dans un régime totalitaire. Un régime de la terreur, évidemment ; l'on enfermait aussi aisément un mutant que l'on butait les rats dans les égouts.
Le blondinet, il comprenait leur haine. Il saisissait les nuances de la terrible envie des mutants de s'émanciper, de vivre dans une société qui les tolère, à défaut de les accepter sans se soucier de visites régulières visant à rasséréner le gouvernement. Le blondinet, en comparaison, souffrait d'un mal bien moindre, plutôt exécré par le catholicisme : l'homosexualité. Combat différent, façons de faire similaires. Il s'écarta des premiers protestataires. Il n'avait rien à voir avec ça ; Shawn préférait se débarrasser de la milice petit à petit, d'une manière bien plus sournoise et pernicieuse. Du moins, quand le Directeur du SHIELD ne l'envoyait pas balader au fin fond des bayous pour une mission dont l'utilité n'avait toujours pas été démontrée. Cependant, la curiosité – bien qu'invisible sur son faciès taillé dans la glace la plus pure et la plus gelée du Pôle Nord – s'installa en lui. Un bataillon approchait. À croire que le HAMMER déclarait déjà la guerre au génome mutant et à tous leurs acolytes aux codes génétiques normaux. De l'autre côté de la rue, des miliciens. Des dizaines ? À moins qu'ils ne se chiffrent en centaine, presque autant que les manifestants ? Voire beaucoup plus. Et mieux armés. Qu'est-ce qu'une cannette pouvait-elle contre des hommes et des femmes armés de matraques et de flingues ? Ils attendaient un seul débordement, le seul qui valait la peine de s'en servir : celui d'un mutant revêche et suffisamment con pour utiliser son pouvoir devant la tronche des membres de la Milice. Bien malgré lui, Shawn fut entraîné. Occupé à observer les deux camps s'affronter du regard, un type aux bras solides l'agrippa et l'envoya valser dans la populace manifestante. Lorsque la cannette s'envola, ses yeux suivirent sa trajectoire. Avec un peu de chance, elle déglinguerait les beaux habits des miliciens costumés – alors que Carnaval était déjà passé.

Soudain, il l'aperçu. Sa voisine. Une jeune femme entêtée, décidée de l'emmerder dès qu'elle en avait l'occasion en claquant ses talons au-dessus de sa tête. Et aujourd'hui, elle faisait preuve d'encore plus de stupidité en défiant des miliens. Quelle abrutie.

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i will keep quiet you won’t even know i’m here;
You won’t suspect a thing, You won’t see me in the mirror But I crept into your heart. You can’t make me disappear. Till I make you. You’ll never know what hit you, Won’t see me closing in. I’m gonna make you suffer. This hell you put me in. i'm the devil within.
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 2:46

Let's start a riot
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Hit me with your best shot ✻✻✻ La voiture progressait à vitesse moyenne, faisant défiler une série d'immeubles vieux comme le monde, contrastant avec la modernité des autres bâtiments. Montague regardait par la fenêtre, sourcils froncés, comme toujours lorsqu'il était plongé dans ses pensées. Il ne s'occupait pas le moins du monde de Sherli Polivanov, assise à côté de lui sur la banquette arrière. Pas qu'il était fâché contre celle-ci, ou que sa présence le dérangeait. Sherli était une de ses plus brillantes chercheuses. Mais le problème était qu'une importante manifestation occupait les rues de New York, menée entre autres par ces immondices que l'on appelait mutants, et que Montague avait décidé de voir par lui-même jusqu'où était allée la chose. Il savait aussi que la Milice était sur place, et que cette histoire finirait sûrement mal. Mais cela le réjouissait.
La voiture freina soudain, et le seul fait de se sentir partir en avant arracha à Montague une grimace contrariée. Toujours sans s'occuper de Sherli, il se pencha en avant, les lèvres pincées, le regard noir. Le chauffeur savait d'office qu'il pouvait dire adieu à son poste, il n'avait eu qu'à jeter un regard à son patron dans le rétroviseur central pour le savoir. Montague, lui, dévisageait la foule de manifestants qui progressait dans les rues de New York. Vous voilà, pensa-t-il avec un drôle de sourire. Il regarda derrière lui. D'autres voitures étaient bloquées, comme eux. Alors seulement il se tourna vers Sherli, ses traits s'adoucissant tandis qu'il déclarait : « Allons voir comment ça se passe. » Il semblait presque enjoué à l'idée de voir la Milice ne faire aucun quartier pour les manifestants. Il ouvrit la portière et sortit, apercevant alors beaucoup mieux la foule de manifestants. Pancartes et slogans étaient au rendez-vous, et en apercevant plusieurs mutants parmi les rangs de manifestants, il grimaça, ses yeux vomissant une haine qu'il avait du mal à contrôler. Il quitta les manifestants des yeux pour ouvrir à Sherli, s'écartant pour la laisser sortir. Il se retournait, soucieux des cris qui se rapprochaient de plus en plus quand il vit quelque chose filer dans sa direction. Un projectile. Sa réaction, qui tint du pur réflexe, fut de se baisser d'un seul coup, avant d'entendre un bruit sourd. Il se relevait, certain que la canette s'était perdue du côté de la voiture, lorsqu'il se rendit compte que Sherli n'était plus débout, mais au sol.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 3:32

Let's start a riot
Intrigue

Hit me with your best shot ✻✻✻ Ta main tapotant sur ta jambe, tu observes par la fenêtre de cette splendide voiture, à côté de l'homme le moins loquace du monde. Déjà que toi, à la base, tu parles pas beaucoup, mais lui, même le fidèle serviteur muet de Zorro semble plus expressif. Mais tu t'en moques, tu ne l'apprécies pas vraiment pour sa poésie, tu ne l'apprécies pas du tout en fait, disons qu'il est un spécimen intéressant à tes yeux et puis utile, c'est pour ça que tu es avec lui à cet instant, prête à observer pacifiquement la manifestation qui se déroule désormais à quelques mètres de toi. En fait, c'est un peu comme jour de marché pour toi, tu sais qu'il y aura des mutants ici, et que certains se feront tuer, c'est logique, tu espères donc pouvoir choisir les meilleurs morceaux avant que qui que ce soit puisse te les voler. Voilà la raison pas du tout malsaine, de ta présence ici. Et puis qu'est-ce qui pourrait t'arriver après tout? Tu as un super agent de la Hammer pour te protéger, une milice armée et tu ressembles plus à une gamine perdue au milieu de pédophiles qu'à une menace, donc qui pourrait bien t'attaquer? C'est avec ça en tête que tu laisses échapper un soupir lorsque le chauffeur freine un peu trop sec, tu écoute à mi-mots les dires de ton camarade et t'intéresses rapidement au spectacle à l'extérieur.

Tu sembles impassible devant la haine généré par tout ceci, autant du côté des manifestants que du côté des miliciens. Pas si surprenant, la politique, tu « t'en bas les steak » pour parler vulgairement, tout comme la condition mutante ou humaine ou même sociale, tout ce qui compte, c'est la science, le reste, peu importe. Alors, c'est sans aucune réserve que tu sors du véhicule, étrangement sans béquille alors que ta jambe est normalement toujours cassé. Tu teste une nouvelle invention technologique et robotique, capable de soutenir ta jambe brisée, pas très agréable, mais toujours plus utile qu'une béquille encombrante, et puis... wait, attendez une minute... Tu sors à peine de l'engin que sans crier gare tu sens une douleur au front et tombe au sol, comme la fragile petite chose que tu es, laissant échapper un petit « ouch » aussi antipathique qu'inutile avant de toucher le béton. Oui oui, tu ne rêves pas, tu viens de te faire agresser par une canette volante, mais ce n'est pas le plus choquant. « Mon cerveau vaut un million de fois le vôtre et vous me laissez me prendre une canette en pleine tête? » C'est après Montague que tu hausses le ton, enfin, hausser le ton, façon de parler, ce n’est avec aucune émotion que tu as lancé ça, comme s’il s'agissait d'une vérité élémentaire. Sans attendre quoi que ce soit, tu te relèves, non sans grimacer à cause de la douleur, autant celle de ton front en sang que celle de ta jambe brisée. Tu n'offres guerre plus d'attention à ton « mentor » , tout comme lui pour toi, parlant à Tony, ton intelligence artificielle, à travers la tablette que tu sors de ton petit sac « Analyse les caméras de sécurité et scans la foule autant que tu le peux. » Tu ne jettes même pas un regard à la populace, observant ta tablette tactile pour obtenir l'identité du criminel qui t'as blessé, avant d'être rappelé à l'ordre par quelques gouttelettes de sang tombant sur ta main. Tu vacille, naturellement fragile, et t'adosse lascivement à la voiture. « J'ai toujours imaginer mourir en loupant une marche... mais je n'avais pas anticipé le meurtre par canette... » Karma is a bitch.
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 13:36

« THIS IS SUCH A MESS. »



Il était rentré dans son appartement la veille au soir, bien décidé à sortir un peu son nez de la base souterraine du SHIELD et de ses recherches infructueuses. Il avait bien réussi à monter quelques armes mais rien de bien folichon à ses yeux. La lueur du jour perçait à travers les rideaux mais pour le jeune homme ça ne faisait aucune différence, il était perpétuellement plongé dans l’obscurité la plus totale. Seul son corps devinait, par réflexe sans doute, à quel moment de la journée il se trouvait. Allongé de tout son long, il entendit bientôt à quelques pâtés de maison des cris et des mouvements de foules. Il ne lui en fallut pas beaucoup plus pour comprendre que quelque chose de grave se passait déjà dans les rues de New York. Gabriel se redressa lentement dans son lit, conscient que sa curiosité allait probablement le pousser dehors, dans les rues. Il n’avait jamais pris part à aucune manifestation et n’en ressentait pas le besoin. Certains le trouveraient peut-être trop confiant en sa hiérarchie, en son système mais l’agent du SHIELD se voyait plutôt comme un électron libre à qui on accordait certains moments de tranquillité. Et il n’était pas du genre à s’attirer des ennuis tout seul, ça c’était avant. Alors peut-être que sortir aujourd’hui dans les rues serait un acte totalement inconscient de sa part, mais pour le coup, il s’en fichait. Il restait un agent de terrain au fond de son âme et aveugle ou pas il irait « voir » ce qui se tramait.

En à peine 20 minutes, le jeune homme s’était douché rapidement et avait enfilé une tenue des plus simples mais pratique auquel cas il faudrait « courir » ou se mettre à couvert. Il avait appris pendant quasiment 2 ans à vivre avec son handicap, il apprenait encore, mais bien qu’ayant perdu la vue, il savait tout de même être un redoutable adversaire lors d’un combat à mains nues. Le but, aujourd’hui, n’était pas de se faire repérer, sa condition d’aveugle l’aiderait probablement en ce sens. Ou pas. Une chance sur deux.

En définitive, lorsqu’il arriva sur les lieux, les deux troupeaux se faisaient déjà face. Campé à l’entrée d’une ruelle, Gabe restait immobile, debout à essayer de comprendre grâce aux cris et aux mots ce qu’il pouvait bien se passer. Il en déduisit qu’un affrontement était en préparation. Pire que ça, il était quasiment imminent. Concentré, il crut reconnaître la voix de Sherli qui beuglait des mots incompréhensibles. Du moins il n’en capta que la moitié. Hors de question de se faire repérer, on ne pouvait pas la voir avec elle. Il ne bougea donc pas, malgré ce nœud qui se formait déjà dans son estomac. Conner ne devait pas perdre ce calme qui lui était propre. S’il avait été capable de voir, il aurait noté la présence de Shawn, mais ce dernier était tellement silencieux qu’avec toute la bonne volonté du monde il ne sut même pas qu’il se trouvait dans la foule. Tout ce qu’il savait, c’est que le HAMMER était clairement présent et qu’incessamment sous peu, quelque chose aller arriver. Et dans le fond, il espérait ne pas se recevoir un manifestant. Ce serait dommage de se faire bousculer. Pour l’heure, une seule question demeurait : est-ce que le con qui lui avait fait perdre la vue était dans une des lignes des défenseurs hypocrites. Car c’était bien comme ça qu’il voyait le HAMMER. Des hypocrites à la gâchette folle.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 14:40

Maudits embouteillage ! Qu'est-ce qui pouvait bouchonner autant ? Caïn pestait dans sa camionnette, il n'avait pas vraiment de temps à perdre ainsi, il avait du matériel à récupérer à l'autre bout de Manhattan et une pièce de théâtre à préparer pour une représentation nocturne. On peut donc dire que le régisseur avait vraiment les nerfs d'être bloqué ainsi à mi-chemin de sa destination. Un énième soupir et une cinquième cigarettes, cela empestait le tabac dans le véhicule de l'homme et même si son odorat était accoutumé à cela, il dut malgré tout ouvrir sa vitre pour respirer. Il en profita pour regarder au loin, il perçu quelques miliciens, immédiatement son estomac se noya. Il n'appréciait pas véritablement la milice du HAMMER, à ses yeux ce n'était qu'un rassemblement d'abruti de première qui n'était bon qu'a dégainer leur arme face au premier mutant venu. En parlant d'arme, l'agitation au loin agita l'esprit de l'homme, il sorti son revolver de son sac et le plaça à sa ceinture dans son dos. Vu le constant climat d'insécurité qui régnait à New-York, l'homme n'était jamais loin de son arme, au contraire, il l'a gardait en permanence à portée de main, tout comme son leatherman et en général son marteau. Aujourd'hui, il n'avait que son arme, mais c'était déjà un plus. Il coupa le contact du véhicule et comme le couple devant lui, il ouvrit sa portière et sorti pour voir ce qu'il pouvait bien se passer en face d'eux. Il avança de quelques pas avant de distinguer au delà des deux rangés de miliciens une masse grouillante, un peu près deux cent personnes agitant des pancartes aux slogans bien souvent mal orthographié et peu accrocheur. Une manifestation pro-mutante, il n'en avait qu'une ou deux depuis sa naissance jusqu'à aujourd'hui, c'était devenu un événement très rares pour les New-Yorkais et cela tombait vraiment au mauvais moment pour notre justicier masqué... Il avait beaucoup de choses à faire et ce mouvement gênait la circulation.

Un soupir las, toujours une cigarette entre les lèvres, il observa de loin ce qu'il se passait, les tensions grandissantes entre miliciens et manifestants. Tout cela allait mal se terminer, il le sentait, ou peut être le savait-il simplement. Toute les manifestations auquel il avait assisté s'étaient mal terminée, alors pourquoi celle-ci se passerait mieux ? Il n'y avait aucune raison, surtout vu les récents débordements de la part des mutants. Surtout que cela commençait à plutôt bien s'agiter au cœur de la Milice, entre les cannettes qui volent, les bruits des premiers impact, sans doute des coups de pieds ou des coups de poings contre les boucliers de la première ligne de milicien. Étrangement, Caïn restait assez nerveux, sans doute étais-ce la présence du HAMMER qui le rendait ainsi. Il se savait hors la loi dut à ses idéaux et à son occupation nocturne, mais il gardait l'espoir de ne pas encore être dans les fichiers du HAMMER, du moins que son identité était encore inconnue à leur yeux. Il ne voudrait pas finir dans les dégâts collatéraux de cette manifestation. Malgré tout, il tenta une approche, il essaya de se rapprocher de toute cette agitation, il tenta de voir des têtes connus mais fut rapidement attraper et repousser par un milicien plutôt nerveux. Caïn réagit immédiatement.

« Hé ! Doucement ! Pas le peine de vouloir cogner, j'suis pas un mutant, vous pouvez vérifier dans vos fichiers. » Son estomac se noya un peu plus à cet instant, mais il ne montra rien, il y avait très peu de chance qu'il soit fiché comme justicier nocturne. Il n'a pas encore réellement de réputation qui le précède. « Il faudrait vous attendre à avoir des petits curieux dans mon genre si vous prenez tant de temps à dissiper une troupe de manifestants. »

Car oui, les curieux se mélangeaient peu à peu à ceux qui étaient coincés sur la route, bientôt il ne tarderait d'avoir autant de spectateur que d'acteur, voir même plus. Ce genre de manifestation était une porte ouverte au spectacle et au terrorisme aussi, à croire que les miliciens étaient légèrement inconscient du danger... Ou simplement con.
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 30 Mai - 15:34

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if you feel so angry ✻✻✻ Quoi de mieux qu'une manifestation mutante afin d'occuper sa journée ? Tous là, rassemblés en grande majorités et prêts à se faire tirer comme des poulets s'ils dépassent les limites imposées. C'est idéal pour en dégommer le plus possible en leur mettant par la même occasion la faute sur le dos. Pour montrer que ce sont eux les principaux fauteurs de troubles. Donc en soit, Jonathan ne pouvait pas louper un tel rassemblement. Même si encore quelques heures plus tôt, il n'était pas au courant. C'est un coup de fil d'un collègue de la Milice qui l'a réveillé afin de le prévenir. Lui dormait encore étant donné l'heure, faute d'avoir passé une nuit très agitée mais aussi très plaisante. Il n'avait pas prévenu de se lever à peine le soleil levé, à peu près. Quoi qu'il en soit, après cet appel, il s'est préparé en vitesse puis rendu aux locaux afin de rejoindre son collègue. Certains semblaient là depuis déjà plusieurs minutes voire sûrement plus, songea-il en voyant Valentino à quelques mètres. Encore un peu plus tard, il était sur place avec d'autres Miliciens. En tenue, équipé, prêt à couper l'herbe sous le pied des mutants.

Les yeux de Jon s'égarent un peu partout. Ils fouillent la zone et particulièrement devant où se trouve le plus gros des manifestants, essayant de distinguer quelques visages déjà croisés. Pour le moment, rien. Il ne se passe pas non plus grand chose mais il sait pertinemment que tout risque de dégénérer d'une minute à une autre. Ce n'est pas pour rien qu'il se trouve dans les premiers rangs, là où le plus gros va se dérouler. D'ailleurs, il n'a qu'une hâte : que ça bouge un peu plus. Qu'ils puissent enfin tirer sur des mutants qui dépassent les bornes. Il a la gâchette qui le démange, sa haine qui est impossible à dissimuler au plus profond de ses pupilles lorsqu'il observe la foule. Parfaitement calme en extérieur. Impatient intérieurement. Soudain, une canette vole plus loin. Et si le jeune homme compte la suivre du regard, il se bloque surtout sur la personne qui l'a lancé. Encore elle... Il grince des dents, sa gâchette lui démangeant encore plus. Il n'aurait pas pensé la revoir de si tôt – surtout ici, et heureusement pour elle qu'il n'a pas reçu la canette. Non, cet objet est plutôt allé s'en prendre à la pauvre Sherli, scientifique du HAMMER. Dévisageant encore un peu la jeune femme responsable, il ne se fixe néanmoins pas entièrement sur elle. Pas avec autant de risques autour, bien qu'il essaye de ne pas la perdre de vue. Et c'est une altercation un peu plus loin qui attire son attention. L'un de ses collègues repoussant un civil... ou mutant. Il songe à intervenir mais au final, il laisse ce dernier gérer cette situation qui se situe à quelques mètres de lui. Lâchant un soupire, il commence à perdre patience quant aux débordements, de vrais cette fois-ci, qui se font attendre.

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Dernière édition par Jonathan Hastings le Mer 3 Juin - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Dim 31 Mai - 13:10

Une manifestation pro-mutants. En d'autres circonstances, Adam aurait pu être heureux d'un tel rassemblement. Après tout, certaines personnes était pleines de bon sens. Assez pour se rendre compte que les mutants n'étaient pas la si terrible menace que le gouvernement voulait leur faire croire. Et Adam était ravi de constater que tous les humains n'étaient pas aussi stupides que leurs congénères, et que quelques uns d'entre eux prenaient le temps de réfléchir au lieu de suivre bêtement le mouvement, comme des moutons. Toutefois, même s'ils avaient de bonnes intentions en défendant leur cause, Adam craignait que par un tel rassemblement, la population mutante soit mise sur le devant encore une fois. Lui qui n'aspirait qu'à rester caché et vivre une vie un tant soit peu normale. Manifester ainsi n'allait résoudre en rien la situation des mutants, mutés et autres personnes aux pouvoirs. Il ne pourrait qu'empirer la chose. Déjà, Adam pouvait imaginer les débordements, les bagarres et autres actes violents que pouvait engendrer cette manifestation. Et les mutants en seraient les seuls tenus pour responsables. Déjà, Adam avait pu apercevoir quelques miliciens placés çà et là du rassemblement. Des visages qu'ils reconnaissaient de quand il était enfant, d'autres qu'ils avaient déjà aperçus. Et eux ne semblaient que bien trop impatients de tirer dans le tas pour en finir avec toute cette histoire.

Voilà la raison pour laquelle il n'avait pas voulu pas prendre part à tout cela. Pour tout avouer, il n'était même pas au courant qu'une manifestation avait élu place sur Times Square, en plein coeur de Manhattan. S'il était venu là, c'était dans le simple but de rendre visite à un client, très impressionné par l'armurerie que sa soeur et lui tenaient. Il espérait d'ailleurs fortement ne pas croiser cette dernière. En tant que membre du HAMMER, elle serait sans doute présente avec ses collègues, et lui n'avait aucune envie de croiser les ô combien sympathiques personnes qui souhaitaient le voir mort et enterré. Et en outre, il souhaitait éviter toute situation gênante entre elle et lui. Il aimait beaucoup Amen, mais de par leur positions respectives, ce n'était sans doute pas la meilleure option possible en plein rassemblement pro-mutants. Et il voulait lui éviter tous problèmes.

Arrivé sur les lieux, il avait donc constaté l'énorme procession qui y avait pris place, se faisant également embarqué dans leur joyeuses rondes. Les gens se bousculaient, se marchaient dessus, essayant de se rapprocher encore plus de la marche. Adam, quant à lui, essayait de fuir tout cela, faisant des bras et des coudes pour se frayer un chemin parmi la foule en colère. Dans la foulée, il manqua de tomber à la renverse en se faisant bousculer par une adolescente bien trop pressée - et se rattrapa donc sur la personne la plus proche de lui. " Pardon, je suis... " Il s'arrêta net en apercevant son visage. Il reconnut la dite personne d'emblée. Un membre du Hammer qu'il ne connaissait que trop bien. Son père. Il manqua de jurer à haute voix. Il savait qu'il s'était de nouveau attiré des ennuis. Pour changer un peu.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Lun 1 Juin - 10:51

 

Depuis combien de temps n'avais-je pas vécu ces prémices de révolution ? La rébellion qui gonfle dans les coeurs, l'injustice et la frustration qui s'épanouissent comme des fleurs écarlates et mortelles. Cela me rappelait bien trop la Prise de la Bastille pour me donner de bons souvenirs. La foule devant moi était hétéroclite. Je l'observais sans rien dire, en retrait, sans spécialement participer. Je ne comprenais pas encore quelle était la raison de tout ce capharnaüm, mais je n'allais pas tarder à faire le lien avec l'immortalité que charriait mes veines. Avec une netteté certaine, je remarquais au loin les miliciens armés. Une vague glacée parcourut mon dos - le sang allait-il couler encore, aujourd'hui même ? Je voulais réfuter cette possibilité mais c'était là où le bât blessait - c'était bel et bien une possibilité.

Mû par une pulsion, je me glissais dans la foule sans crainte. Qu'aurais-je eu à appréhender ? La mort, peut-être ? Une balle perdue me ferait mal, mais elle ne me ferait pas perdre la vie, comme à beaucoup d'autres. Ces êtres autour de moi, vivants et pulsant, vibrant d'une juste cause. Ainsi, c'était une manifestation pour les mutants. J'eus un léger sourire sardonique - combien parmi nous en était ? Je continuais d'avancer, fendant la foule, finissant pas ne plus trop passer inaperçu entre les personnes, avec ma vêture du siècle dernier. Je remontais lentement mes manches bouffantes sur mes coudes, en faisant attention à ce que mon cher chapeau ne tombe pas. Je dominais à présent la foule, en m'approchant des rubans des miliciens. Mon regard noir se tourna vers eux, jusqu'à ce que les voix résonnent enfin. Une espèce de brouhaha confus. Un objet fusa. Il toucha l'une des autres du groupe d'en face. Ils semblèrent ne pas apprécier du tout - c'était tout à fait normal. Tout cela commençait à dégénérer. Je retirais doucement mon couvre-chef et le posais sur une boucle à ma ceinture. Je me fis happer par les gens qui se mettaient à courir, de peur des représailles, ou tout simplement à bouger, avancer, reculer. Une mer vivante. Et je dérive, jusqu'à ce qu'une silhouette m'interpelle - non. Elle ne peut pas être là !

Je tente tant bien que mal de m'approcher, sans oser crier. Certains humains - ou peut-être des maudits, des mutants ? - se mettent à pousser des cris, des hululements. « Calmez-vous ! » mais ils ne m'écoutent pas. Ils ont soif de justice. Je tente de m'approcher de Charlie. Si tout cela devient dangereux, je ne tiens pas à ce qu'elle soit blessée. Mais la foule se pesse, m'empêche de la rejoindre. Je serre les dents, agacé, furieux - tout cela est ridicule ! Rien de tout cela n'a de sens ! Jamais l'on ne laissera les hommes apprécier ce que les hauts placés n'aiment pas. La mutation fait peur. Les hommes ne sont peut-être pas prêts. Malgré le dégoût que je ressens soudain pour toute cette situation, je continue d'avancer vers mon amie. Enfin, j'arrive près d'elle, pose ma main sur son épaule. Son visage semble figé dans la colère. « Charlie ? » je murmure doucement, sans savoir si elle m'entend parmi tous ces bruits.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Mer 3 Juin - 13:05

Un rassemblement. Une manifestation afin de faire entendre leur voix. Les mutants et les partisans de ces derniers marchaient dans les rues de New-York afin de hurler ce qu'ils pensaient. Cela faisait longtemps qu'un tel événement n'avait pas eu lieu. Et c'était certainement pour le mieux. Une telle marche allait attirer les individus curieux, mais aussi ceux qui souhaitaient empêcher la propagation des paroles des pro-mutants. Ce jour-là, il était évident que le H.A.M.M.E.R n'allait pas rester passif et qu'il allait sortir l'attirail le plus sophistiqué afin d'arrêter cette manifestation qui, selon eux, n'avait pas lieux d'être. Amen n'avait aucun avis sur la chose ou du moins, elle ne l'exprimait pas haut et fort. Durant la matinée, son paternel l'avait rejoint à son appartement dans le Queens. Elle n'était pas encore réveillée lorsqu'il frappa brusquement à la porte d'entrée. Trois coups, espacé d'un certain laps de temps. Elle savait reconnaître cette façon de faire de son père et aussitôt, elle sortit les pieds du lit afin d'aller lui ouvrir, se coiffant au préalable afin de faire comme si elle avait émergé depuis déjà quelques temps. Il n'était pas dupe, mais il se retint de faire des remarques matines désagréables.

Times Square. Lieu touristique mais présentement lieu de confrontation. Deux camps distincts, et des civils autour qui se demandaient ce qu'il allait se passer. Ils n'étaient pas prudents de rester sur les trottoirs à observer d'un œil curieux ce qui allait se dérouler. L'affrontement était presque inévitable, car chaque côté était aussi borné l'un que l'autre. Amen et Mallory n'étaient pas réellement regroupés avec les individus du HAMMER, mais se trouvaient proches de la foule qu'ils formaient. Elle pouvait reconnaître quelques visages, mais se contenta de les ignorer lorsqu'elle pouvait croiser leur regard. Soudainement, une canette s'envola vers les membres de l'organisation gouvernementale afin de toucher une cible aléatoire. Amen croisait les bras, sans vraiment prêter attention à tout ce qu'l y avait autour d'elle. Extérieurement, elle semblait calme et tout à fait neutre quant au spectacle qui allait se dérouler sous ses yeux (et peut-être même y participerait-elle). Intérieurement, elle était nerveuse et intriguée. Elle connaissait bien ses frères, Adam et Irving, tous les deux des mutants, respectables mais certainement pas respectés par une poignée de la population lambda. Elle connaissait leur position, elle savait qu'ils défendaient leur cause. Néanmoins, elle ne se faisait pas énormément de soucis pour Adam. Ce dernier préférait rester discret, ne pas se mettre sur le devant de la scène. Irving pouvait être utile sur le champ de bataille, grâce au pouvoir qu'il possède. Il ferait assurément plus de bien que de mal en sauvant des vies qui ne valaient pas la peine d'être tuée.

« Pardon, je suis... » Voix qu'elle pouvait entre mille. Elle se retourna, puis vit son père quelque peu vaciller sous le poids d'un individu qui se rattrapait à lui. Elle serra la mâchoire, par irritation. Et le regard qu'elle lui lança montrait bien son état d'esprit. « Bah alors Adam ? Tu viens admirer le spectacle ? » demanda le paternel en toute innocence, mais avec une pointe d'ironie. Mallory pensait que tout ce qu'il faisait au H.A.M.M.E.R était bien et justifié. Que les armes qu'il créait étaient faites pour aider. Amen essayait tant bien que mal de lui rappeler que les armes en général n'étaient pas de bonnes choses, mais c'était toujours en vain. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle restait avec lui, qu'elle travaillait avec lui. Essayer de le sauver d'une noyade, d'un gouffre dans lequel il s'enfonce de plus en plus. « Tu viens pour observer les superbes armes que l'on conçoit au H.A.M.M.E.R ? C'est vrai que ça ne doit pas être d'une sophistication aussi avancée dans ton armurerie... » Regard noir dans sa direction. Elle tendit la main en direction de son frère afin qu'il puisse se relever proprement. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Sèche, voix dure, traits tirés de part et d'autre de son visage. Pars avant que ça ne dégénère, pensait-elle.
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Mer 3 Juin - 13:39

Haine sur son visage. Une haine qu'elle justifiait du fait qu'elle se disait que tous les individus du H.A.M.M.E.R étaient des pourris. Qu'ils étaient tous dignes d'être brûlé vif. Un dégoût qu'elle calquait sur ses expériences passées avec ce genre d'organisation. Souvenirs lointains d'un territoire gelé. Souvenirs de mauvais goûts, qu'elle souhaitait effacer mais qu'elle n'arrivait jamais à totalement oublier. Elle avait beau essayé, il y avait toujours quelque chose qui permettait à ces images de refaire surface. Notamment les cicatrices qui ornaient ses bras, son dos, et ses cuisses. Toutes ses marques qu'elle dissimulait honteusement sous des couches de tissus. Elle ne savait pas ce qui lui était passée par la tête, mais l'envie d'attaquer de front, de ne pas attendre de se faire marcher dessus par les membres qui faisaient face à la foule, montait en elle. Canette en main qu'elle ne garda pas bien longtemps, elle s'envola en direction des opposants. Elle ne fit pas attention à la cible touchée. Tant que j'ai touché quelqu'un... se disait-elle. Néanmoins, elle aperçut une chevelure rousse. Qui disparut quelques instants plus tard. Elle haussa un sourcil sans se poser plus de questions, ne faisant pas le lien avec cet individu qu'elle connaissait. Son regard balayait les adversaires, essayant de reconnaître des faciès qu'elle avait déjà pu croiser, ou des visages qu'elle connaissait bien mais dont jamais elle aurait pu deviner leur appartenance à l'organisation. Les pro-mutants derrière elle se faisaient plus bruyants. Ils s'agitaient peu à peu. Des tensions, des désaccords. Certains affirmaient qu'il valait mieux attaquer directement, ne pas passer par quatre chemins et affronter comme il se devait ceux qui ne leur donnaient cette amertume dans le fond de la gorge. « Calmez-vous ! » Des individus qui essayaient tant bien que mal d'apaiser les frictions. D'apaiser les âmes et les esprits. Elle n'y prêtait pas attention, les prunelles rivées sur ceux qui se trouvaient face à elle. Elle ne cherchait personne en particulier, mais le destin fit qu'elle croisa ce visage familier. Mais elle détacha son regard de l'individu lorsqu'elle sentit une main se poser sur son épaule.

« Charlie ? »  Elle tourna le visage vers cette voix et l'observa. Elle avait toujours les sourcils froncés, les poings serrés, tremblants presque sous une colère qu'elle n'arrivait pas à dissimuler. Elle ne lui demanda pas ce qu'il faisait-là, elle ne lui posa aucune question sur sa présence. Elle ne lui dit pas de déguerpir avant le chaos ne démarre. Il ne le ferait pas. Et il ne risquait rien, contrairement à tous les autres. Elle afficha un sourire presque vengeur sur son visage. Se venger, mais de quoi ? Elle même ne savait pas. « Comme on ne peut pas encore mettre la Norvège à feu et à sang... » Elle marque une pause et son attention se reporte sur ceux qu'elle considère comme ses ennemis. « On peut au moins le faire ici. » Destructrice. Elle rechercha l'individu qu'elle avait cru apercevoir. Elle était sûre de l'avoir vu. Elle ne connaissait pas grand chose de lui. Mais elle était consciente du plus important. Voilà ce qu'on récolte à sous-estimer un Milicien. Phrase qui restait gravée, alors qu'elle avait oublié certains passages de leur discussion dans la ruelle. Petit rictus qui s'échappa. Elle secouait la tête doucement, amusée. Elle passe sa main là où l'arme avait été cognée, contre son crâne. Savait-il ce que lui allait récolter ? Elle avait envie de s'avancer. Mais elle restait immobile. L'attente. Insoutenable.
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Mer 10 Juin - 21:47

let's start a riot
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Les miliciens avaient sans doute cru que leur simple présence suffirait à calmer la manifestation, et qu'une main menaçante sur les fusils à leur côté aurait pu la disperser. A la place de quoi, ceux qui leur faisaient face avaient ripostés par leur immobilité, certains se fendant même du luxe de leur jeter des choses à la figure – bien que la portée meurtrière d'une canette était somme toute limitée.
Une certaine tension se mettait à empoisser l'air, palpable entre les deux rangs qui se faisaient face et elle aurait sans doute fini par s'embraser … Si le feu n'avait pas décidé de se déclencher plus loin. Pas beaucoup plus, toutefois. Certains entendirent peut-être un cliquetis sur le sol, comme un objet métallique heurtant le bitume mais tous perçurent le rugissement de l'explosion. De la bombe. De la bombe, ou de la grenade. Elle n'avait pas explosé au milieu de la foule, au risque de faire d'une vague humaine une vague de rose et de rouge, mais à une dizaine de mètres plus loin. Son souffle avait été assez puissant pour détruire partiellement les faces de deux immeubles en soulevant fumée et gravats, assez fort aussi pour envoyer bouler une bonne partie des manifestants et malmener leurs os comme leurs organes. Un des écrans publicitaires pendait tristement, prêt à se détacher d'une seconde à l'autre, des étincelles dansaient entre les fils électriques abîmés et des hurlements paniqués se mettaient à émerger de la foule comme des cris de damnés. Une poignée de secondes, et la scène encore ordinaire qui se jouait à Times Square était devenu une débauche de panique et l'esquisse d'une apocalypse.

◮ Pensez à limiter le nombre de mots dans vos réponses, aux alentours de 500, afin de permettre un enchaînement plus rapide.
 
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Jeu 11 Juin - 11:57

 

Le bruit me dérangeait - cela avait toujours été. Sensibilité de l'ouïe. Quand on a passé vingt ans à méditer dans la nature avec comme seuls sons les oiseaux et la pluie, ce brouhaha humain et hargneux avait quelque chose de dissonant. Et la rage que je voyais sur les traits de Charlie m'effrayait. Sa phrase me fit sourire, une seconde. J'espérais qu'elle ne voulait pas vraiment faire de cet endroit un brasier écarlate. Et puis, la bombe explosa. Je n'eus pas le temps de réagir, et je fus soufflé par la puissance de l'explosion. Le noir, puis un voile rouge. Un voile bien connu - la souffrance. Je rouvris les yeux en grimaçant. La panique autour, animale et bestiale - la peur, l'odeur de sang, l'épaisse fumée de gravats et de plâtre. Je me relevais et réalisais que j'avais un morceau de ... mur ? planté dans le flanc gauche. Si la douleur était là - elle l'était toujours - je ne pouvais cependant pas mourir, par comme certains pauvres hères près de moi, fauchés par d'autres décombres. Je grommelais en retirant l'objet de ma chair. Je vivrai - comme toujours.

« Ne bougez pas ! » criais-je à un homme à terre, blessé lui aussi. La soudaine futilité de la vie ainsi écrasée par l'explosion me sauta au visage. Il était de mon devoir d'aider - je le relevais, et l'amenai un peu plus loin, en cherchant Charlie des yeux. Avait-elle été blessée ? L'homme me questionna sur ma santé en voyant mon flanc maculé de sang, et je répondis par un rire sans joie, venu du fond des âges, vieux et triste. Je le laissais là et retournais dans la foule paniquée qui cherchait à fuir. Le crépitement un peu plus loin me donnait des frissons - je découvris à terre des êtres carbonisés par certains fils tombés et pendants. D'autres avaient été réduits à un corps brisé. Je serrai les dents - le sang coula plus fort contre ma jambe et mon ventre, mais je n'y pris pas garde. Une nouvelle forme se mouva dans le coin de mon champ visuel et je m'agenouillais près de l'inconnu, cherchant à l'aider sans faire de distinction - homme, femme, hammer, mutant. Ce qui comptait ici même c'était la vie. Quelle ironie. « Vous allez bien ? » demandais-je d'une voix rauque, en retenant une toux à cause de la fumée qui continuait de nous entourer.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Jeu 11 Juin - 23:52

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Hit me with your best shot ✻✻✻ Montague avait souri face à la remarque de Sherli, d'un sourire sans taquinerie, presque crispé, mais il n'avait pas répondu. Sa main droite s'était posée sur la crosse de son revolver, à l'intérieur de sa veste, dans la doublure. Et ses yeux, aussi bleus que sombres, furetaient en direction des manifestants, emplis de hargne. Il cherchait d'où était venue la canette, furieux, lorsqu'il perçut un mouvement sur sa droite. Mais ce n'était que Sherli, qui s'était adossée contre la voiture. Anticipant les quelques petites gouttes de sang qui perlaient sur le front de la jeune femme, il lui tendit le mouchoir de soie qui ornait la poche de sa veste. Il déclara sans la regarder, titillé par un sentiment d'il-ne-savait-quoi, mais sachant pertinemment que Sherli s'était déjà activer pour chercher le responsable de son attentat métallique : « Donne-moi une cible. » Il sortait son revolver, le regard mauvais et déterminé, lorsque l'explosion retentit. Une explosion d'une force telle que Montague fut poussé en avant par son souffle. Il fut plaqué contre la voiture, la chaleur de la détonation ayant fait naître quelques gouttes sur son front, et eut le souffle coupé l'espace d'un instant. Assourdi, il regarda autour de lui, les immeubles effrités, les gens paniqués. Il tituba sur le côté de la voiture, secoué, son revolver en main, observant dans la fumée les manifestants qui s'éparpillaient telle une fourmilière désordonnée. Il tendit le bras, son arme en main. Sa fureur était telle qu'il ne réfléchit pas. Sa fureur était si grande, il était si sûr que cette bombe était un attentat de la part de ces immondices, ces mutants, qu'il abaissa le cran de sûreté de son arme. Il fit encore quelque pas, les yeux bleus ayant viré au noir, un épis rebelle lui donnant un air furibond et presque fou, puis, il tira dans le tas.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Ven 12 Juin - 4:35

Let's start a riot
Intrigue

it's a lovely day ✻✻✻  « Donne-moi une cible. » Ok, Sherli vient juste de manquer de ce faire tuer par une canette maléfique et tout ce qu'il veut c'est le nom du coupable pour pouvoir lui mettre une balle entre les deux yeux.... Décidément, on comprend mieux pourquoi ces deux-là s'entendent si bien. Et puis voyons le bon côté des choses, il lui avait quand même offert son petit mouchoir en soie pour qu'elle puisse essuyer le sang qui coulait légèrement sur son front. Serait-ce une once d'humanité qu'on entrevoit dans les yeux de Montague? Non, ça doit être un lampadaire pété qui se reflète dans son regard. Enfin, peu importe, la belle attrape le morceau de tissu sans un mot et observe son écran dans l'espoir de pouvoir trouver le petit imbécile qui venait de la blesser. Son intelligence artificielle fait le plus gros du travail, analysant rapidement toutes les vidéos et trouvant le coupable en quelques minutes à peine. Malheureusement, elle n'a pas le temps de vraiment réagir à cette découverte, au fait que ce soit Charlie la responsable, disons qu'une explosion, ça ralentit toujours un peu les choses.

Un bruit strident, une terrible douleur au bras et à la tête, la gorge en feu, Sherli grimace, tousse, allongé à côté de la voiture, elle tente un peu de se relever, de s'éloigner, mais son bras est de toute évidence brisé. Heureusement que sa colonne vertébrale était protégée, sans ça, qui sait où elle serait maintenant. Elle entend des coups de feu, des hurlements, des pleurs, mais tout semble sourd et étouffé. La seule chose que son cerveau parvient à lui dicter de faire c'est d'attraper un morceau de métal au fond de son sac qu'elle pose sans aucun ménagement sur son bras. Il se déploie dans un bruissement robotique presque effrayant, entourant son bras d'un métal sombre et resserrant son étreinte autour sous son cri étouffé de douleur. Ce n'était jamais agréable, loin de là, mais au moins, c'était moins chiant qu'un plâtre. Sherli se relève, difficilement, s'accrochant à la voiture, elle fait quelques pas pour s'éloigner de la folie de Montague et c'est à ce moment-là qu'elle se rend compte que ce n'est pas sa seule blessure. Planté dans son flanc gauche se trouve un morceau de métal qu'elle n'a pas sentit avant, l'adrénaline peut-être ou l'habitude de la douleur. Elle s'effondre, la main tentant de retenir le sang qui commence à couler autour de sa blessure dans une grimace de souffrance incontrôlable. « Vous allez bien? » La voix d'un homme s'élève à ses côtés et honnêtement, c'est un regard blasé qu'elle lui lance. « C'est une question piège? » Même blessée elle ne perd pas le nord, pour preuve, elle parle sans attendre à son IA grâce à son oreillette toujours en place. « Tony, désactive l'électricité du quartier et trouve Charlie essaie de la prévenir de ne pas jouer les héros avec Montague, ni avec personne. » Elle l'a bien remarqué se panneau publicitaire sur le point de tomber et tous ses fils électriques à nu qui se baladent l'air de rien au milieu de tous ses gens. Un acte de bonté? Ouais, elle veut éviter que de potentiels cobayes se fassent cramés, ça fausserais trop ses expériences. Pour Charlie... Ouais ben ouais, elle ne veut pas qu'elle se fasse tuer, mais ça ne veut pas dire qu'elle est gentille ok?... « Pour répondre, non je vais pas vraiment très bien. » Sa voix vacille légèrement à cause de la douleur, sa main toujours posé sur cette plaie sanguinolente et ce morceau de métal enfoncé dans sa chair.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Ven 12 Juin - 16:04

 

Spoiler:
 

L'endroit n'est plus sûr. Aucune panique réelle ne me gagne cependant - l'angoisse est comme un miasme qui parcourt les hommes autour de moi. Je suis à genoux près d'une jeune femme rousse, et son flanc, à l'écho du mien, est percé d'un morceau de métal. Je retiens une grimace - si ses organes vitaux ont été touchés, sa vie s'écoulera de là. Je lui lance un regard interloqué en l'entendant répondre d'une voix ironique, et son geste ainsi que ses paroles m'échappent. Je ne puis deviner qu'elle a une oreillette, et mes connaissances ne sont pas assez poussées pour comprendre ce qui se passe. J'entends bien le prénom de Charlie, mais si je fais le rapprochement, je le repousse aussitôt. Ca ne peut pas être ma Charlie. « D'accord, très bien. Voyons voir - vous permettez ? »  

Je prend la main qui compresse la plaie, et la soulève ; le sang sourde plus fort, mais globalement, la plaie est maintenue par le morceau de métal. J'inspire, et secoue la tête. Mon chapeau est disparu, et mes vêtements sont couverts de suie, de poussière, de sang. Mon visage se crispe alors que j'énonce les décisions devant la demoiselle qui semble consciente et capable de prendre une décision. « Pour le moment, la plaie est obstruée par l'objet. Mais je ne pourrais vous déplacer, et l'endroit est dangereux. Si je retire le morceau de métal, la plaie va être ouverte et hormis la douleur, il nous faudra stopper l'écoulement de sang. Nous ne pouvons rester ici, et vous déplacer avec ça dans le flanc, c'est ouvrir la porte à une hémorragie. Que décidez-vous ? »  Sa vie. A elle. Je m'étais promis de ne plus interférer avec les hommes, mais avoir retrouvé Charlie m'a ouvert les yeux. L'éternité ne suffirait pas pour que je les ignore - je fais partie d'eux, dans une certaine mesure.

Autour de nous, des gens courent encore, mais la plupart de la foule s'est déjà éloignée. Les crépitements sont encore présents, dangereux comme des insectes qui vrombiraient. Je tiens toujours la main de la demoiselle, et je la serre presque tendrement. J'ai l'impression de revoir Olympe, dans son cachot - la fragilité de l'homme m'a toujours ému. Je peux voir sur son bras - mon regard dévisage tout son corps - un objet métallique que je ne reconnais pas et dont je ne connais pas l'usage. Je suis perdu, devant cette situation, et je déteste ça. « Vous ne mourrez pas, je vous en fais la promesse. » Et le pire, c'est que j'y crois. Jamais je ne la laisserai mourir - non pas dans un élan de bonté, enfin, pas que - il y a aussi l'égoïsme de la mort. Pourquoi aurait-elle droit au baiser obscur de l'inconscience, quand je n'ai que douleur, à jamais ? Je n'ai pas peur des balles, de la fumée, d'une deuxième bombe. Je suis prêt à servir de bouclier - qu'est-ce qu'un peu de souffrance en plus, dans un océan de douleur ?

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Ven 12 Juin - 17:53

« IT'S A MAD MAD WORLD. »


La tension planait au-dessus de tous les corps présents à cette manifestation. Si l’agent de niveau cinq restait plus ou moins à l’écart par précaution et pour concentration, il n’en demeurait pas plus épargné. Le brouhaha incessant devait être trié, et en se concentrant assez fort Gabriel arrivait à reconnaître quelques voix, dont celle de Sherli. Il aurait voulu se rendre à sa rencontre pour s’assurer que la canette n’avait pas fait de dégât mais il ne pouvait pas, c’était prendre un risque. Les minutes devinrent alors pleines de lourdeur et tandis qu’il pensait que les miliciens allaient bientôt se mettre à repousser la foule, une explosion fit son entrée, propulsant tous les êtres à proximité. Trent sentit le souffle le pousser de plein fouet pour atterrir contre le mur d’en face. Par réflexe, il réussit à protéger sa tête de l’impact violent et prit tout dans l’épaule dans un grognement sourd. La fumée se mit rapidement à emplir ses poumons et il ne put réprimer une quinte de toux, mais ce n’était pas là ce qui l’inquiétait le plus, ni même son épaule endolorie, non, c’était surtout ce sifflement dans ses oreilles sensibles qui était horrible. Tous les sons étaient comme voilés par le sifflement strident et le monde autour de lui n’était plus qu’un ralenti malgré les cris de panique. Gabriel se fit ensuite bousculer violemment et dût se décaler hors de portée des habitants et manifestants paniqués. Venir ici n’était pas l’idée la plus brillante qu’il avait eue ces dernières semaines, pourtant, il réussit à esquiver la majorité des passants pour se mettre dans un coin et récupérer son ouïe. Le sifflement était persistant mais il réussit à disparaitre au bout de plusieurs secondes, ce qui permit à Conner de reprendre son souffle et de se concentrer à nouveau. C’est alors qu’un bruit de gravats et de fracas se fit entendre, par chance il en évita un de justesse puis poussa une personne qui se trouvait là, au mauvais endroit et au mauvais moment, lui permettant ainsi d’éviter de mourir le crâne fracassé.

Les choses ne s’arrêtèrent malheureusement pas là, et il le comprit bien vite lorsque le premier coup de feu partit. Une des balles siffla d’ailleurs à quelques mètres devant lui pour venir heurter un corps humain. Celui qui tirait était fou, et il ignorait complètement de qui il s’agissait mais le fait même de tirer sur la foule rendait l’homme ou la femme très détestable. Fronçant les sourcils, Gabe se fraya un chemin parmi la masse humaine, se fiant au son des balles qui sifflaient, ne prêtant plus attention qu’à ce détail, et finalement, re-dépliant sa canne, il donna un violent coup dans le poignet de Montague avec cette dernière, ce qui obligerait l’homme à lâcher son arme (en toute logique, du moins il l’espérait). « Une bombe est suffisante. ».


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Mer 17 Juin - 16:15

 La poussière. C’était la première chose qu’elle avait remarqué. Sans elle, Theo aurait pu croire à un essai de feu d’artifice, ou à des effets sonores un peu trop violents dans un des fréquents spectacles en plein air de Times Square. Les dents enfoncées dans son bagel, elle relève les yeux brusquement. Elle a beau essayer d’être aussi optimiste que possible, en travaillant dans l’armurerie du SHIELD, on finit par reconnaître une explosion quand on en entend une. Presque instinctivement, elle s’est arrêtée, les yeux fixés sur les premiers gravats. Le casse-croûte sur les bancs du parc semblait salement compromis. Elle avait complètement oublié cette histoire de manifestation mutante, l’avait délibérément écartée de son esprit. Une autre bravade inutile, rien de bien intéressant. Si la bombe avait été posée au centre de la procession, les dégâts humains devaient être monstrueux. « On peut plus manger tranquille, dans cette ville. », elle dit en déglutissant. Elle n’a même pas besoin de vocaliser son envie d’aller voir de plus près ce qu’il se passe, son compagnon de pique-nique est déjà parti devant. Tiens, tant qu’il ne peut pas voir ce manque de classe, elle prend une dernière bouchée gargantuesque avant de faire un panier dans la poubelle la plus proche avec le reste. Maudits soient les apprentis terroristes, elle avait faim. Et ce bagel était bon. La blonde rattrape Charlie au pas de course, se tenant peut-être un peu trop près de lui sans en avoir conscience. Juste au cas où. Quelques personnes les croisent en courant, visage gris de poussière. On entend des cris. De peur, d’agonie. Un coup de feu. Un autre. Tous les sens de Theo se mettent en alerte. Elle ne va certainement pas mourir parce qu’un abruti a la gâchette facile. Et dire qu’aujourd’hui, le seul jour où cela aurait pu être utile, elle n’avait rien ramené d’intéressant du travail… Ses petits disques magnétiques incapacitants auraient fait des merveilles, à distance de jet du tireur. Il n’est pas très loin au bruit, quelques dizaines de mètres sur leur gauche. Quelqu’un la bouscule. C’est la débandade.

L’adrénaline pulsant dans ses veines comme elle ne l’avait pas fait depuis longtemps, elle empoigne Charlie du mieux qu’elle peut et le tire vers une voiture garée de l’autre côté de la route. Il aurait probablement pris une amende en temps normal, tiens. Mais là tout de suite, une mercedes lui semblait faire un bouclier fantastique. Encore fallait-il y arriver. Question de survie. Elle ignore les corps étendus sur le bitume, les gens qui appellent à l’aide. Leur problème. Sa vie lui tient plus à cœur que la leur, tout comme celle de Charlie. Elle tousse, glisse parfois dans les gravats, mais ne s’arrête pas. Quant à Charlie, il ne semble pas affecté par la poussière qui remplit l’air qu’elle respire. Sale privilégié. « Bouuugebougebougebouge pour l’amour de dieu on va se faire tirer comme des lapins bouuuge ! ». Elle ne sait pas si ne serait-ce que la moitié de ses mots est intelligible, mais une chose est claire, elle ne va pas mourir ici. Elle mérite mieux. Après tout ce qu’elle a survécu, elle ne va pas se laisser abattre par une vulgaire arme à feu. A peine cette réconfortante pensée formulée, elle sent la douleur lui cingler la cuisse. Theo lâche un petit cri, de surprise, avant que la brûlure de la balle ne perce à travers le voile d’adrénaline qui la protège. Sort alors de ses lèvres une flopée de jurons russes, qui défilent à toute vitesse, semblant ne jamais s’arrêter. De quoi faire rougir un camionneur du Sud-Est. Sa jambe touchée faiblit, et elle pose un genou à terre, la main appuyée fébrilement sur la plaie, tentative peu fructueuse d’endiguer le flot de sang qui poisse son pantalon. La balle est ressortie, c’est déjà ça. Elle ne cesse de s’apitoyer sur sa douleur que lorsqu’elle remarque celle de Charlie. La balle est ressortie et elle l’a trouvé, lui. Theo se redresse, l’attrape par l’épaule, tente de le soutenir. Elle pourrait crier, s’affoler, pleurer, lui demander si ça va, mais tout cela ne sert à rien et il le sait aussi. Tout son corps lui crie de courir tant que ses jambes pourront la porter. « Tu peux te déplacer ? » Elle ne fuira pas cette fois. Elle ne peut pas enlever la douleur, mais elle peut l’aider. Même s’il lui faut le traîner.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Jeu 18 Juin - 0:40

La vie était relativement belle. Il avait déjà un bagel dans le ventre, un autre dans la main – débordant de pastrami, de bacon, de cream cheese et même de quelques brins de salade. Pas de quoi se plaindre, en somme, jusqu'à ce qu'une bouchée dans son sandwich quelque peu gargantuesque ne s'accompagne du hurlement du bitume et de l'acier qu'on torturait.  « Chquoi cha ? » Articula-t-il avec peine, la bouche pleine. Mais il avait à peine eu le temps de finir sa phrase qu'il était déjà debout et le reste du bagel fourré dans la bouche pour lui gonfler les joues. La manif'. Comme Theodora, il l'avait oublié. Etait-ce une curiosité malsaine qui le poussa soudainement à cavaler vers la source du bruit, alors que n'importe quel animal censé aurait fui dans l'autre sens ? Peut-être un vague remugle de peur aussi, puisque dans les manifestations on trouvait des journalistes, comme sa mère ou comme Isaac et sa damnée curiosité. Dis-moi que t'as pas été con à ce point songea-t-il alors qu'il fendait la foule grisâtre et cendrée, Theodora au côté. L'air était chargé de particules qui lui gonflaient les poumons, la fumée gonflait dans les rues et Charlie eut tôt fait de faire appel à son pouvoir pour dissiper cet air malsain. Il s'apprêtait à en faire de même pour la blonde, mais …  « Désolé pour toi, t'as vraiment un pouvoir de ... » Commença-t-il, presque un sourire goguenard sur les lèvres. Il n'acheva pas sa sentence, alors que l'air déjà vicié se mettait à siffler. Une fois, deux fois. Comme autant d'aiguilles qui giclèrent l'adrénaline dans son sang. Tambour de guerre son cœur, gouffre noir ses pupilles dilatées. Et il se tordait la nuque, cherchant dans la marée humaine un visage qu'il connaissait et espérait ne pas voir, tendant le bras pour agripper la main de Theodora comme un étau. Je te lâche pas, je te perds pas. Mais à trop regarder en l'air et partout, il n'entendit ni ne vit la balle. De la douleur de la blonde il n'entendit rien, parce que celle qui lui avait percé le flanc lui grimpait à la tête et lui saturait les nerfs.  « Blet ! Menya eto zaebelo ! » Beugla-t-il, de concert avec Theodora, tout aussi vulgaire qu'elle dans leur usage du russe. Charlie porta la main à son flanc, la ramena rouge. Chez lui, la balle n'était pas ressorti.  « Suka sine … Au moins, j'ai qu'un seul trou dont m'occuper. » Grogna-t-il, la respiration sifflante et douloureuse.  « Ca va. C'est toi qui va avoir du mal à marcher. » Marmonna-t-il, détachant sa main de celle de la blonde qu'il tenait toujours, occupé à la broyer tant et si bien qu'il l'avait laissé blanche. Ca allait, se convainquait-il.Il avait déjà eu un nez cassé, des os brisés … Il pouvait faire avec une balle dans le flanc. Mais ça continuait de siffler. Et à voir la gueule des immeubles, l'acier allait encore plus gémir bientôt. Alors, sans vraiment bien réfléchir, il enroula ses bras autour de Theodora pour la soulever. Son flanc protesta. La douleur fut si violente que sa tête en tourna, mais il crispa ses muscles, serra les dents, détacha la blondinette de son torse pour ne plus la porter qu'à bout de bras. Là, ça irait. Et cahin-cacha, il traversa le champ de ruines pour franchir la distance qui les séparait encore de la voiture.  « Ah putain de … » Gueula-t-il encore en s'effondrant au sol, chouinant comme un môme, Theodora encore dans les bras. Deux estropiés. Il n'avait même pas fait attention pour voir si quelqu'un occupait déjà l'abri de fortune, il était trop occupé à insulter ses ancêtres en russe.

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MessageSujet: Re: ◮ intrigue 1 : let's start a riot Sam 20 Juin - 19:12

Let's start a riot
Intrigue

it's a lovely day ✻✻✻  Tout va trop vite. Quelques minutes auparavant elle observait des idiots en train de scander des slogans ridicules, à présent, elle était sur le point de mourir, un bout de métal dans le ventre et le bras cassé. Y'a pas à dire, elle aurait mieux fait de rester coucher ce matin. Et puis qui c'est ce type bizarre qui a l'air de porter tous les malheurs du monde sur ses frères épaule? Sherli ne le connaît absolument pas pourtant il était là, lui servant presque de bouclier humain, prêt à l'aider par pure bonté d'âme. Elle n'aimait pas ce genre de personne, ça cachait toujours un truc louche. C'est la pensée qui lui traverse l'esprit alors que son chevalier servant examine sa blessure, lui arrachant une nouvelle grimace de douleur. Entre les cris et les pleure, il lui énonce les différentes possibilités, enfin si on peut dire, il ne lui restait qu'un choix à faire, accepter la douleur pour survivre, sans ça, la mort semblait inévitable et même si elle s'était résignée à ne pas avoir une très longue vie, la belle préférait ne pas clamser à côté d'une voiture de luxe. Elle reste donc stoïque face à tout ça, mais un peu surpris en entendant la promesse de son vis-à-vis. Ce gars était définitivement bizarre. Promettre quelque chose comme ça à une personne dont ignore jusqu'au prénom, c'est clairement pas normal, surement était-il un psychopathe désireux de voir la peur et la déception dans les yeux de ceux qu'il prétendait vouloir sauver avant de les achever. Gore comme hypothèse, mais c'est l'une des plus virulentes qui lui vient à l'esprit à cet instant. Elle a sans doute perdu un peu trop de sang. « Pleins de jolis mots, mais faites pas de promesses que vous serez incapable de tenir... Retirez-moi ça et amenez-nous jusqu'à derrière la voiture, ça devrait être suffisant pour ne pas se faire abattre comme des lapins. » Au moins, c'est clair et précis.

Sherli le laisse faire, retenant un cri de douleur lorsque le métal froid quitte son corps blessé. Elle a l'habitude de souffrir, depuis toujours, malgré tout, ce n'est jamais une partie de plaisir de constater la fragilité de son propre corps. Il parvient à stopper l'hémorragie, sommairement, et elle n'attend pas une seconde de plus pour se relever, s'appuyant à la voiture en rejetant plus ou moins son aide, elle en a marre de dépendre de cet inconnu dont elle ignore tout et puis la rouquine ne veut pas aller bien loin, contournant la voiture pour se retrouver du bon côté. Ici, elle serait sans doute plus en sécurité. La scientifique se laisse donc à nouveau tomber au sol, adosser à la Mercedes, grimaçant de douleur avant que son regard ne se pose sur des intrus, eux aussi ayant décidé de prendre la voiture comme bouclier géant. La belle grimace lorsqu'elle se rend compte que l'un des visages de ses nouveaux compagnons ne lui est pas inconnu, encore davantage lorsqu'il se met presque à chouiner à cause de la douleur. « Pourquoi tous les Charlie que je connais ont décidé de se donner rendez-vous ici... » Elle ne peut retenir un petit gémissement de douleur qu'elle tente d'étouffer, sans grand succès, la main posée sur sa blessure, son bras à moitié robotique clignotant de manière alarmante même si elle ne semblait pas le remarquer, trop obnubilé par tout ce foutoir. Non, en fait, une seule pensée lui vint à l'esprit, deux pour être exacte. La première ; Elle ne voulait pas que son cousin Charlie meurt comme ça. La seconde plus dans le thème "je suis une sociopathe mais je me soigne" : La blessure du blondinet pourrait être une formidable occasion de lui prélever enfin un petit échantillon de sang pour ses expériences. Il faut savoir rester pragmatique en toutes circonstances hein...
✻✻✻
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